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JC)f^ MÉMOIRES
Lanjiiiiiais rappelle répo([ue désastreuse et sanlanleoîiPliilippe d'Orléans . prenant le nomd'^'- «///e à cette occasion, futélu le vingt-quatrième douté de Paris, après ceux qui devaient partager son rotectorat. Il rappelle cet envoi nombreux decomlissaires de la Commune de Paris qui devaient efayer la République naissante par le massacre des Tisonniers dans tous les départements (i). Voilà, it-il , les preuves que tous ces hommes marchent la royauté ! Il termine en faisant observer que s enfants d'Orléans sont à la tète des armées , et appuie la motion de Buzot.
Saint-André , Chabot , Thuriot, Saint-Just , Caille Desmoulins et un grand nombre d'autres déliés du côté gauche appuient l'ajournement (2). esmoulins surtout s'écriait qu'une pareille moon était un piège grossier, et que, si ce décret 2ssait, la France était perdue. Merlin de Thionlle demanda qu'on adoptât la motion de Buzot,
qu'on s'occupât aussi de réorganiser le pouvoir lècutif dont les membres nous divisaient.
(1) On ne connaît que trop cette activité de la Commune î Paiis , portant l'iniliativ e de la terreur dans tous les déirtements , et l'arrèlé qui ordonne de massacrer dans
•utos les prisons Cet arrêté est signé Panis, Sergent,
arat, Duplain, Desforgues
(2j Je fais profession de croire que ce qu'on appelait la ontagne n"élait pas pour d'Orléans et qu'elleabhorrait sin- ;rementla royauté; mais il y avait sur ces bancs un cer- .n nombre de partisans de d'Orléans que je nommerai dans a autre endroit.
DE BAKÈKC. Q9I
Alors se mnnifestèrent dans la Convention deux opinions bien prononcées : l'une (côté gauche) contre Roland; l'autre (côté droit) contre Paclie.
Observateur tranquille au milieu de ces débats violents, je proposai un projet de décret ([ui mettait à une forte épreuve les projets secrets et les amitiés particulières. J'attaquai d'Orléans et les deux ministres , et je demandai que l'un fût expulsé de la Convention et que les autres sortissent du ministère. La bonne foi et l'amour véritable de la patrie auraient adopté franchement cette proposition pour laquelle cependant la priorité fut réclamée ; mais elle ne fit qu'aigrir les partis et agiter l'Assemblée.
Quelle était à ce moment mon opinion particulière? Favorisait- elle quelque tyrannie royale, protectorale ou ministérielle? Vous allez méjuger par mes paroles sur ces trois hommes qui n'ont exercé qu'une trop funeste influence sur les opinions et les mouvements de l'Assemblée , et sur les événements révolutionnaires que l'adoption de mon projet eût épargnés à la France.
« Je déclare, dis-je alors, que la rédaction que je propose tend à éloigner de ma patrie tous les hommes qui font ombrage à la liberté. Je vois depuis long-temps , quoique nous ayons proclamé l'abolition de la royauté , surgir dans les places publiques des idées de royalisme.
» On cherche à égarer l'opinion publique. On dit : « S'ils ne font pas mourir le tyran , nous les
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accuserons d'être coalisés avec les tyrans; s'ils le font nioui.ir, c'est une cruauté indigne du peuple français. » C'est ainsi qu'on veut environner votre jugement d'émeutes et de troubles. Eh bien, Merlin (i), en vous disant que ceux qui portent ombrage à la liberté doivent disparaître , Merlin a bien mérité de la patrie. Mais je ne vois pas que nos seuls ennemis soient les hommes qui ont eu le malheur de naître du sang des tyrans ; ce. sont aussi les hommes qui ont une grande popularité , une grande renommée , un grand pouvoir .
» Vous seriez indignes de la république, si vous pensiez que l'ostracisme ne doit pas abattre les têtes qui s'élèvent d'une manière effrayante pour la liberté. Lorsque Roland dénonça les crimes des scélérats (du 2 septembre ), on voulut le faire renvoyer; il n'avait cependant fait que son devoir. Pache, accablé sous le poids d'un ministère immense, se plaint des malversations dont il n'a pu être la cause. Les amis de Roland demandent la destitution de Pache. Je me suis demandé si nous étions envoyés ici pour faire , défaire, protéger ou persécuter des ministres. jNon : que tous les hommes qui nous ont vus nous ranger pour eux en deux arènes de gladiateurs s'éloignent d'ici \ ( On ap-
(ij On verra dans toutes les occasions , et suiloiit lors do la reddition deMayonce, combien j'ai rendu justice aux principes et i\ la conduite de ce Merlin de ïhionville , qui s'est acharné à ma pert(; avec une férocité de cannibale et une injustice qu'il sera forcé de reconnaître un jour.
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plaudit. j L'opinion les jugera. Mais ils sont dangereux, mais ils nous blessent, mais ils nous divisent; et je soutiens que le décret doit être adopté dans son entier. Je demande donc que ma motion soit décrétée relativement à Orléans, Roland et Facile, et que le comité de constitution présente un mode de renouvellement du ministère. » ( Nouveaux applaudissements. )
En vain Tallien, Legendre , Rewbell, Drouet et Billaud réclament l'ajournement ; la majorité demande la lecture de ma motion. Mais le tumulte de la minorité s'y oppose. « Il ne peut exister, m'écriai-je, une Convention nationale , si , lorsque la majorité s'est prononcée, ses résolutions ne sont pas exécutées. » Je suis insulté , poursuivi par des huées et par des cris : y^ bus Baière, partis du haut du côté gauche. On demande mon rappel à l'ordre; on se plaint que mon projet attaque la souveraineté du peuple. Voici ma réponse:
« Je viens d'entendre quelle est la cause du trouble. Il vient de ce qu'il y a une question de droit public attachée à ma proposition. Mais cette question n"a besoin que d'être discutée en peu de mots. Un des membres de la branche de Bourbon- Capet est , dit-on, représentant du peuple. ( C'est cela! s'écrient plusieurs voix, i Je suis en possession de dire ma pensée , je vais l'exprimer tout entière : vous faites, non pas un acte d'ostracisme, non pas un acte constitutionnel , mais une loi de sûreté générale. Parmi les membres de celte fa-