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vous proposant un plan , il fallait bien une stipulation. Mais d'ailleurs, quelle a été la cause de notre demande? elle a pour objet de soulager Paris, et de sauver les citoyens qui nous ont tous sauvés. C'est Paris qui a assuré la révolution , et cependant tout le poids des circonstances est retombé sur lui. Si les pensions sont supprimées, des pensionnaires habitent Paris ; si les paiemens de l'Hôtel-de-Ville sont suspendus, les trois quarts des rentiers habitent Paris. Les gens riches qui ont abandonné le royaume habitaient Paris. On est tous les jours obligé de pourvoir aux besoins d'un très-grand nombre de citoyens; le roi, les gens riches, les représentans du peuple et tous les citoyens aisés sont venus à leur secours ; depuis six mois le peuple de Paris ne vit que d'aumônes , et je ne crains pas de le dire , puisque , s'il souffre , il souffre pour la liberté. Il a fallu de grandes dépenses; il a fallu armer la milice qui n'a pris les armes que pour votre défense; c'est pour la cause publique que la municipalité a pris des engagemens considérables. Les maux dont nous gémissons ne seront pas aisément guéris; vous jouirez déjà de la révolution que Paris en souffrira encore. Si nous avons proposé d'employer ce bénéfice à des objets qui paraissent être des objets de luxe , c'est afin de pouvoir offrir du travail aux ouvriers; les officiers municipaux, qui sont les pères du peuple, ont dû penser à lui. Nous prévoyons les maux dont nous aurons encore à gémir. Le pian proposé peut sauver la nation; nous
demandons que Paris ne soit pas écrasé par les suites d'une révolution où il a eu tant de part, et dont il a supporté tout le poids. La ville de Paris s'en rapporte à l'Assemblée, son intention a été d'être utile à la chose publique, elle comptera pour rien ses propres intérêts.