‹ Mémoires de Bailly (volume 2)Chapitre 38 sur 43 · ÉCLAIRCISSEMENS HISTORIQUES · texte numérisé non relu

ÉCLAIRCISSEMENS HISTORIQUES

Note ( A.), page 76.

Réponse de M. de Barbantane à une déclaration faite au Châtelet dans V affaire du 6 octobre.

Je trouve dans les nombreuses dépositions du Châtelet , pour la procédure des 5 et 6 octobre , la suivante du ci-devant marquis de Raigecourt, capitaine au régiment d'Angoulême , député suppléant du bailliage de Nancy.

« J'étais , dans la matinée du 5 octobre dernier, dans la loje » des suppléans , à l'Assemblée nationale de Versailles , oii étaient » admis les enfans de M. le duc d'Orléans j j'étais assis immédia- » tement derrière M, le duc de Chartres ; l'on ignorait encore à » Versailles l'insurrection qui avait eu lieu à Paris ; on apporta à » l'Assemblée la réponse du roi à la demande que l'Assemblée na- » tionale avait faite de la sanction de la déclaration des droits et » des articles constitutionnels déjà arrêtés ; cette réponse fut reçue » par une partie de l'Assemblée d'une manière, à mon avis, » très-peu convenable ; une autre partie voulut en prendre la dé- » fense , ce qui occasiona un choc d'opinions , suivi d'un bruit » considérable. Lorsque la discussion était le plus cchauflee , » M. de Barbantane, suppléant de Paris, qui était à côté des en- » fans , se leva et cria : On voit bien que ces Messieurs veulent en- » core des lanternes; eh bien , ils en auront.

» Madame Charles de Lameth , qui était dans la tribune , ayant » dit quelques paroles que je n'entendis pas, M. de Barbantane lui » répondit vivement : Vous voyez bien, Madame, que ces Mes- ?) sieurs veulent encore des lanternes ; oh bien , ils en auront. Sur » quoi M. le duc de Chartres appuya, en disant: Oui, il faut enm core des lanternes.

» Ce propos m'indigna ; je me levai, en disant : // est abomi- » nable que l'on ose ici tenir des propos comme ceux-là. — Qu'est-

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