Ô ÉCLAIRCISSEMENS HISTORIQUES
que des gardes-du-corps sont égorgés sous les yeux du monarque et jusque dans son palais ; que la reine est obligée de s'enfuir de sa chambre pour se soustraire à la fureur des scélérats , et que le roi est forcé de se rendre à Paris avec sa famille.
J'apprends ensuite que le pain , excessivement rare la veille , devient très-abondant le jour même où le roi arrive dans la capitale (1). Ainsi, disais-je , on fait croire au peuple qu'il dépend de la famille royale de lui donner du pain.... Oui , il faut que les auteurs de tant de maux apprennent bientôt que mes commettans sont instruits de la vérité : ils seront alors forcés de renoncer à leurs complots ; et les bons citoyens de Paris , pour dissiper les alarmes des provinces , redoubleront de zèle , et veilleront à la sûreté du roi et de sa famille , sûreté dont ils sont responsables.
Les relations infidèles que je voyais se multiplier ; les obstacles mis au départ des députés par le refus des passe-ports délibéré le 9 octobre ; tout tendait à me convaincre , de plus en plus , dé la nécessité de retourner dans ma province. Et mon serment , qu'on juge s'il pouvait me faire hésiter , dès que le silence me paraissait un crime. Je ne pouvais pas avoir juré d'être criminel ; je ne pouvais pas avoir juré de n'être pas libre ; c'était une obligation sacrée pour moi , de faire connaître à mes commettans la véritable position du roi. La fidélité au prince est une des premières vertus dans les monarchies.
Combien de motifs pour craindre , de plus , que l'Assemblée nationale ne fût pas libre à Paris ! N'avais-je pas vu à Versailles les galeries applaudir , désapprouver , juger les discours et les décisions ? N'avais-je pas remarqué plusieurs fois l'effet des proscriptions et des menaces ? Était-il naturel de croire qu'on aurait plus de liberté dans la ville de Paris , au milieu de ceux qui n'avaient pas respecté l'asile du monarque ? Ne devais-je pas craindre qu'il ne fût impossible à la municipalité et aux chefs militaires , d'assurer l'indépendance des suffrages ? N'avait-on pas déjà fait des proclamations et des défenses , après les menaces du Palais- Royal ? Avait-on pu parvenir à empêcher , le 5 octobre , que
(1) On sait que le peuple s'écriait : « Nous amenons le boulanger et la » bmiLuigère. »
l'Hôtel-de -Ville ne fût forcé , et que la milice ne fît violence à son général ?
Dût-on m'accuser d'un excès d'amour-propre , il m'est impossible de ne pas croire que mon départ a déjà produit quelque utilité ; il a causé beaucoup d'inquiétude aux factieux : j'en juge par la rage avec laquelle ils m'ont fait déchirer , dans cette foule de journaux , dont les auteurs sont accourus en foule , au moment de la révolution , comme certains oiseaux de proie à la suite des batailles (1).
Tant que les auteurs et les complices de l'insurrection du 5 octobre , et les assassins des gardes-du-corps , seront assurés de l'impunité , et qu'ils verront représenter leur conduite comme digne d'éloge , comment compter sur le maintien de la tranquillité publique ? J'ignore même si , au milieu de Paris , il sera possible de prononcer la suppression du nouveau régime adopté par cette ville , de faire disparaître ces districts qui favorisent si puissamment l'anarchie , et qui non-seulement veulent tous gouverner la capitale , mais encore le royaume entier ; car ils délibèrent souvent sur les questions agitées dans l'Assemblée nationale (2).
Je demande , surtout , si l'on pourra parvenir à licencier cette armée aux ordres de la capitale , au moyen de laquelle elle
(1) Un de ces journalistes a dit, en parlant de mon départ et de celui de trois autres députe's , « qu'on ne pouvait , en effet, imaginer que des » hommes, qui avaient proposé avec audace et opiniâtreté des opinions » anti-patriotiques , eussent osé se montrer au sein de la capitale. » 11 ajoute « que le trouble de leur conscience ne leur a pas permis de se » rappeler que le Parisien a été plusieurs fois assez généreux pour parti donner a des monstres qui avaient provoqué sa -vengeance. » Voilà la liberté de Paris , la liberté de la presse ! Il fallait, suivant ce journaliste, n'avoir point d'autre espérance , en allant à Paris , que la persécution ou le pardon. On sent que le pardon eût été mille fois plus insupportable que la persécution.
(2) On sait que plusieurs se sont opposés à la publication de la loi martiale; que d'autres délibèrent si le roi doit avoir des gardes-ducorps. L'Assemblée nationale, qui défend aux provinces de s'assembler, n'a pas entrepris, jusqu'à ce jour, de combattre la souveraineté des districts de Paris.
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peut enchaîner la liberté du royaume , comme elle vient, sur le plus frivole prétexte , d'attenter à celle du roi. Je demande aux partisans de l'unité du corps politique , surtout à ceux de l'unité du pouvoir exécutif , s'il devrait être permis à une municipalité de solder un corps considérable de troupes ; si toutes les forces militaires ne devraient pas avoir le roi pour chef suprême ; si elles devraient pouvoir marcher en corps sans son consentement ; si des hommes armés , bourgeois ou soldats , devraient pouvoir agir contre le dernier citoyen, sans la réquisition des officiers civils , en exécution de la loi , et s'ils ne se rendent pas coupables de rébellion à force ouverte , lorsque , de leur propre autorité , ils veulent se faire obéir parla terreur qu'inspirent leurs armes. Les personnes qui paraissent croire que de pareils droits appartiennent aux municipalités et aux milices bourgeoises , croient probablement aussi que toutes les villes du royaume peuvent se faire la guerre ; qu'elles peuvent se réserver la souveraineté , et que les vexations commises les armes à la main seront toujours impunies.
On ne manquera point de comparer mes récits avec les relalions données par le plus grand nombre des papiers publics ; mais ceux qui savent réfléchir , ont dû reconnaître l'infidélité de ces relations. Elles n'ont pas manqué de dire que les gardes-du-corps ont fait feu les premiers , qu'ils ont tué plusieurs personnes , et que leur imprudence a excité la fureur du peuple.
On a bien jugé qu'il serait difficile d'en imposer sur des faits qui ont eu tant de témoins ; on a pensé , d'ailleurs , qu'en admettant même cette supposition , la milice parisienne ne serait pas moins coupable de s'être transportée en armes à Versailles ; que les femmes et les brigands qui les accompagnaient, pouvaient être légitimement repoussés ; car lorsqu'un ennemi vient nous attaquer dans nos foyers , nous ne sommes pas obligés d'attendre qu'il ait porté les premiers coups. Tl était bien plus adroit de colorer cette insurrection par de faux prétextes. En conséquence , on n'a rien négligé pour la représenter aux provinces , comme le dernier coup porté à l'aristocratie ; on a continué d'exagérer les imprudences commises dans le festin des gardes-ducorps-
Mais comment persuader que , pour des propos de table , il était nécessaire de faire marcher une armée , de massacrer les
gardes-du-corps , et de conduire le roi à Paris ! Un incident survenu le jeudi 8 octobre , c'est-à-dire , le quatrième jour après celui de l'insurrection , est venu merveilleusement tirer de cet embarras. On arrêta plusieurs personnes ayant , dit-on , des listes où étaient inscrits un grand nombre de gentilshommes. Tout-àcoup le bruit se répand qu'on a découvert une conjuration pour conduire le roi à Metz ( on varie sur le nombre , depuis 1200 jusqu'à i5ooo ) , qu'on a trouvé des habits uniformes : comme si des conjurés pouvaient être assez insensés pour se trahir par des soins aussi frivoles ! On varie aussi sur la couleur de ces habits , on lui fait parcourir toutes les nuances.
Ceux qui veulent excuser l'insurrection du 5 octobre , s'emparent fréquemment de cette prétendue conjuration découverte le 8 octobre ; on la mêle dans tous les récits avec les détails de tous les attentats commis à Versailles ; on confond toutes les époques. Quelques gazetiers sont cependant assez naïfs pour les distinguer et pour dire que le peuple de Paris avait le don de lire dans l'avenir , et qu'il avait été sauvé par son instinct. Une foule de lettres particulières appuient les papiers publics. On indique comme chefs de la conjuration , tantôt des municipalités de Normandie , tantôt un militaire distingué , et qu'on n'avait pas soupçonné , jusqu'à présent , de vouloir nuire aux intérêts du peuple (1).
Je ne connais pas assez les prétendues découvertes faites le 8 octobre , pour pouvoir affirmer , ou pour pouvoir nier, si, depuis le retour de M. Necker , il a existé une conjuration dont l'objet fût de conduire le roi à Metz. D'après les contradictions sans nombre dont cette nouvelle a été accompagnée , je suis cependant trèsporté à croire qu'elle est absolument chimérique.
Au surplus , il faudrait savoir dans quelles circonstances on se serait proposé d'accompagner le roi à Metz. Depuis long-temps on était menacé d'une insurrection pour enlever le roi et le conduire dans la capitale. Si , dans cette crainte , des gentilshommes s'étaient ligués pour défendre sa liberté , dans le cas où l'on vou-
(1) A Grenoble même , j'ai vu plusieurs lettres , imprudemment écrites de Paris , plus imprudemment lues et copiées dans les lieux publics , dans lesquelles on compromettait hardiment des hommes en place, dignes de l'estime et. de la confiance des bons citoyens.
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drait le forcera se rendre à Paris-, je demande si une pareille ligue eût été criminelle. Un prince, qu'on attaque dans son palais , a certainement le droit de se réfugier ailleurs.
Ah ! sans doute , les prétendus conjurés eussent été bien coupables s'ils eussent voulu conduire le roi à Metz , dans l'espoir de rétablir le despotisme ; mais est-il vraisemblable qu'ils aient pu concevoir un pareil projet ? Où était l'armée qui devait en favoriser l'exécution ? Où étaient les v lies disposées à recevoir paisiblement le joug de l'esclavage ?
Mais , encore une fois , quel rapport pouvait exister entre une prétendue conjuration , découverte le 8 octobre , et l'insurrection faite trois jours auparavant ? La réalité même de cette conjuration , quel qu'en eût été l'objet , n'aurait pas rendu légitime la marche de la milice de Paris ; car on pouvait dénoncer le projet à l'Assemblée nationale , et demander la punition de ses auteurs.
Les personnes qui se sont présentées à l'Assemblée nationale , le 5 octobre , n'ont parlé que de la cherté du pain et du repas des gardes-du-corps ; aucune des femmes , aucun des brigands venus à leur suite , aucun homme de la milice de Paris n'a exprimé d'autre sujet de plainte.
Quelques gazetiers ont encore eu soin de faire entendre que la réponse donnée par le roi sur les articles de la constitution était entrée dans les motifs de l'insurrection du 5 octobre. Cette fausseté est manifeste. — La réponse du roi ne contenait rien qui pût causer une insurrection ; de plus , la réponse du roi n'a été communiquée à l'Assemblée qu'à dix heures du matin. L'Hôtel-de- Ville de Paris était alors assiégé , et l'émeute était commencée depuis la veille.
Enfin , que n'a-t-on pas dit sur les causes de l'insurrection du 5 octobre ? On est allé jusqu'à prétendre qu'elle était le fruit des intrigues de l'aristocratie , qui a voulu effrayer le roi et le forcer à partir pour Metz. Il faut avouer que l'aristocratie aurait été tout à la fois bien adroite et bien insensée dans ses mesures. Elle aurait donc prêché le respect pour la cocarde parisienne : elle aurait emprunté le masque de la démocratie , excité l'indignation contre ceux qui étaient le plus intéressés à la soutenir ( car on sait que , les 5 et 6 octobre , le peuple parlait d'exterminer la no-
blesse et le clergé , et poursuivait surtout les ecclésiastiques ) ; elle aurait inspiré le désir de la vengeance contre les gardes-du-corps , tous dévoués à la rage populaire , excepté les chefs et les flatteurs du peuple. Ainsi les intrigues de l'aristocratie auraient eu pour but de se faire égorger par la démocratie ! Au surplus , si le roi eût été obligé de s'enfuir , on aurait pu trouver beaucoup de Français qui auraient associé , dans les efforts de leur courage , la liberté et le roi. Mais , comment l'aristocratie pourrait-elle se flatter aujourd'hui de rallier sous ses étendards le plus grand nombre des citoyens ?
Il n'est pas difficile de connaître les véritables motifs de ceux qui ont excité l'insurrection du 5 octobre. Mais , de quelque nature qu'ils soient , il n'est pas moins vrai que cette insurrection était coupable.
Mais , a-t-on dit , le roi et la famille royale sont à Paris. En tirant le rideau sur les déplorables détails de l'événement qui l,es Y a conduits , il demeure cependant un résultat certain , c'est que le roi , maître d'aller à Paris , ou de se transférer dans un autre lieu , 5 'est déterminé par son propre choix et de lavis de lu majorité de son conseil.
Si l'on a voulu faire entendre , par ces expressions , que c'est par un consentement libre que le roi est venu à Paris , je n'hésite pas moi-même de dire précisément le contraire : je soutiens qu'il reste pour résultat certain , que le roi n'était pas libre ; je le soutiens avec toute la force que donne la conviction de la vérité , et je défie que personne ose entreprendre de réfuter le raisonnement que voici : le roi ne pouvait être libre de ne pas aller à Paris , qu'en s'enfuyant secrètement , et en s'exposant à tous les inconvéniens d'une fuite ; mais un roi qu'on oblige à choisir entre la fuite ouïe séjour de Paris , est-il libre? On doit convenir que c'est borner bien rigoureusement la liberté , que de la réduire à une pareille alternative ; et je demande si le roi était libre de rester dans sa demeure ordinaire , c'est-à-dire à Versailles (î).
(i) Dans la même lettre imprimée , dont nous tirons ces expressions, on dit : « Il n'est pas douteux que le défaut de pain et le désir naturel » que témoignait depuis long-temps cette ville , de voir ses pertes ré-
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S'il eût voulu librement transporter son séjour à Paris j je demande s'il aurait choisi, pour le moment de son départ, celui ou la populace de Paris venait de massacrer ses gardes, où la milice de Paris était venue vers le lieu de son séjour , comme on marche vers une place qu'on veut assiéger ; s'il eût 'consenti à se mettre à la suite de cette milice , et à se laisser précéder, à peu de distance , de deux têtes de ses gardes; si, étant libre, il eût ordonné à ses fidèles gardes de s'éloigner de lui, et résolu d'attendre patiemment , sur la conservation de sa maison militaire , la volonté des districts de Paris qui , attendu la grande liberté du roi, délibèrent gravement sur la question de savoir s'il doit reprendre ses gardes.
On a dit encore que le roi et toutes les personnes de sa famille ont été respectés. Je n'aurai garde de répéter ici certaines expressions qu'on entendit proférer par des brigands ; mais je ne savais pas qu'on pût concilier, avec le respect dû au monarque , les massacres commis dans son palais , et les périls auxquels la reine a été obligée de se soustraire par la fuite.
Ceux qui se sont exprimés de cette manière , ont cru céder au bien de l'État; chacun le sert par les moyens qu'il juge les plus
» parées par la présence du roi, n'aient contribué à rendre le mouve- » ment plus fort et plus universel. »
Ainsi le roi s'est déterminé par son propre choix, mais d'après le mouvement fort et universel des Parisiens qui voulaient réparer leurs pertes.
On y lit encore que, lorsque l'Assemblée nationale s'est déclarée inséparable du roi, elle ignorait le parti qu'il prendrait.
Tous les membres présens, avant même leur entrée dans la salle , savaient qu'on voulait conduire le roi à Paris , et qu'il lui était impossible de résister. Au moment où l'on proposa de se déclarer inséparable, on fut instruit de la promesse qu'il avait faite. D'ailleurs, l'engagement de ne pas se séparer du roi, ne tendait point à conserver ni la liberté du roi, ni celle de l'Assemblée , mais il annonçait seulement la disposition de se rendre partout où le roi serait forcé d'aller. On a dit de plus que la translation de l'Assemblée a été parfaitement libre. Mais on a ensuite observé que, si elle était restée à Versaillts, loin d'obtenir une plus crawle sûreté , elle l'aurait peut-être exposée.
convenables. Quant à moi, j'ai cru que, pour le servir, il fallait faire connaître la vérité aux provinces.
Je suis bien éloigné de vouloir la dissolution de l'Assemblée nationale ; je désire qu'elle soit libre , que les menaces , les listes de proscriptions ne se renouvellent pas ; que chaque membre , qui a des réflexions à proposer, soit écouté avec les égards que se doivent respectivement des hommes chargés de prononcer sur le sort de l'Etat ; et que la crainte de déplaire à une multitude dirigée par des factieux , ne puisse plus influer sur les délibérations.
Mais si chacun eût imité votre exemple , ne manquera-t-on pas de dire , l'Assemblée nationale serait dissoute.
Je n'ai qu'un mot à répondre , et il ne sera pas obscur pour ceux qui voudront l'entendre. Si j'eusse cru que chacun était disposé à suivre mon exemple , je n'aurais pas eu besoin de revenir vers mes commettans ; car il y avait une autre résolution à prendre que celle de partir ; et d'ailleurs il était si facile de se rassembler DANS UN AUTRE LIEU !
Je déclare que , dans une révolution , je crois pouvoir être utile tant qu'il ne faut que de la fermeté et des intentions pures ; mais que je deviens incapable lorsqu'il faut y joindre l'indifférence sur le crime.
Soit que je retourne à l'Assemblée nationale , ou que j'en reste éloigné , je ferai toujours les vœux les plus ardens pour qu'elle nous rende libres. Puissent les bases adoptées jusqu'à ce jour donner un fondement solide à la liberté ! Puisse le degré d'autorité qu'on se propose de laisser au monarque , suffire pour assurer l'exécution des lois et le repos public ! Puissent tous les Français s'empresser de sauver l'Etat du naufrage , et prévenir, par des contributions patriotiques , la dissolution dont il est menacé !
Combien il faudra de zèle pour résister à tant de factieux qui , sans se proposer le même but , emploient les mêmes moyens , et conduisent le royaume à sa perte par la réunion de leurs efforts ! la faction des ambitieux , qui veulent accroître les désordres , dans l'espoir de trouver des moyens et des occasions favorables ; celle des démocrates , égarés par de fausses idées sur la liberté ; et enfin celle des partisans du despotisme et des anciens abus , qui se flattent de nous voir bientôt regretter la servitude.
Parisiens ! vous avez rendu de grands services à la cause de la III. 28