SUR LA TIB DB BAILLY. TII
et le talem de récrÎTaiii ; nul encot« n'avait pu le mériter : Bailly eut le courage d'y aspirer et la gloire de le conquérir. L'Histoire de Fastronomie ancienne , fruit de quatre antiées de recherches laborieuses ^ parut en 17^5. Quatre années plus tard , Tanteur , encouragé par le succès de cette première partie , publia l'Histoire de Tastronomie moderne. Dès lors , la place de Bailly fut marquée entre les hommes les plus distingués de l'Europe sarante : VfRsUHre de ttMronomie fut le monu-^ ment qui devait consacrer sa réputatfon parmi le» contemporains, sa gloire dans la postérité.
Dans'l'intervalle de ces deux publications, quelques lettres de Voltaire donnèrent à Bailly l'occasion de composer deux nouveaux ouvrages. On sait que l'illustre auteur de la Philosophie de Thistoire a placé dans l'Inde le berceau des connaissances humaines*. Dans l'Histoire de l'astrononiie ancienne , Bailly avait émis une opinion diiférCTite^ c*est da^s le Nord qu'il croyait apercevoir l'origine de nos sciences et de nos arts, ouvrages, suivant luî^ d'un peuple disparu de la terre. H fit hommage de son livre au philosophe deFemey. Voltaire, en répondante l'auteur , exprima des doutes sur son système , proposa des objections que Bailly essaya de résoudre dans les Lettres sur T origine des sciences et dans les Lettres sur FAtlaH" tidè de Platon. Le premier de ces ouvrages parut en *i777', le second ne fut publié qu'en 1779^ après la mort de Voltaire. Cependant Bailly, qui lui avait adressé les Lettres sur l'origine des sciences , lui adressa également les Lettres sur l'Atlantide. L'hommage n'était pas indign»de cette cendre illustre. Ces Lettres eurent beaucoup de succès dans leur nouveauté : on les compara même aux Lettres persanes. C'était f^toe beaucotlp