XII ' NOTICE
voir» , avaient amené' la Tésolution que 'la raison seule aurait peut-être long- tenfps encore sollicitée en vain. La nation venait de recouvrer ses droits ^ l'opinion pu- 1>lique allait recouvrer ses organes.
Appelés par le vœu de la France entière , solennellement promis par le monarque, les états-généraux allaient enfin s'ouvrir : après deux siècles d'intervalle , la représentation nationale allait s'assembler encore, et sa réunion , si long-temps désirée , promettait à la nation attentive la réforme des abus qu'un long arbitraire avait accumulés. Le tiers-état, d'abord exclus des assemblées législatives , ensuite admis dans une proportion insignifiante , avait obtenu dans les nouveaux états une représentation égale en nombre à celle des deux autres ordres , et dette première concessioi^ qui semblait entraîner coimne une conséquence nécessaire la délibération par tète , présageait le triomphe du droit sur le privilège. Les Français étaient loin de s'attendre qu'une conquête si légitime dût être achetée par de si sanglans combats et de si déplorables catastFophes. L'espérance et l'allégresse étaient dans tous les cœurs. \àî\à sous quels auspices s'ouvrirent les assemblées électorales.
Les districts de Paris s'assemblèrent le 21 avril 1789. On voit , dans les Mémoires de Bailly , l'impression qu'il ressentit en entrant, pour la première fois , dans ime réunion de citoyens appelés, ^près une suspension si longue , à l'exercice des droits politiques : il crut respi" rer jun air nouveau. Son caractère , imiversellement estimé, attira sur lui tous les sufirages \ il fut nommé, le premier, électeur de son district. Peu de jours après (le a6 avril), l'assemblée des électeurs le choisit pour son secr^itaire^ le 12 mai, cette même assemblée le