‹ Mémoires de Barras, membre du DirectoireChapitre 16 sur 197 · Baniei, 111, p · texte numérisé non relu

Baniei, 111, p

4. Lettre de JuUien à Robespierre, citée par Hamel, III, 398.

5. Il s'était signalé par ses dilapidations en Belgique au cours d'une mission et tut mandé pour ce fait devant le Comité de Salut public, par un arrêté signé de Robespierre. Plus tard il fut exclu du Tribunal comme coupable de tripotages sur les grains. Son fameux rapport sur le 9 Thermidor n'est, comme l'a démontré Hamel [111, p. 855 à 660), qu'une impudente falsification historique.

6.- Voir au chapitre ïiv des Mémoires le portrait que Barras nous donne de son ami : ■ L'usage des spiritueux, l'exaltation qu'il devait à cet auxiliaire, lui donnait une hardiesse, une intrépidité presque guerrière. Avec un caractère déjà très décidé, cela faisait an excellent révolutionnaire. ■

7. Paraphrasant ce mot de son ami, Gouthon parlait de même, dans son discours du 6 thermidor aux Jacobins, de ces hommes ■ dont les mains sont pleines des richesses de la République et dégouttantes du sang des innocents qu'ils ont immolés •-

8. Paroles adressées par Robespierre à l'un de ses amis, la veille do la fameuse séance du 8 thermidor h. la Convention (Voir Hamel, III, p. 720). Ce retour de Robespierre aux idées de modéralion et de clémence est attesté par Barras lui-même dans un très important fragment autographe qu'on trouvera à la fin du présent volume, et qui conflrme d'une façon éclatante la thèse de M. Ernest Hamel sur les origines du 9 Thermidor (voir Appendice n» Vil, p. 341). c. H voulut et ses collègues, revenir à des principes de modération; il se prononça contre les pillards, contre les fournisseurs, contre les éehafauds. Ce fut l'époque que saisirent les membres des Comités pour le dépopulariser. Il fut traité de modéré et pént comme l'honnête Camille Desmoalins, Danton, Baxi)-e, et les autres députés qui voulurent arrêter les exécutiom et la terreur et la puissance des Comités... ■ Cet hommage significatif rendu par Barras lui-même à sa victime a disparu dans la rédaction des Mémoires. Il me parait intéressant et juste de le rétablir ici. Et c'est une des raisons qui me décident à publier en appendice ce fragment autographe de Barras, malgré la confusion, le désordre, les redites qu'on y remarquera. Je ne fais pas ditllculté & reconnaître que le récit autographe est, sur. quelques points. en désaccord avec le texte même des ilémoii-es. Voir, notamment, ce qui esi dit dans l'un et dans l'autre ausujet de la fameuse lettre de Cliarlotte Robes-

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