Mémoires du gène al Doppet p
•i. Lettre de SaiiceU au Comité Je Salut public du 1 det mb I J3. Arckit-es de la Guerre
5. • Il avait toutes les qualités d un vieux militaire Extrtmement 1 rave de sa personne, il aimait les braves et en était aime II était bon qu ique v f, très actif, juste, avait le coup dœil militaire du san(, froid et de iopiniâ-
. treté. >■ (Ilapoléon, cite par M lung U p 389)
6. Il est difficile d expliquer autrement cette demande de cungé par le premier courrier • qu il adresse au Comité de Salut public aiï jours seulement après l'entrée des troupes conventionnelles dans Toulon Archives de la Guerre, lettre de Dugommier au Comité de Salut public du 4 nivése an n (2i décembre 11)3)
LXVin PREFACE DU TOME PREMIER
La Ré\olution a pioduit le plus grands capifaniPS Hoche et Moreau Klébet et MissÉna — pour ne pas nommei leur niaitie à tous — étaient des hommes le guerre d une plus I irge en\ergure Mais je ne trouve en aucun deux et pas plus en Bonapirte que dans ces ffk neu\ chels une pureté morale comparable a la sienne ' Je les admire di\antage il n en est pas un de^ant qui je m incline avec plus de lespect que de\ant cet émule des Bayard et des Mont calm, devant ce chevaleresque jacobin, ce républicain sans peur et sans reproche. Seule la suave, la virginale figure du hussard aux longs cheveux, de Marceau, pourrait servir de pendant à celle du vieux général Dugommier i le Rodrigue et le don Diègue de la Révolution.
On ne m'accusera donc pas de cherchei' à diminuer la gloire de l'armée de Toulon et de son général en chef. Mais la valeur de ces incomparables troupes et de celui à qui échut l'honneur mérité de les commander n'eût pas triomphé des difficultés presque insurmontables d'un siège entrepris dans les conditions que je viens d'exposer, si une idée géniale n'avait présidé h la conception du plan d'attaque qui fut adopté et dont l'exécution entraîna presque immédiatement la reddition de Toulon.
Cette idée, la voici dans sa lumineuse simplicitt
La principale force de Toulon consiste en cette formidable flotte a nglo- espagnole et napolitaine, grossie de 1 esi idie fiançais que la trahison a livrée à l'amiral Hood. Détiuire lelte flolle ou simple
I. Je ne puis me refuser le plaisir de rappeler ici un épisode du «lege de Toulon qui met Ijien ea lumière la Irempe d àme des soldats et du chef de l'armée républicaine. Le général anglais O'Hara, fait prisonnier dans une -sorlie, avait envoyé SO louis d'or pour être distribués auv soldats du batail Ion de l'ArdÈche qui, au lieu de l'achever — selon les ordres féroces de la Convention, — l'avaienl relevé sur le champ de bataille, ou il giaait blessé, et L'avaient traité avec humanité. Les quatre lolonlaires convoqués pour recevoir la récompense la refusent, disant qu • ils ont besoin non pas d or, mais de pain et de cartouches ». Dugommier Lcrit alors a O Hara On a présenté aux volontaires de la République l'argent que lu leuJ avais destiné pour reconnaître le service qu'ils l'avaient rendu dans la journée du 10 fn maire; ils l'ont ••efusé avec la même générosité qui ta décile rt leui nffi^r Je l'envoyé donc les 60 loiùs en or que tu avais donnes pour être distribués a mes frères d'armes; iU se contentent du plaisir qu tL ont eu de secouru Phumanité malheureuse. C'est ainsi. Général, que notre République se fonde sur touttes les vertus et qu'elle fera rougir un jour les peuples abuses qui la combattent. ■ {Archives de la Guerre, lettre de Dugommier a Hara, du iO décembre 1183.)
DBS MÉMOIRES DE BARRAS. txix
ment la contraindre à la retraite, c'est donc réduire Toulon à merci.
— Mais comment l'attaquer, puisqu'on n'a pas un vaisseau pour lui disputer la mer? — En s'établissant dans une position d'où les républicains puissent rendre intenables les deux rades dont les alliés sont maîtres. — Mais ils sont maîtres aussi des hauteurs qui les dominent ! — Peu importe. Il ne s'agit pas d'ailleurs de leur reprendre toutes ces hauteurs. Il y a un point, un point unique, dont l'occupation suffît pour que la flotte ennemie soit placée dans l'alternative de fuir ou d'être brûlée. Ce point, c'est le promontoire de l'Éguiliette, qui domine la petite comme la grande rade, qui domine également le goulet par où les vaisseaux passent de l'une dans l'autre.
— Mais il est imprenable, ce promontoire! — On le prendra néanmoins. — Mais le fort Mulgrave, la Grande Redoute anglaise qui en occupe le sommet, les batteries qui le hérissent, et qui lui ont valu le surnom significatif de • Petit Gibraltar » 1 — On en construira d'autres qui éteindront le feu de celles-là. C'est là, et non ailleurs, qu'il faut frapper pour vaincre. Emparons-nous à tout pris du promontoire de l'Éguillette, et Toulon est à nous.
Ainsi, renoncer résolument à prendre Toulon par la terre, lien qu'il ne parût attaquable que de ce côté; remplacer les opérations régulières d'un siège semblable à tous les autres sièges par une combinaison aussi neuve que les conditions de ce siège étaient insolites; à l'action directe, nécessairement lente, puisqu'elle auraitdû s'exercer contre une ville qui pouvait recevoir sans cesse par mer des approvisionnements, des munitions, des renforts, substituer audacieusement une action indirecte, mille fois plus foudroyante dans ses effets; prendre Toulon par la mer, bien qu'on n^eùt pas de flotte; s'emparer du seul point d'où l'on pût livrer à l'ennemi, avec des batteries rempla^nt les vaisseaux, un véritable combat naval dans lequel il était fatalement détruit, s'il osait affronter une lutte aussi disproportionnée, ou contraint de fuir en toute hâte, s'il préférait se soustraire au plus terrible danger; — telle fut, d'égagée de l'accessoire, l'idée inspiratrice du plan qui rendit Toulon à la République.
Reste à savoir de quel cei'veau est sorti ce plan-là.
M. lung ne s'occupe même pas de résoudre ce problème '. Pour
(. " Nous n'entrerons pas dans le récit détaillé de celte opération de guerre Elle est connue. . {Bonaparte et son temps, II, p. 391.)