I I JUILLET I57O
Je note que le jour susdit, 1 1 juillet 1 570, les magnifiques seigneurs lieutenant et conseillers décidèrent à l'unanimité que mes héritiers, c'est-à-dire mes enfants légitimes, ou autres personnes à qui je jugerai à propos de donner mon bien, ne seraient point tenus à payer la moindre chose au fils de Domenico Sputasenni, baptisé sous le nom d'Antonio, puis surnommé Nutino, et enfin appelé Fra-Lattanzio lorsqu'il entra au couvent de la Nunziata, d'où sa méchanceté le poussa à sortir pour se défroquer et s'enfuir chez Domenico Sputasenni, son coquin de père. Cette conduite et ses vices ont été cause que la justice a arrêté que moi, Benvenuto, je ne serais tenu qu'à lui donner une faible pension alimentaire pendant quelque peu de temps.
{Biblioteca Riccardiana.)
l8 DÉCEMBRE 1570.
Le 18 décembre, Benvenuto, fils de maestro Giovanni Cellini, sculpteur et citoyen florentin, fait son testament par lequel il ordonne qu'on l'ensevelisse à la Nunziata, dans le tombeau qu'il a l'intention de se faire. S'il vient à mourir avant que ce tombeau soit achevé, il veut être enterré dans la sépulture consacrée à la compagnie des peintres, dans les cloîtres de la même église. Il constitue une dot à madonna Piera, sa femme légitime, et à ses filles Liperata et Maddalena. Il institue son fils légataire universel, et, à défaut de celui-ci, messer Librodoro, fils d'Annibal
de Librodori, docteur ès-lois et avocat, son cousin, domicilié à Rome. Il confie la tutelle de ses enfants au tribunal des Pupilles, en le priant de nommer administrateurs de sa succession messer Piero délia Stufa, chanoine florentin, le susdit messer Librodoro et Andréa, fils de Lorenzo Benivieni.
(Archivio dei Buonomini di San Martino.)