CHAPITRE X
Querelles avec Sejler. — Quelles en sont les suites inattendues. — Leipsick. — Dresde. — Compositions littéraires. — Kisite dans ma ville paternelle.
Ma fille, qui devenait grande, fut désormais employée plus souvent qu'autrefois dans
les comédies et dans les petits opéra; mais comme elle ne recevait pas encore d'appointemens, et qu'en en paraissant sur la scène, elle m'occasionnait des dépenses extraordinaires, tant pour ses costumes que pour sa parure, je rappelai à Seyler la promesse qu'il m'avait faite à Gotha d'augmenter mes emolumens; mais il refusa de la réaliser actuellement, sous différens prétextes. Comme la bonne harmonie qui existait entre nous était tous les jours troublée par la mésintelligence qui existait entre sa femme et la mienne, et que , précisément à cette époque , je reçus différentes propositions d'engagement pour Munster , de la part du directeur du théâtre
de cette ville, M , lieutenant de Roth-
mann ; pour Francfort-sur-le-Mein , de la part du conseiller aulique, M. Tabor; et pour Hambourg, de la part de Schroeder, je résolus de rompre mon engagement avec Seyler, et d'accepter celui qui m'était proposé par Schroeder, parce qu'il me paraissait plus avantageux que tous les autres. Le public fut bientôt instruit de cette détermination , et chacun s'accorda pour terminer ce différend à l'amiable. L'électrice régnante eut la grâce d exprimer personnellement à ma femme, dans