CHAPITRE XL
Découverte affligeante. — Acte de donation. — Enterrement de ma ji lie.
Je restai pendant plusieurs heures dans ma chambre, assis, abandonné à moi-même, et plongé dans la plus profonde douleur. Enfin, la nuit survint : comme je ne me faisais ni voir ni entendre, ma fidèle servante, nommée Dbrrerin , retenue au lit par la maladie qui l'enleva quelques mois après ma fille, fut en peine de moi, se leva malgré sa faiblesse, et vint dans ma chambre pour me consoler. En même temps elle m'avertit des devoirs que j'avais à remplir pour l'enterrement de la défunte. Bientôt après, le garde vint m 'engager à m'acquitter de cette triste mission. Je m'arrachai donc pour quelque temps à l'objet principal de ma rêverie , et tâchai de recueillir mes idées pour être en état de faire ces dispositions. J'allai d'abord préparer le linge nécessaire. Je trouvai les clefs des armoires et ^es commodes de ma fille, qu'elle ne m'avait plus confiées depuis assez long-