‹ Mémoires de BrandesChapitre 87 sur 97 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

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Comme chacun en était intimement persuadé, dès que l'on arrivait au dessert on projetait et l'on acceptait d'une voix unanime une promenade générale , et celle-ci avait effectivement lien après que chacun des convives s'était pourvu d'une ombrelle. Le soleil était encore élevé et dardait assez de ses rayons avec force; mais pour cette fois l'on bravait son ardeur , et, à l'ombre des tilleuls et des saules, à la faveur d'un frais zéphir, on poussait la promenade jusqu'à un grand demi-quart de lieue sur la grande route. Mais alors les dames et quelques hommes qui avaient trop caressé la bouteille, ne pouvaient plus supporter la chaleur, et ion retournait s'asseoir à la table de thé. On se retirait alors dans l'endroit le plus frais de la maison, on prenait du thé, et l'on recommençait à jouer au whist et à l'hombre jusqu'à dix heures. L'on avait bien envie en ce moment de respirer l'air du soir pour se rafraîchir; mais par malheur le souper était servi , et il fallait absolument ne pas le laisser refroidir : on était donc obligé de renoncer à la promenade. Les messieurs offraient leur bras aux dames et les conduisaient à table, où chacun restait jusqu'à minuit ; après quoi on allait se livrer au repos, très accablé des

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fatigues du jour. Le lundi , à neuf heures du matin, les voitures de la société' étaient dé(à devant la porte , prêtes à partir. On prenait congé des amis qui restaient et des voisines; on se félicitait de nouveau d'avoir joui de l'air agréable et vivifiant de la campagne, et Ton retournait tout joyeux à la ville, après s'être mutuellement promis de se rassembler à la fin de la semaine.

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