CHAPITRE VII
M. Nolleau. — L'abbé Coyer et Voltaire. — Le curé de Sainte-Gkneviève. — Les prières à la Vierge. — Conversion et mort de M. Nolleau, — Madame Nolleau. — Les mouchoirs à la Wilkes . — M. de Gouves et l'abbé Tërray. — L'administration du contrôleur général. — L'éloge de Haupeou. — Le partage des trois cent mille francs du comte de Clermont. — Harat , M. Guérier et Tabbé Tërray.
J'aimais à causer avec Nolleau ; il avait de la littérature et sa philosophie me plaisait. 11 était d'ailleurs d'une grande tolérance, et n'évitait pas plus les capucins que les comédiens. J'ai vu chez lui un abbé Coyer, membre de plusieurs sociétés savantes, et ne pouvant se consoler d'être toujours repoussé de l'Académie française où il se présentait toujours. Voltaire en a souvent parlé avec éloge. 11 l'avait reçu à Ferney, et comme Tabbé, un peu sans façon, annonçait le projet d'y séjourner durant quelques semaines pour avoir le temps, sans doute, d'admirer le philosophe de plus près , et de dire plus souvent la messe dans son église : « Eh ! mais, lui dit le pa « triarche , il ne paraît pas qua vous vouliez ressembler à « Don Quichotte ; il prenait les auberges pour des châteaux, « et vous prenez les châteaux pour des auberges*. »
Un autre prêtre de la connaissance de Nolleau était le curé de Sainte-Geneviève; celui-ci a eu, je crois, l'art de souffler * l'âme du procureur au démon ; c'était un fin matois, et bien loin d'être un sot, témoin cette réponse qu'il fit, après l'agonie de Louis XV, à ceux qui le plaisantaient d'avoir découvert la châsse de sa sainte, et d'avoir inutilement invoqué les secours
1 L'abbé Cojest était de Tacadémie des Arcades de Bome , de la Société royale de Londres, etc.; il mourut en 1783, laissant sept volâmes d'œayres diverses, qui n'auraient -sans doute pas empêché son nom d'être oublié , ëi Voltaire ne se fût chargé de lui donner une petite part d'immortalité, n avait été jésuite et piéoepteur du duc de Bouillon. (M).
DE BRTSSOT. 51
du ciel : <x Eh I de qupi vous plaignez-vous, dit-il, est-ce qu'il « n'est pas mort? » Je me rappelle que Ton a fait une chanson de ce bon mot*. Ce fut ce prêtre qui convertit Nolleau, ou du moins qui le confessa dans sa dernière maladie. Jusque-là, Nolleau avait été franchement incrédule, mais je le vis abjurer l'incrédulité à rarticle de la mort; je ne m'y attendais pas. En se confessant, y avait-il été de bonne foi ? Plus par terreur ou faiblesse que par conviction, je pense. Du moins il fit les choses avec décence, et s'il en fût revenu, je doute que, comme Voltaire, il eût prétendu avoir mystifié le sacerdoce. Son épouse, jeune, douée d'une jolie figure, d'un esprit sémillant, à beaucoup de douceur de caractère réunissait beaucoup d'égoïsme et cette avarice qu'ont les femmes de Paris qui aiment la parure coûteuse. Cependant sa parure n'était pas toujours de la dernière mode, car je lui vis porter encore des mouchoirs à la Wilkes, ce qui m'émerveillait beaucoup et me semblait faire plus d'honneur à ses sentiments qu'à son goût. Figurez-vous une toile anglaise très-fine et très-belle , sur laquelle on avait imprimé tout au long la lettre de Wilkes aux habitants du comté de Middlesex , et, au milieu de cette lettre, Wilkes lui-même représenté dans l'attitude d'un homme occupé à écrire. Mais , alors , c'était tout ce qu'on pouvait afficher de patriotisme, et il faut en savoir gré à madame Nolleau. Du reste, elle valait mieux que sa réputation ;
1 Par le mot de clianson , Briasot yent sans donto parler de Téplgramme sui- ▼ante , à laquelle c'est faire pent-ètre beanconp trop d'honneur que de la citer, quoiqu'elle soit un témoignage de l'amour universel que l'on avait pour le Bienaimé :
Sur Geneviève que Von vante ,
Sur la chftsse dont autrefois
La découverte ou la descente
Du del , en faveur de nos rois,
Suspendaient les fatales lois ,
On faisait maintes raUIeries ;
A la sainte on donnait grand tort ,
Quand le chef de la Utùrgie
N'y peut tenir, se lève et crie :
< Inorédulesl n'est-il pas mort ? 9 (M.)
il est une foule de femmes à qui la légèreté de leur caractère donne souvent une célébrité fâcheuse qu'elles ne méritent point*.
Madame Nolleau était parente de la femme de M. de Couves , et celle-ci lui avait fait confidence d'un singulier marché conclu par son mari avec l'abbé Terray. Ce contrôleur général^ fameux comme Cartouche, habitait un hôtel superbe dans la rue Notre-Dame-des-Champs. Son voisin, M. de Couves, procureur-général à la cour des Aides , possédait un jardin de quatre arpents, attenant à sa maison. Ce jardin magnifique avait appartenu au médecin Chomel * , qui avait dépensé des sommes immenses, en sorte qu'on l'avait appelé la Folie Chomel, comme on disait la Folie Beaujon *.
1 Oette mode ayait été Importée d'Angleterre en 1768 ; elle dievait son origine aux perBécntions et à la captlTité qae Wilkes ayait essuyées à oette époque. Le peuple anglais , dont il ayait pris la défense contre les ennemis des privilèges nationaux, en avait fait son idole, et gravait partout et sur tout son image. Dans les troubles, dont il fut l'oooasion, on vit les habitants de Londres, aux cris de Vive Wilkes ! promener sur un char une jeune fiUe au front de laquelle on avait écrit : la Liberté. Trois autres écriteaux en forme de médailles antiques étaient suspendus à sa poitrine et à ses oôtés ; sur Tune on lisait Charles 1er, comronnéen 16^28, dieapUé en 1649 ; sur l'autre, Jacques Ily couronné en 1685, chassé en 1688 ; sur la troisième enfin, Georges IJI^ couronné en 1760.... — Wilkes, qui fut Tadvexsaire le plus redoutable du ministère, mourut, obscur et oublié , en 1797. (M.)
> n y a eu plusieurs Chomel qui se sont distingués dans les sclenees. Celui dont parle Brissot était mort en 1765, ot avait publié plusieurs dissertations et ouvrages de médecine , parmi lesquels on distingue avec raison son Essai historique sur la Médeehu en France. (M.)
8 Beaujon , banquier de la cour, sous Louis XY, avait une fortune Immense , et toute la vanité des parvenus. Les curieux ont conservé le billet d'enterrement de sa femme. Il portait : « Tous êtes prié d'assister au convoi , transport et enterrement de TRàs-HAXJTK ET TRàs-puissANTE DAMB, Elisabeth Bontems, femme de TKte-HAUT BT TRAs-PUTB&àXT SEIONSUR, Niiolas Beaojon, conseilkr d'État, secrétaire du Boi, maison, couronne de France, et de ses finances de La Bo* ohelle, etc. :» Bi Beaujon eut l'amour des titres et du faste, il eut aussi ramoor de l'humanité et le goût de la bienfaisance. H éleva le pavillon qu'on appela la Folie Bea^fon, situé à l'extrémité des Champs-Elysées, près l'Aro del'âtoile; mais, dans le même Ueu, il avait fondé l'hôpital qui porte encore son nom, 0| l'avait générensement doté. La Folie Beaujon est détruito, mais l'hôpital reste. (M.)
M. de Gouves, ayant épousé la veuve de ce médecin, était devenu maître du jardin; mais il regardait cette propriété comme un objet d'un luxe inutile et coûteux « et il cherchait à s'en défaire. Pour tenter l'abbé Terray, il ouvre une porte de communication et le laisse se promener à son aise dans ses allées touffues. Ce qu'il avait prévu ne manque pas d'arriver. Le ministre, enchanté de cette délicieuse dépendance, veut la joindre à son hôtel, et sur le ton de froideur avec lequel on accueille ses premières propositions , il offre cent mille livres de l'arpent. « Une pareille offre est bien séduisante, lui ditM. de Gouves, mais qui me remplacera mon jardin? Cependant, je l'accepte, si je puis espérer que vous me saurez gré de cette condescendance et que vous vous en souviendrez dans l'occasion. Mais, non... Rien au monde ne pourrait compenser... Allons, quoi qu'il m'en coûte, je ne m'en dédis pas. Comptons à l'instant vos quatre cent mille livres , car, cet après-midi, je ne vous tiendrais peut-être pas quitte pour un million. » L'abbé le prit au mot, mit à l'instant la somme dans sa voiture, et ils allèrent ensemble signer la vente chez un notaire *.
Comment cet homme trouvait-il si vite de pareilles sommes pour ses menus plaisirs î Dans les poches de tout le monde ; et il ne s'en cachait pas *. Jamais on n'a tyrannisé le peuple
1 Oe M. de Gonyes était aussi on avait été procurenr général de la oonr des monnaies; voici ce qa'on dit de lui dans les Mémoires sur Vabibé Terrai/^ publiés en 1776 : « La cour des monnaies était souvent en querelle avec le sieur de Gouves, son procureur-général, mauvais sujet, dont les friponneries et les vexations lui avaient plusieurs fois mérité finterdiction de sa compagnie. On avait des preuves que œ magistrat avait dans sa jeunesse été enfermé à Biefitre, et l'on voulait profiter de cette découverte pour l'expulser à jamais. L'abbé Terray le soutenait puissamment, et avait avec lui des liaisons de plaisir qu'on sait ètr fortes chez tous les hommes et surtout chez les grands. B était son JBonneau avait un talent merveilleux en ce genre jtoxa un ministre et pour un prêtre, qui, en bravant tous les préjugés de religion , est obligé de s'asservir à ceux de la sodété. »
2 On reprochait un jour à Fabbé Temy que, par ses opérations financières, il prenait Targent dans les poches des Français. « Eh ! où voulez- Vbus que je le prenne? ■ répondit-il. (M.)
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ayecïilus d'impudence. Impôts, banqueroutes, tous les nioyens lui étaient bons pour voler, et il n'en faisait pas mystère. J'ai vu par hasard cet homme, qui ressemblait à un cuistre de collège et dont la figure et les manières retraçaient tous les genres d'immoralité ^ Avant lui, les tyrans financiers avaient quelque pudeur; il jeta le masque. Tous ses successeurs ne l'ont pas repris.
Lojçqu'on a lu tous les attentats des d'Aiguillon, des Maupeou, et des Terray, quel homme même modéré ne les condamnerait pas à la potence î J'ai parcouru la vie de ce dernier. Quelle effroyable accumulation de forfaits de toute espèce !
Il met la main sur la caisse des amortissements ; il suspend les remboursements pour la libération des dettes, réduit les effets royaux, convertit les tontines en rentes viagères.
Il enlève l'argent mis en dépôt à la ferme par les particu- ' liers, et arrête le paiement des rescriptions; deux mille deux cent cinquante bilans déposés aux greffes, et deux cents suicides constatés à la police, voilà le résultat de cette opération désastre a se.
Sont-ce là tous ses vols, toutes ses extorsions? Non. Il a volé l'argent de la compagnie des Indes, qu'il ne remboursa qu'en mauvais contrats ; il a. volé 40 millions aux états de Bretagne et aux créanciers de l'État; il a volé jusqu'à l'Université. Et quand on criait à l'injustice de ces mesures, il répondait : (( Qui vous dit qu'elles soient justes? »
Tous les coffres ont été forcés de s'ouvrir devant ses mainr« rapaces. II a extorqué des sommes énormes à celui-ci violemment, à celui-là par mauvaise foi et véritable escroquerie. Il a introduit dans le paiement des rentes de l'Hôtel-de- Ville une foule de formalités , afin d'en faire traîner l'acquittement ; il a soumis au dixième les rentes qui étaient exemptes de cette formalité; il s'est fait donner deux millions par un Juif qui s'est tué de désespoir; et tout en affectant de laisser crier,
1 L'ex-ministie était retiré pi^ d'Arpajon, où il monrut en 1778. Avant sa mort on prétendait qa'il avait la gangrène dans le sang , oe qui ne devait pas surprendre, digait-on , puisqu'D l'avait tonjouxs eue dans le cœnr. (M.1
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comme Mazarin laissait chanter, il a envoie à la Bastille vingt personnes, dont le crime était d'avoir blâmé ses actes et ses projets *.
Et que n'a-t-il pas fait pour conserver le pouvoir et les bonnes grâces de madame Dubai*ry î Non content d'avoir fait doubler la pension que le roi faisait à cette fille entretenue, il payait sans difficulté tous les bons qu'elle lui présentait, et tous les bons de tous les Dubarry. Puis il métamorphpsait son maître royal en monopoleur, en croupier, et lui faisait accaparer les blés, comme il les accaparait lui-même. A ce commerce, il en ajoutait un autre, celui de vendre toutes les faveurs et tous les emplois. Sa maîtresse Lagarde imitait effrontément son exemple, et le scandale fut poussé si loin, qu'il se vit un jour forcé de la sacrifier et de la chasser ignominieusement.
A des vexations inouïes dans la perception de tous les droits, il ajoutait des impôts arbitraires. 11 a forcé, par exemple, les nouveaux anoblis de payer une seconde fois leurs lettres de noblesse : petite spéculation sur la vanité, que je lui pardonne volontiers ; mais il a fait des emprunts ruineux en Hollande, et il a passé en acquit de comptant près de 80 millions : dépense infâme que je ne lui pardonne pas.
Citons un dernier trait à ce tableau. Le comte de Clermont meurt. Il laissait trois cent mille livres de rente viagère sur l'État*. L'abbé Terray fait doucereusement entendre au roi que madame Dubarry recevrait volontiers cent mille livres sur cette somme, et que ce don lui serait d'autant plus agréable, qu'il n'augmenterait en rien les charges du peuple, puisque l'extinc-
1 L'abbé Teiray disait à un chanteur de l'Opéra qni sollicitait en vain son paiement : « Attendez, il est juste de i^yer ceox qui pleurent avant ceux qui chantent.» (M.)
2 Louis de Bourbon- Condé, comte de Clermont, était abbé du Luc, de Saint- Claude, de Noirmoutiers et autres abbayes, ce qui ne l'empêcha point de faire les campagnes d'Allemagne, des Pays-Bas et celle de 1747 sous les ordres du maréchal de Saxe, n oommanHa à son tour dans le Hanovre, et fut batto à Grevelt. Après cette défaite il retourna à ses abbayes et vécut dans la retraite. U avait conservé ses bénéfices par bref du pape, et il fut nommé membre de l'Académie française par la grâce de Dieu. D'Alemberta fait son éloge. (ÎI.)
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tion de cette rente était tout bénéfice pour le roi; et le roi de donner. Madame Dubarry demande à son tour cinquante mille livres pour ce pauvre abbé , si bon, si zélé, et qui n'a pas de quoi vivre ; et le roi de donner encore. A cette nouvelle Maupeou accourt, et cinquante autres mille livres sont le prix de son empressement. Survient enfin le comte de La Marche*, qui a fait ses preuves d'amour pour le despotisme, et d'amour pour la favorite ; et on ne put lui refuser les cent mille livres qui restaient à dilapider.
Marat me disait un jour avoir entendu raconter à un monsieur Guérier, employé dans les haras du roi, un petit trait de friponnerie qui prouve toute la droiture d'âme du bon abbé, mais qui prouve en. même temps que cet homme si insensible aux murmures du peuple manquait de courage devant les menaces que lui faisait en face un particulier. L'employé des haras avait obtenu de lui , à je ne sais plus^ quel titre ou prétexte, un droit de propriété sur un domaine, et il avait secrètement promis de partager cette propriété avec M. Damerval. Ce Damerval avait épousé la fille de madame Lagarde, et se trouvait le gendre de Tabbé Terray. Il abandonna sa portion de la propriété en échange de cinquante mille livres, pour lesquelles Guérier lui souscrivit deux billets. Mais voilà que le contrôleur-général l'appelle un matin, et lui dit : « Mon cher, je suis désolé ; l'arrangement a manqué : le roi a refusé de signer le bon du domaine, et il faut regarder l'affaire comme f... — Et bien! je m'en f..., répond Guérier sur le ton du ministre; ayez soin pourtant de me faire rendre mes deux billets. — Mon ami, cela ne me regarde pas. — Cela vous regarde si bien que si Damerval ne me les remet pas à l'instant, je reviens aussitôt ici les chercher, et je n'en sors pas qu'ils ne me soient restitués. » En effet, Guérier, qui se sentait protégé par tous les ennemis du contrôleur, parla si haut, que l'abbé lui fit rendre un de ces billets; l'autre s'était , dit-on , perdu : le fait est que Damerval n'osa pas le présenter. Ceci est un triit de conscience et de
1 Le comte deXA TZJarclue était fils fin prince do Ck>nti.
restitution que Linguet aurait dû citer dans son panégyrique. Car voilà les héros dont Linguet s'est donné le plaisir de faire l'apologie. On connaît ses défenses^ de d'Aiguillon et de Terray; je ne sais s'il n'a pas fait imprimer aussi un scandaleux éloge deMaupeou, éloge emphatique et déhonté que j'ai eu écrit et signé de sa mainS et dans lequel il fait à la fois un Selon, un Mécène, un petit saint,
Dn noir riatlr, despote en France, Qui pourr^n^ier mit tout en feu.
Un l'Hospital n'était rien en comparaison. Mais comment vais-je citer l'Hospital I L'auteur des Annales ne nous a-t-il pas révélé que l'Hospital n'était qu'un coquin?
Malgré la conviction intime qu'il avait de ses vertus morales et patriotiques, Linguet aura dû être émerveillé en apprenant un jour par la Gazette de France, qui en faisait grand bruit, que l'ex-chancelier avait bien mérité du trésor national, en y envoyant généreusement cinq cents, d'autres disent huit cent mille livres en espèces; mais cette générosité d'un homme (fui a professé et pratiqué le despotisme avec impudence était due aux seules craintes qu'une visite de brigands lui avait inspirées pour ses richesses. Je puis garantir la vérité du fait. 11 prouve que, dès 1790, les despotes avaient meilleure idée du trésor public que du feu trésor royal. M. Maupeou n'aurait sûrement pas confié mille écus à la caisse de son respectable-collègue l'abbé Terray. Ce versement était un bel hommage au nouvel ordre de choses. C'était un athée qui rendait grâces à la divinité: *.
^ Les Mémoires de Linguet en fayenr cm anc d Aiguillon ont été publiés en 1774. La défense de Tadministration de Tabbé Terray a été insérée dans leaJnt><»ksjpolitiçves, page 379, tome III. Mais son éloge de Maupeou n'est point dans Ms œuvres. (M.)
2 Le chancelier Manpeon, à l'avénonent de Louis XYI, et après avoir yu rappeler le parlement, avait été exilé dans sa texre de Thuit, près' des Àndelys, ot il inoorut ignoré en 1792.
Briasot a rappelé les deux premiers vers d'une épigramme , dont nous avons TU faire une singulière application dans ces dcmierB temps, et qui avait été oom-
â8 MÈMOIBÈS
poeée & répoque où rex-chanœUer de LouIb XV fat nommé cheyalier du Sftînt.
Oe noir Tislr, despote en France , Qnl pour régner met tout en teia, Méritait nn cordon, je pense.
Mais oe n'est pas le cordon bleu. (M.)
D£ BBiSSOt. 59