CHAPITRE XII
Lubenac, évêque de Ghartxes. — I/abbé de Lnbersac aa Palais-Bo jal
— L'èvêqne conyertissaiit la femme d'un cocher da comte d'Artois.
— Le drôle de billet. — La double amende et Texil de Monseigneur. — C'est l'errenr d*nn abbé de cour. — Le prélat philosophe et constitutionnel & la yeille des états généraux. — Sieyès, Pétion et Brissot, ou le conseil privé d'un évêque. — Les deux galériens. — La chaîne se romp4. — Goutte et les curés. — La religion de l'État.
— Les protestants catholiques. — Le comte de Montlosier. — Lubersac excommunié. — L'institution des reUgieuses de Ghartros. — Le catéchisme. — Ce que c'était qu'un intrus. — Begiets à une ancienne amitié. — La comtesse de La Seinie. — Ses lettzes à Brissot sur Sieyés , Pétion, le duc d'Orléans et leur élection à l'Assemblée nationale.
Cet homme de plaisir était Lubersac, que le clergé chartrain a député aux états généraux. On a raconté de lui plusieurs anecdotes^ qui peignent bien les mœurs relâchées du temps où nous ayons vécu. Elles lui ont fait une réputation qu'il ne méritait peut-être pas tout à fait. Il avait un cousin portant son nom , prêtre comme lui^ et qui moins que lui savait observer le décorum de son état. Les écarts de Tabbé auront sans doute servi à grossir la renommée de Tévêque. L'affaire qu'il eut un soir au Palais-Royal est d'un véritable soldat aux gardes. Il passait à côté d'un officier, qui le coudoie par mégarde ou pour ne point se déranger. L'abbé se plaint et s'emporte ; le militaire donnait le bras à sa maîtresse^ qui persifle et rit au nez de l'abbé : pour toute * réponse l'abbé lui donne un coup de pied au derrière ; alors l'amant outragé le saisit *au collet, et^ à défaut d'armes, veut l'étrangler de ses mains ; l'abbé le saisit à son tour, et allait l'étrangler lui-même, quand il voit tout à coup la foule se former : des militaires accourent au secours du militaire, tandis que d'autres personnes veulent prendre sa défense contre eux; on lutte, on se presse; il y a mêlée, cris,
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combat à outrance; l'officier ou Tua des siens reste à peu près mort sur la place : il faut le guet et les gardes du palais pour mettre fin à ce tapage, qui fit d'autant plus de bruit, que le nom de Lubersac Tenait tout récemment d'éveiller l'attention par une scène d'un autre genre ^
Cette fois, on l'assure, c'était bien notre évèque. 11 avait découvert à Versailles une jeune et jolie personne, qui lui dit être la femme d'un cocher de M. d'Artois; elle lui parut discrète et sage, et il pensa que c'était une conversion à entreprendre. Devenu bientôt le directeur de sa conscience, il en obtenait de dévots entretiens, tandis que son mari était employé à promener la ci-devant Altesse. Ce commerce durait depuis quelques mois, lorsque le cocher fut prévenu par un voisin charitable. Laissant là chevaux et carrosse, il court subitement à son logis ; il y surprend Monseigneur. La jeune femme lui confessait sans doute des péchés dont un mari seul se croit le droit de donner l'absolution! L'homme furieux s'élance sur le prélat qu'il connaissait, et qu'il appelle par son nom ; celui-ci, qui avait tout à craindre d'une pareille scène, fait entendre au mari qu'il doit également redouter le scandale et le bruit, et il lui of&e un billet de cent louis pour l'aider à oublier le chagrin que ses soupçons injustes lui font concevoir. Le cocher n'eût rien gagné de mieux en se plaignant plus fort. 11 accepte le billet, et retourne en courant à son devoir ; mais il était trop tard : M. d'Artois, à qui son absence avait peut-être fait manquer un rendez-vous, venait de donner l'ordre de le chasser. Le cocher demande son pardon ; il parvient à se faire écouter du maître, qui veut savoir quelle cause importante lui a fait déserter si brusquement son service. Il faut bien tout révéler : et la nouvelle qu'il avait apprise , et la découverte qu'il avait faite, et le billet qu'il avait obtenu. Le billet , d'Artois veut le voir ; on le lui montre ; il était signé. C'est à rire aux éclats, à raconter partout Taventure. Elle vient
1 Ce Lubersac était abbô de Brires. Dest ttateor de plnsiean projets d'embel* nt pour Paris, qui ont été publiés. (H.)
jusqu'aux oreilles de Louis XVI, très-peu plaisant de son caractère ; il trouve que son aumônier n'a point assez chèrement expié ses plaisirs^ double l'amende au profit du mari, et fait donner ordre à Tévèque de se retirer dans son dicTcèse.
Ce fut quelque temps après cet exil (si toutefois il y avait réellement exil, ou si ce que je viens de répéter en était la véritable cause) que je vis Lubersac*. 11 vivait alors retiré à sa campagne de Bougainval , avec madame de La Seinie, et, soit par goût, soit par esprit de sagesse, il ne me semblait point regretter Paris et ses plaisirs aventureux. Je dois même dire qui'aimable et tolérant, si rien en lui n'annonçait le rigoriste, rien le tartuffe, rien non plus ne rappelait le prêtre léger, Thomme dépravé. Entraîné parTexemple des abbés de cour, il avait pu commettre quelqu' erreur, mais leur souvenir le portait à Tindulgence en faveur des autres. Elevé dans une famille aristocratique, et entièrement opposée aux idées nouvelles',, il avait des opinions toutes philosophiques , et Tesprit le plus éclairé ; mais il recula quand il fallut mettre la théorie en pratique. Avant même Touverture des états généraux, que nous avions appelée ensemble de tous nos vœux, je le vis déjà s'épouvanter; il craignait l'influence de la cour sur l'assemblée, il ne craignait pas moins l'influence de -l'assemblée sur le peuple, et celle du peuple sur l'assemblée : il craignait tout. «Nous devons nous attendre à toutes les contrariétés dans la besogne, me disait-il, à toutes \es^ersonnalités outrageantes, et qui sont la suite de Tamourpropre blessé , de l'envie et de l'avarice menacés, de tous les
r 1 Bans nn écrit, pabliéil y a qnéiqnes années, on dit qne oe fut TegH de Ln< benao qui inspiva les yen de Boofflen dans lesquels il tait dire à son prélat çtt'tme/olitf femme est un lén^fioe qui exige résidence,
{NùU de Brissat.) « Lubersao avait été atimônier du roi, éyêqae de Tiegnler, pois érèqae de Chartros. H était frère dn marquis de Lubersao, lieutenant général, qni se fit porter malade & Fontenoi, émigra ayeo ses deux fils au commenoement de la révolution, et mourut à Paris, en 1820, à Pftge de quatre-vingt-neaf ans. Ses fik fuient tués à Quibcron. (M.)
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petits intérêts compromis. Je vous avoue , ajoutait-il, que j'ai quelquefois du regret d'avoir engagé mes goûts personnds, les premiers devoirs de mon état et mon repos, à l'espoir presque vain de contribuer à un ordre de choses meilleur, que j'ai cru possible quand j'en ai jugé de loin, mais qui me paraît hérissé de difficultés à mesure que j'en approche. La composition des états généraux ne me rassure pas; j'y vois un grand nombre d'hommes bien dangereux. Queiqùes-uns'ont des talents, ils parleront très-haut, parce qu'ils se sentiront appuyés. Les honnêtes gens diront leur avis doucement, froidement, timidement, parce qu'ils seront en minorité. Dans une pareille lutte, il est facile de prévoir que le triomphe ne demeurera pas du côté de la raison, de la bonne foi, de la vertu. Et cependant, si nos fers ne sont pas brisés, anéantis, ils seront surchargés, appesantis, rivés de manière à être éternels. » Alors Lubersac avait foi en mes opinions, il me demandait des conseils, ainsi qu'à Sieyès et à Pétion. « J'ai besoin de vos forces pour appuyer le peu que j'en ai, m'écrivait-il un jour; je me regarde comme lié désormais à votre personne, de manière que si nous sommes réunis à la galère, mon pied droit et votre pied gauche seront attachés aux deux extrémités de la même chaîne. r>
Nous marchâmes ainsi attachés pendant quelque temps. Nos a3ii8,ceux de madame La Seinie, avaient rassuré son courage; il fut un des premiers de son ordre à se réunir au tiers-état; il demanda l'abolition de quelques privilèges, et fut pendant quelque temps un de ceux qui s'opposèrent vivement aux projets du despotisme ministériel; mais bientôt la chaîne qui nous liait se brisa. Un prêtre est toujours prêtre. Lubersac ne put supporter les décrets de l'Assemblée nationale sur le clergé et sur le catholicisme. Ses intérêts étaient trop vivement froissés, ainsi que ceux de ses amis ; il trouva dès-lors que nos opinions politiques n'étaient plus d'accord*.
1 Parmi ses amis était Thierry de Ville-d'Avray, intendant du garde-meuble. B'aprèB les états qu'il avait contresignés ayiec Saint-Priest , les dépenses de son administration se montaient depuis 1774 à 23 millions et quelques cent mille
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Qu'y ayait-il donc de si injuste et de si passionné dans les miennes? Le jour même où Lubersac rompait avec moi, je faisais un éloge pompeux de l'assemblée, qui venait de porter Gouttes à la présidence, parce qu'à mes yeux les curés étaient les plus dignes ornements de FÉglise française , qu'une foule d'entre eux avaient rendu de véritables services à la cause populaire, et que tous enfin me semblaient plus particulièrement appelés à devenir les instituteurs des campagnards, et comme leur intermédiaire entre la patrie et la divinité.
Si j'avais loué Gouttes S Grégoire, et plusieurs autres, dans la discussion du 43 avril, je n'avais point attaqué Lubersac. Ce n'était pas non plus , ce me semble , avoir menacé sa religion et sa vie , que d'avoir demandé protection égale de la loi pour tous les cultes, destruction des asiles de
limreB ; il parut important à rAssemblée nationale de connaître les caïues de dépenses ^ossi oonsidérables ; il me parut à moi plus important encore d'examiner si l'on derait ounserror nn établissement anssi dispendieux, et si un pareil ameublement et quinie à dix-huit minions de diamants étaient nécessaires au roi d*an peuple libre pour avoir de la majesté. Elus de garde>meuble , plus de place pour Thierry. Mes réflexions l'alannërent ; je n'avais pas montré non plus grande confiance en son patriotisme et même dans la pureté de ses comptes : sur ces derniers objets il m'écrivit et me fit écrire par Lubersac une longue lettre qui me persuada au moins sur sa probité, et je voulus bien avoir Vaix d'être également convaincu de tout le reste, de fut cependant en m'envoyant les lettres de Thierry, qui, & défaut de mes éloges,- me rGmerdait de mon silence, que M. Luberiao m'engagea & ne plus lui adresser mon journal, parce que depuis la séance du 17 avril 1790, il y lisait des opinions qui lui faisaient bouillir le sang, et qu'il ne voulait pas qu'elles le fissent renoncer aux sentiments d'amitié qnll m'avait voués et qu'il désirait me conserver pour la vie.
(Note de BrittoU)
i Gouttes , après avoir servi dans un régiment de dragons , était devenu curé d'ArgèUiers. Kommé député aux états généraux, il fut élu, an mois d'octobre 1790, président de l'assemblée, n venait d'appuyer de toutes ses forées la vente des |y«4wi« du (dergé. c Ce n'est pas moi, dit-U en prenant possession du fauteuil, que vous aves eboid, o^est le euri, afin de prouver à la France combien vous honorea cette religion sainte qu'on vous acouse d'ébranler. »
Gouttes montra autant de penchant à la tolérance et à la liberté que d'aversion pour Fanaxdile. Kommé évèque constitutionnel de Sadne-et-Loii« en remplacement de Tall^yrand-Périgord, il ne se prêta nullement & la destruction du culte catholique ni aux idées ultra-révolutionnaires, et, devenu suspect aux jacobins, il fat mis en jugement et condamné & mort en 1794. Bn 1790 il avait été s du comité des recherches avec Brissot. (H.)
la fainéantise^ restitution des immenses et scandaleux bénéfices que le haut clergé accaparait depuis des siècles. Il me disait pourtant dans ses adieux a qu'il tenait encore à sa religion, à sa vie ^ aux moyens de la conserver; que tous ces objets me paraissaient plus qu'indiitérents, et que je condamnais à la mort, à la proscription tons les malheureux qui, comme lui. Tenaient d'être dépouillés par la plus inique et la plus déshonorante de toutes les décisions ».
J'ai cru et je crois encore que si l'assemblée n'eût pas adopté la liberté des cultes, elle se fût déshonorée. Nous ne pouvions être du même avis sur ce décret, que je trouvais plein d'équité, que Lubersac appelait inique; mais je ne proscrivais personne, j'approuvais au contraire ceux qui ne voulaient plus qu'on pût désormais proscrire. Je ne voulais point que la France, par l'organe de ses représentants, fit une profession de foi religieuse et qu'elle n'autorisât que les solennités du culte catholique, parce que c'était forcer de ne croh'e ou de ne pratiquer que ses dogmes. Cette intolé-« rance eût été un crime contre le Christ même, qui s'est laissé crucifier, et n'a fait crucifier personne. Lubersac dès lors s'est rangé parmi ces protestants-catholiques, qui l'ont con* duit sur la route de l'émigration. Il approuva leur déclaration contre le décret du 13 avril, concernant la religion; mais je dois faire remarquer que ni lui, ni eux, n'osèrent s'élever contre la vente des biens du clergé. Ce fut une faute de moins. En général leur protestation était écrite d'un style plus souple et plus modéré qu'on ne l'attendait, d'après les scènes scandaleuses et violentes qui l'avaient précédée. Leur but unique, disaient-ils, était de témoigner authentiquement de leur résistance impuissante à la délibération qui effaçait la religion catholique du rang suprême de religion de l'État.
Qu'était-ce que la religion de l'État? Qu'est-ce avant tout qu'un État? État est un mot abstrait. Entendait-on par ce mot la réunion des citoyens qui forment une nation? Alors le catholicisme n'était point la religion delà nation française, puisque deux ou trois millions de citoyens français rejettent ses doctrines et ses lois.
Entendait-on que la religion de TEtat était celle de la majorité des citoyens^ ou celle du chef de TÉtat? Soit. Et si le chef de l'État eût été juif ou mahométan , vous eussiez donc décrété l'islamisme pour religion suprême? Et parce que le catholicisme est la religion de la majorité des citoyens, vous voudriez donc que son culte fût seul public et solennel?
Alors ceux qui ne sont point catholiques ne pouvant exercer publiquement leur culte, et leurs ministres n'étant pas traités sur le même pied que les ministres catholiques , il n'y avait plus de Uberté, d'égalité, il fallait déchirer la déclaration des droits.
La protestation des catholiques était un acte d'orgueil et de fanatisme; elle fut accompagnée d'une foule de déclarations qui tenaient du délire. On connaît celle du chapitre de Paris, imprimée à la suite. Une autre disait que le catholicisme seul inspirait les sentiments et enseignait les maximes de morale les plus conformes à Tordre social; ainsi les luthériens, les pioraves, les quakers, les déistes n'enseignent que débauche ou brigandage. Enfin Montlosiér, un des dignes apôtres de cette cabale frénétique, couronna l'œuvre en prêtant aux partisans de la tolérance l'intention de substituer la religion juive ou protestante, ou l'athéisme même , à la religion romaine, ce qui ne pouvait arriver, disait-il, sans guerres terribles, et sans discordes sanglantes.
Parler d'athéisme à propos de tolérance, et prêter ainsi à ses adversaires des intentions qu'il supposait criminelles, était d'un calomniateur; dire que la tolérance enfante les guerres civiles, était d'un ignorant. Quand Montlosiér, qui a émigré comme Lubersac, aura vu la Hollande ou les États-Unis, il s'apercevra bien vite que toutes les sectes y sont en paix, parce qu'aucune n'y est dominante *.
i Jj» comte de Montiosier, qui se distingua à rAfisemblée oonstitaiiate par sa ferveur pour les intérêts de la religion cathoUqne et son zèle ponr la royauté, est aujourd'hui l'homme qu'une foule de oatholiques et de royalistes ponrscdyent Kveo le plus de cèle et de ferreor. Ils lui ont ravi jusqu'à la pension qu'il avait acquise pour prix de ses servioeB. On trouve que c'est une manière peu chrétienne de lui témoigner de la reconnaissance. Voyez sur ses travaiu àrjLs-
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Lubersac fut retoplacé dans Tévêché de Chartres par Bonnet^ curé de Saint-Michel. Lui qui avait donné de si bonnes preuves de son amour pour la liberté quelque temps auparavant, fil aussi des mandements incendiaires j il excommunia ceux qui prêtaient le serment, ceux qui reconnaissaient le nouvel évèque et les nouveaux curés, et, oubliant les préceptes de saint Paul, il déclara schismatiques tous les constitutionnaires * j il engagea ainsi plus d'un de nos prêtres chartrains à se rétracter de leurs serments , ou à ne le point prêter. Je n en rappelle un, M. Favrand , ci-devant chanoine, ci-devant missionnaire , ci-devant riche en bépéfices , homme au reste du temps de Charles IX, qui dirigeait à Chartres une institution confiée aux soins des Filles de la Providence. 11 avait composé à leur usage un catéchisme , qui fera voir quel était l'esprit de ces. gens-là. Les leçons commençaient ainsi : — D. Qu'est-ce qu'un intrus? R. C'est M. Bonnet. D. Pourquoi M. Bonnet est-il un intrus? R. Parce qu*il a usurpé le siège épiscopal de M. Lubersac. — Les petites filles qui savaient parfaitement la leçon qu'on leur avait apprise, la répétèrent couramment à Tofficier municipal qui , le livre à la main , était venu leur faire le catéchisme. La municipalité fit aussitôt fermer Técole des béguines , en leur disant que n'étant ni religieuses ni patentées , elles n'avaient aucun droit pour enseigner. /
J'avoue que j'ai regretté la désertion de Lubersac. Il était digne d'être compté parmi les plus généreux soutiens de notre liberté. Mais il n'aurait jamais eu l'âme d'un anarchiste , et aujourd'hui il serait sans doute proscrit, s'il ne s'était pas proscrit lui-même *. Je pense encore avec plaisir à notre
semblée oonsUttuuite» la noUoe placée en tête des MysAre» de la Vie humaine^ ouTTage phfloflophiqoe, plein d'intérêt et d'originalité, qne M. de Montlosler Ti£mt récemment de publier. (H.)
1 < eoytA sonmis à tob BoaTerains; rendes à Oésar oe qui appartient à César. > {SalMFaul,)
S Lnbecsao, A qui U modération de seb opinions constitutionnelles et les enintea d^nne réTolutu)n qu'il arait prévue, ne permirent pas de rester longtemps au sein de l'assemblée, Tabandonna en 1791 ^ passa en Allemagne. Il
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longue et douce correspondance i et à des relations qui m'ont laissé d'agréables souvenirs. Madame La Seinie est une des personnes les plus aimables et les plus spirituelles que j'aie connues , un des caractères les plus élevés et les plus capables de nobles sentiments qu'on puisse rencontrer dans une classe où la frivolité fut trop longtemps Tapanage des femmes. Mieux valait , du reste , la frivolité que la pédanterie. Je dois dire aussi que lors de la convocation des états généraux ^ madame La Seinie s'est employée avec dévouement pour me faire élire; mais le moyen d'être élu dans son propre pays, lorsqu'on n'y a pas une J^ille puissante, des alliances nombreuses, et de la fortune?
Peu s'en fallut pourtant que je ne fusse élu, sinon député, du moins suppléant. Mais d'Orléans, qui connaissait les sentiments que m'inspiraient ses principes et sa personne, usa de son influence secrète pour favoriser d'autres élections , et empêcher la mienne. Ma correspondance à cette époque avec Lubersac et madame La Seinie prouverait combien peu j'approuvais moi-même la nomination de d'Orléans aux états généraux; elle servirait à convaincre de notre mutuelle antipathie ceux qui ont voulu persuader que j'étais un de ses amis, ceux qui, pour me perdre, m'ont accusé de servir sa prétendue faction.
tentra enFrânoe 6n;L802, et donna sa démission de l'évêché de Chartres où il arait été remplacé dès 1791. U fat alors nonuné chanoine du chapitre de Saint-Denis, dont U faisait encore partie en 1820. Il est né & Limoges en 1740. (M*)
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