CHAPITRE XXX
h., de MixoméniL — Le parlement • L'abbé Delacourt. — L'abbé
Sabatbier. < — Son oiiTrage sur Torigine de la puissance temporelle des papes. — Bzissot académicien. — Voyage à Ohâlons. — Les académies de province. — Concerts chez Meutèlle. — Clementi. -^ Desforges d'Hurecourt.—i Perreau, auteur de Mizrim. — Attraits de sa conversation. — Ses amours pour une religieuse. — H veut purifier un journal de la cour. — Projets de Brissot pour renverser la royauté. — Plan du lycée de Londres. — Villar, — Ses minauderies. — Ses complaisances pour les philosophes. — Visite à Élie de Beaumont. — Les belles promesses. — Charlatanisme philosophique et patriotique.
Le garde des sceaux d'alors, Miroménil, n'avait vu qu'avec effroi l'académie de province proposer des prix sur la critique des abus qui tenaient d'aussi près au despotime, et couronner des discours aussi propres à tirer les esprits de leur léthargie. Le parlement ou plutôt la cour partagea son indignation; il se fit une conjuration contre la pauvre académie de Chàlonssur-Marne. Il lui fut donné ordre de ne plus imprimer ni couronner, sans une censure préalable. Cette défense la força d'être circonspecte pour le nouveau prix qu'elle venait de proposer sur la meilleure éducation. J'avais encore concouru; Yergennes empêcha que le prix ne fût distribué.
Ces ouvrages me mirent eh rapport avec deux membres de cette académie. L'un était l'abbé Delacourt, homme d'esprit et de goût, qui m'avait voué de l'attachement; l'autre était Sabathier, estimable auteur d'un recueil de dissertations sur divers sujets de l'histoire de France, et d'un essai historique et critique sur l'origine de la puissance temporelle des papes : ouvrage qui lui mérita un prix de l'académie de Berlin, et le fit nommer membre correspondant de cette académie. Le bon Delacomt crut devoir faire pour moi à Cbàlons ce qu'on avait fait pour son confrère à Berlin, et il m'apprit un beau jour,