XX INTRODUCTION
veraiii, du régime constitutionnel, de l'équilibre des pou Yoirs, de la liberté de la presse, du droit de réunion, du mécanisme du suflErage et de Topinion.
Enfin il y vit pour la première fois celle qui devait être sa femme.
Si son séjour à Boulogne et son premier et rapide voyage en Angleterre développèrent l'esprit de Brissot et firent fleurir dans un coin de son cœur l'amour unique qui devait parfumer sa vie, il n'y recueillit que déceptions au point de vue d'un établissement avantageux, et retomba au bout d'un an de travail sur le pavé de Paris, enrichi de connaissances et d'impressions, mais appauvri encore de 1,500 livres dont Je compte fantastique de son patron eut l'art de le constituer son débiteur.
<r Bejeté dans ce gouffre que j'avais eu tant de plaisir à abandonner, il me faUut songer à des moyens de pourvoir à ma subsistance. Je ne devais rien attendre de ma famille; j'en étais toujours banni *, j>
Brissot chercha des moyens d'existence dans une collaboration obscure et mercenaire : la compilation à'wi Dietionnaire eccUsiasHque de la France, sorte de répertoire des bénéfices, entrepris par un certain Hénique de Chevilly, faiseur non moins décevant que les autres , qui trouvait le moyen de vivre grassement* d'un ouvrage qu'il était toujours sur le point de publier, et dont Brissot, pas plus que son étrange auxiliaire, l'athée Sylvain Maréchal, ne tira jamais un sou. A ce moment il dut au moins les consolations de l'amitié à son étroite liaison avec Mentelle,
* MémoireSf 1. 1, p. 801,