‹ Mémoires de BrissotChapitre 84 sur 86 · S MÉMOIRES · texte numérisé non relu

S MÉMOIRES

Là, je réfléchis qu'il me serait impossible de prouter mon identité avec celui dont je portais le nom, et qu'en attendant j'aurais le désagrément de passer plusieurs jours dans une prison. Je me déterminai, en conséquence, à dire qui j'étais, et cet aveu me soulagea d'un grand poids. Je rends toujours mal un rôle emprunté. Alors on convint de me mettre en état d'arrestation dans une auberge. A Fexception de quelques impertinences du maire, j'eus lieu d'être satisfait des égards que les autres administrateurs me montrèrent.

Je dînai mal ; je voyais dans le lointain la joie que mon arrestation allait causer à mes ennemis, et les crimes qu'ils allaient m'imputer. Mais, en examinant ma position, je sentis qu'il fallait me résigner à tout , et supporter mon malheur avec cette décence et cette dignité qui ne doivent jamais abandonner un républicain dont la conscience est irréprochable.

Le département envoya, sur les cinq heures du soir, chercher mon compagnon de voyage, pour l'interroger. C'était au moins une imprudence, car notre arrestation avait déjà mis tout Moulins sur pied; et, sous mes fenêtres mêmes, on nous qualifiait de traîtres.

Quoi qu'il en soit. Souque y alla. C'était un moment bien cruel pour lui; lui, répandu, avant la révolution, dans les sociétés les plus brillantes, et qui n'avait vécu qu'au milieu des arts agréables ; lui, réduit à braver les fureurs d'un peuple prévenu. Il soutint (*,ependant ce rôle pénible avec courage, répondant à tout avec fermeté. Il était nuit lorsqu'il revint. La foule qui l'entourait était considérable, on l'insultait, on demandait qu'il fût mis en prison, on le menaçait de la guillotine, on parlait de l'égorger. La garde était peu nombreuse. Souque m'a avoué qu'il n'avait pas cru survivre à cette scène. La mort de Foulon, dont il avait été témoin, lui revenait sans cesse à l'esprit; il craignait à chaque instant un sort pareil; oX il sollicita plusieurs fois l'officier de garde nationale qui ] accompagnait , de lui donner un pistolet pour se tuer au momt;nt où l'on voudrait le traîner à la mort.

Cependant il parvint à remonter à mon appartement. La

BS BBISSOT. 469

foule le soÎTit; j'entendis ses ru^sscments. Souque^ pâle, in« terdit', se jette à mon cou^ en me disant que nous n'avons plus que quelques instants à vivre. Je le supposais en délire^ je le lui dis. Il me répondit que je n'avais pas vu la multitude furieuse, qu'elle allait nous assaillir, que déjà elle était à notre porte. En vain le procureur de la commune, et d'autres personnes, cherchèrent à le calmer, en l'assurant que le peuple de Moulins s'était toujours soumis aux lois, qu'il n'y avait pas de massacre à redouter... J'étais plus accoutumé que Souque à ces rages d'une multitude égarée; j'en avais été tant de fois le témoin et l'objet à Paris ! Je continuai de causer très-tranquillement sur TAngletcrre, avec un officier municipal. Cependant le maire, qui s'était déclaré mou ennemi, me témoigna des craintes; il me dit qu'il ne répondait de rien, qu'il n'y avait qu'un seul moyen d'apaiser le peuple, c'était de nous rendre à la maison d'arrêt, parce que les représentants du peuple ne devaient pas avoir d'autre prison que les autres. J'objectai qu'il y avait un décret formel qui mettait les députés en état d'arrestation chez eux; puis, requérant l'exécution de ce décret : « Je ne sortirai pas d'ici, ajoutai-je, qu'on ne m'en arrache parla force, et je vous rends responsable de tout. Vous m'avez assuré que le peuple de Moulins était soumis à la loi, faites-la lui connaître. 11 doit obéir à la Convention et au département, n Le procureur de la commune fut de mon avis, il me répondit de faire respecter la loi; et, se présentant avec courage à cette troupe de forcenés, il menaça les plus mutins, et exhorta les bons citoyens à se retirer chez eux. La harangue produisit son effet, la place fut promptement évacuée.

Le département expédia aussitôt un courrier à la Convention. J'y joignis une lettre qui fut mutilée à la lecture et daus le Moniteur. On voulait me dégrader.

Je passai dix jours à Moulins assez tranquillement, quoique on s'assemblât de temps à autre sous mes fenêtres, et que l'on y tint alors force propos qui n'étaient pas très-rassurants pour moi.

Dans le commencement, je reçus la visite de Quelques ad- IV. 27

4am xinaiiEs.

minislaralieurs et offieicrs nnaéeipftia; maà& 1« maratisme qui terrifiail MouIîds coiaiD6 les autre» petite» vilks^ eut bientôt rendu les visitevra suspecl», eu soirte que je ne tardai, pas à me trouver dians l'isolement le plus complet Je m'étais bien aperçu que le» aidmini^ratetti». édairés étaient daos^les bons pnnGHtes^maislà^ ceamme aiUieuars, iJâ ft'oaaÂent fiaireface aux brigands, et, pour kur complaiiiey ils affectaLent des senti' méats qa'iis éiaii«nt loin de paotager.

Deux aif entures troublèrent ma solitude : l'hfôtoire du district de 6«uinat, dont on a £ait tanit de bruit» fut la premiènev

Veioi Tàvire : il était minuit^ je lisais tranquillement dans mon M, tout à coup il se fait dans la rue unâ grande rumeur; yen demande k eause. On m'annonce qu'un étranger ¥ieiiil ^être arrêtée L'ttètesse me le dépeint , et me dit que c'est iSKi BNMnmé Marat; i^ j araîA qaeîque ressembknce dans le périrait ^'el)e> m'ea fit; maîs' Marat à Moulins!... le fait n^était pas croyable': n'importe, je ne pouvais tarder à apprendre la vérité*. A peine ai-je reprie ma kcUue, que j'entends Foffîoier de garde défendre au2 senÉineiite& qui étaient à m» porte de me laisser sertkr, et même communiquer airec Sotique> sohaBrt l'usage. Alors je jugeai que j'étais pour que¥q[ue ebese dans l'arrestation de cet étranger. Quel qu'il fût, ma conscience ne me reprochait rien, je n'avais rien à redouter, je m'endbrmîs pai9iblem«nt.

EUeui heures après on ni^éveilk pour me raconter ïbistoire de l'inconnu : c'était l'Espagnol Marebena qui venait n'apporter des seeotirs; on le retiirt prisonnfeip.

Le jour de mon départ de Moulins fut un spectecte. pour les habîtants de cette ville, fi avait été annoncé pour sept heures du soir, et, dès trois heures, la place, qui est assez grande, était remplie; les fenêtres et les toits même étaient couverts de spectateurs. Je ne pus déterminer quel sentiment rassemblait cette multitude. Je m'attendais à des injures , à des outrages, à des menaces, et je m'y résignai sans effort. Je sentis avec plaisir que le plus grand calme régnait dans mon âme. Je traversai une haie d'hommes qui semblaient

DE BBTSSOT. 471

tous étonnés que ce petit individu fût Brissot. Je ne sais pourquoi le vulgaire se représente toujours un homme célèbre avec grande taille et une figure vénérable. Je montai dans la voiture et y restai pendant quelques minutes exposé aux regards des curieux. Quelques cris de scélérats qui vociféraient : à la guillotine 1 retentirent dans les airs; je n'en fus pas ému. L'image de Phocion, limage de Sidney m'étaient présentes, et je ne les aurais pas démenties. Je n'accuse pas tout Moulins de cette barbarie qui insulte et punit l'accusé avant de l'avoir entendu; mais j'aurai éternellement à faire ce reproche à cette ville : un des plus zélés défenseurs de la liberté y a été dans les liens, et il n'a pas vu une seule larme couler sur son malheur; pas une consolation ne lui a été offerte.

Un courrier nous précédait. Il annonçait mon passage, et il était facile de me distinguer, car j'avais un^cortége de trois voitKbres. Cependant, jusqu'à Montargis, j'observai pltis de cttfiosité et de stupeur que de malveillance dans les regards.

Montargis, qui avait été presque le tombeau du philosophe Manuel, ne devait pas me préparer une brillante réception; aussi fus-je accablé d'injures en y passant. TJn canonnier surtout était acharné contre moi. Un de «es confrères l'arrêta en lui disant : Il n'est pas jugé. Je fus tenté dix fois de haranguer cette multitude; soit timidité, soit orgueil, je gardai le silence. On arrêta à dessein ma voiture près d'un corps-degarde , et elle fut bientôt entourée et couverte d'êtres à figures hideuses qui laissaient entrevoir un regret , celui de ne pas boire mon sang à l'instant même. Rien ne m'a mieux peint le spectacle d'une danse de cannibales autour de leur victime attachée au fatal poteau, que la vue de ces monstres qui m'annonçaient avec un air de jubilation la guillotine prochaine... Je ne fus pas inquiet malgré leurs fureurs, mais mon âme était navrée. — Voilà donc, me disais-je, les hommes pour lesquels tu as sacrifié tes veilles, ton repos, ta famille, tout ce que tu as de plus cher! Fasse le ciel, m'écriai-je, la larme à l'œil j que mon exemple ne décourage pas les vrais amis de

472 MÉHOIBSS DE BRISSOT.

la liberté ! Mais la république est encore loin de Montargis: il n*y en a point sans la justice.

Je craignis une scène encore plus fâcheuse en arrivant de jour à Paris. Le commissaire qui m'accompagnait prit les devants pour savoir, du comité de salut public , où je descendrais; on m'assigna la mairie , en attendant que je pusse aller chez moi. Je m'y rendis avec confiance. Là encore , il me fallut essuyer les invectives de trois mégères, et l'insolente obligeance d'un maire dont je repoussai avec dédain les offres de service. Le lendemain , on me signifia l'acte d'accusation lancé contre moi

Ici finissent nos extraits des Mémoires de Brissot. Les moindres circonstances du procès des Girondins et de leur niort sont trop connues pour que nous n'arrêtions pas au seuil de la prison, c'est-à-dire de Péchafaud, ces confidences à la postérité dont la rédaction occupa les loisirs d'une longue détention. Ce que nous en avons reproduit suffit amplement à notre but, qui était de donner une idée juste d'un caractère et d'un talent trop méconnus, en môme temps qu'un tableau curieux des mœurs, politiques et littéraires durant les années qui précédèrent la révolution. (L.)

TABLE DES MATIÊEES

CONTENUES DAN» CE VOIiUMB.

PaffM.

IUTBODtJCnOH là MOX

Chap. 1**» — Captif, et arrivé à cet âge où Bousseau fit nn examen général de sa Tie, Brissot vent l'iniiter, et profiter de la solitude de son cachot pour écrire ses Mémoires. — Sa naissance. — Singulière critique dont elle fat l'objet. — Le marquis de Lucbet et Uorande. — Safamille f S

Ohap. II. — Éducation de Brissot. — Ses préjngés d'enfance. — Lajpro- /esston d€ foi du Vicaire savoyard éclaire son esprit. — Ses idées irréligieuses le brouillent ayec ses parents. — Il est au collège avec Guillard, auteur û! Œdipe à Colone. — Ses rêves de républicanisme. — Son admiration pour Cromwell. — Son amitié pour Blot, ami de Clavière et de madame BoUand 11

Chap. m. — Brissot quitte le collège. — La physique et l'abbé Jonmois.

— L'étude du procureur. — Bouvet, de rassemblée constituante. — Sergent, de la Convention. — Le droit canonique. — Le premier écrit Ii(me démoiquée. — Étude de l'anglais. — D'où vient le surnom de •Warville. — M. d'Anton. — M. de Bobespierre. — Le décret de paix et de guerre. — Bobespierre et le petit dauphin. — Lettre de Bobespierre à Camille Desmoulins. — Bobespierre chez Brissot. — Béponse

de Camille à Bobespierre 22

Chap. IV. — Étude de l'italien avec Bouteroue, député à la Convention. — Études diverses. — Court de (ïébelin. — La censure. — Le président du musée. — Embarras de Gébelin. — Dureté de ses amis. — Leur générosité après sa mort. ~ Le comte d'Albon. — Le mausolée de Fran- Donville. — Projet d'ouvrage abandonné. — Dom Mulet prieur des bénédictins. — Veaugeois; président du comité d'insurrection du J.0 août.

— La traite des noirs 3^

Chap. V. — Brissot veut se faire bénédictin. — Sages conseils de Dom

Mulet. — Combats entre l'athéisme et le déisme. — Publication des Lettres phUotopMques sur saint Paul. — Quelques opuscules : la parodie du JStabat, — Philosophie d'une femme de dix-sept nnâ. — Suicide. —

474' TABLB

Le procnreur Noneau. — Dissôrtation soi le vol et la propriété. — Cette démonstration est déterrée par Suard, André Ohénier et Morellet.

— Médisanoes et calomnies dont elle est Je sujet. — L'abbé Chastes prêtre, aristocrate et depuis athée et démagogue à la Convention 85

Ohap. VI. — Arrivée à Paris. ^ M. Aianon et M. Legcain. — Le bourreau de Boissons. — Paris et les spectacles. — Les gens de lettres. — Laharpe. — Marmontel. — Dndoyer. — Les drames anglais. — Ducis. — Lemière. -^ Les acfceurs de la Comédie française. — Mademoiselle Dumesnil. — Mademoiselle Gaussin. — Mademoiselle Clairon & Anspach.

— Lekain. — Dugazon, aide de camp de Sauterre. — Les parades. — Monvel. -^ Mademoiselle Mans. — Hébert 41

Ohap. VII. -— M. Nolleau. — L'abbé Coyer et Voltaire. — Le curé de Sainte-Geneviève. — Les prières & la Vierge. — Conversion et mort de M. Nolleau. — Madame Nolleau. — Les mouchoirs à la Wilkes. — M. de Gouves et l'abbé Traray. — L'administration du contrôleur général. — L'éloge de Maupeou. — Le partage des trois cent mille francs du comte de Clermont. — Marat, M. Guérier et l'abbé Terray ^0

Ohap. VIII. — Linguet. — Accueil qu'il fait à Brissot. — H rengage à travailler à son journal. — Lettre de Linguet. — Réception de Laharpe à l'Académie. — Critique de Linguet à ce sujet. — Le libraire Panckouoke. — Intrigue académique. — Épigrammes de Linguet. -~ Suard et Laharpe font supprimer son journal. — La reine essaie en vain de le protéger auprès de Louis XVI. — H quitte la France 69

Chap. IX. — Le journal de Clément et de Palissot. — Clément. — Palissot et J.-J. -Rousseau. — Jugement sur une édition des œuvres de l'auteur de la Dunciade. — Les commentaires et les notes. — La Dunciade, — L'homme dangereux. — Intrigue comique. — Le pardon de Jean-Jacques. — La brochure de Brissot contre les Jacobins. — Opinions courageuses de Palissot sur les anarchistes 68

Chap. X. — Brissot compose les tables du journal de Liognet. — Ce que c'était que les Annales politiques , civiles et littéraires. — Mademoiselle Sainval rayée de la Comédie française. — Mot de Linguet qui semble prévoir la révolution de 1789. — Enthousiasme pour son talent.

— Illusion dissipée. — Linguet au club des Cordellers. — Le secrétaire de Marat. — Pourquoi Linguet n'a pas défendu les États de Bretagne. — M. Mazade. — Le cheval du duc des Deux-Ponts. — Les cent

. louis de Dorât —Les cadeaux de la figurante de l'Opéra, — La Cacomonade, par le docteur Pangloss. — La Chalotais. ■— Ses ouvrages ne sont pas de lui. — Madame Lem lui fait passer dans sa prison les Mémoires qu'il prétend avoir écrits avec un cure-dent 74

Chap. XI. — Robespierre et Brissot clercs de procureur. — Guillard. —

— Vie de poètes. — Indigence et travail. — Les brochures. — La femme bel-esprit. — Le Pot-pourri et la lettre de cachet. — L'officieux exempt. -« Les propositions de M. Goupil. — Maladie. — Le docteur Donbîet. — Le perruquier docteur. — Remède merveUleux . , 83

DES HATIBBES. 475

PAffM.

Cbap. Xn. — Labenao, érôqne de Chartres. — L'abbé LnbetBaô ita Falais-Boyal. — L'évêque convertiseant la femme d'un cocher du comte d'Artois. — Le drôle de billet. — La double amende et l'exil de Monseigneur. — Cest l'erreur d'un abbé de cour. -^ Le prélat philosophe et constltiitiottnél à la veUle des états généraux. -> Bleyès, Pétion et Brissot, ou le conseil privé d'un éTêque. — Les deux galériens. — La chaîne se rompt. — Goutte et les curés. — La religion de l'Ét,at. — Les protestants catholiques. — Le comte de Montlosier. — Lubersao excommunié. — L'institution des religieuses de Ohartres. — Le cathéehisme. — - Ce que c'était qu'un Intrus. — Regrets à une ancienne amitié. La comtesse de la 8einie. — Ses lettres à Brissot sur Sieyès, Pétion; la doc d'Orléans et leur élection à l'Assemblée nationale 90

Chap. Xm. — Betonr & Paris. — Réunion aveo Gulllaid. — L'amitié n'est qu'un mot. — L'embarras des finances. — Les petits soupe» du poëte. — Le dîner du savant. — La TTiéoriê des lois criminelles. — Le PyrrhonttrM universel, — Lettre & d'AIembert. — Ses deux réponses. — Générosité des philosophes. — D'AIembert et madame OGimeiUe. -<- Hàdame Corneille et Larive 99

Cbap. XIV. " D'AIembert et madame de Tencin. — Mademoiselle de l'Espinasse. — Les bureaux d'esprit. — Madame do Fonrqoeaz et le chevalier d^Éon. — Madame Dupin. — Madame Softrd. •— Madame Neoker. — Madame Geoffrin. -^ Madame Doublet. — Baobamnont eb l'Abbé Xaupi, — La présidente de l'école de médecine. -^ Le nouveau Pot-pourrt 1 Ofi

CuAP. XV. — Les expédients potir vivre. — Gaillard et l'actrice de l'Opéra. — Les amours. — Le bijoutier. — Le baron allemand. — Le comte Schmetau. — La loge maçonnique. — Bonneville et Thomai Payne.— Fin de l'aventure du bijoutier. lU

Chap. XVI. — Le testament politique de l'Angteteife ; M. de Vergennes eb M. Swinton. — Le journaliste anglais. — Les adieux à Guillard, aux deux actrices. — Un dernier coup d'œll sur Paris. — - Les grands événements du jour. — Benjamin Francklin. -~ Voltaire* — La première représentation d'Irène, — Le duo de Bourbon et le comte d'Artois. — ^ Aflaiie du bois de Boulogne. — Les petits-fils de Francklin, et len» talons rouges. -— Souvenirs d'une visite de Brissot à Francklin, en Amérique. 118

Chap. XVn. — Rencontre de Voltaire chez M. Horeau. — Stupidité du procureur. — L'escorte du poëte. — Brissot pourra dire, j'ai «ti Voltaire,

— H voudrait pouvoir dire, je lui ai parlé. — Tentatives & ce sujet. — La préface de la Théorie des lois criminelles, — Le marquis de Vilette.

— Son portrait. ~ Il se charge d'une lettre de Brissot. — Réponse de Voltaire. — J.- J. Rousseau. — Brissot veut lui offrir d'être son garde- Bialade. — La comtesse Dubarry. -» La faute en est aux Dieux qui la firent si beUe. ~~ Mirabeau. <~ Laclos. — Madame de Nehra. -» Madame de Genlis. — Ses sentiments oonstitutionn^ et républicains peut-être»

— Portndti de madame Dubuiy par Mirabeaa.*..* • •• 120

476 ÏABLB

OsAP. ZVin. — AniTâe à BooIogne-siir-lCer. — Une famiUe anglaise. — Les Gascons de l'Angletetre. — Fanfaronnade de Johnston. — La morale d'Arétin. — Le cadet écossais. — Oe que c'était que M. Bwinton.

— Les hauts faits de ses aXenx. — Ses denx frères. — Lord CliTe. — Les diTers métien du znaiin. — Spéculation à l'anglaise; une femme de dooae ans. — La belle-sœnr dn comte de Lanragais. — Les idées de Bwinton snr le mariage. — Les enfants natnrelfl, et les lois anglaises. — Portrait de mademoiselle Félicité Lefèvre et de ses enfants. 133

Oeap. XIX. — Le Courrier de V Europe» ~ Il rérèle les grands orateurs et la constitution de l'Angleterre. ^ Les libertés anglaises. — C'est 1à qu'est le peuple-roi. — Lord Stormond, ambassadeur en France. — Lord Maosfield. — Lord d'Arbburton* ~ Projets vertueux du journaliste. — Trarauz littéraires. — Promenade au bord de la mer. — Les sociétés de Boulogne. — Brlssot voit pour la première fois celle qui doit ètie sa femme. «- Amour et discrétion 188

Ohap. XX. — Derniers souvenirs de Boulogne. — Promenade de nuit. — Scènes fantastiques. — Désespoir d'amour. — Le suicide. — La jeune femme est vite consolée. — Autre suicide. — Adieux d'un philosophe an magnanime tiers-état et «i clergé. — L'avenir de Brissot se rembrunit.

— Bon journal et censuré. — - L'abbé Aubert. — Nouveaux projeté de Swinton. — Il tâche de se débarrasser de Brissot. — Voyage en Angleterre 144

Chap. XXI. -*- Nouveaux projets de Swinton. — Départ de l'Angleterre. •— L'abbé Batte et sa gazette scandaleuse. — Les comptes de Swinton.

— Betour à Paris. — Brissot écrit & son père. — La réponse de l'abbé de Langle. — Le bureau d'esprit de madame Hénique. — Sylvain Maréchal.— L'^ltnanacA dei Aonnétef 9«n<. — Saint-Lasare. — Le Journal deParis. — Encore un projet. — Le IHetUmnaire eocUHcuHque de M. Hénique. — Étrange manière de payer les travaux des littérateurs. — Extraits d'une lettre de Brissot à Gensonné. — Départ de Swinton. — Projets de mariage. — Bêla. — Liaison avec MenteUe. — Quelques jours passés au sein des lettzes et de l'amitié. • 150

Chap. XXII. — • Brissot apprend la maladie de son père. — D part pour Chartres et le trouve aux mains d'un confesseur.— Le testament. — Les partages. — La mère de Brissot rêve qu'elle voit son fils englouti dans la mer. -> Elle devient foUe. — De la démence. — Différence du traitement des fous en France et en Amérique. — Bernardin de Saint-Pierre.

— I/hdpital des fous de Philadelphie. — La bibliothèque, le buste de Francklin: les œuvres de Fourcroy. — Le Sylvia de Sterne. — Les hôpitaux conduisent au gibet et aux galères. — Le docteur Chambon.

— Brissot retrouve mademoiselle Félicité Dupont ches MenteUe. — C'est l'instant le plus heureux de sa vie. — Il veut reprendre l'étude dn droit. — n y joint celle des sciences. — L'anatomie et la physique. —

Le cours de chimie de fourcroy 167

Ohap. XXIIJ. — Le docteur Chambon. » Ses ouvrages. — Jl est élu

DES BIATIBRES. 477

Pafea.

maire de Paris à la place de Pétion. — Il assiste à la lectoie de l'arrêt ae mort de Louis XVI. '— Sa voiture conduit le monarque déchu à l'écliafaud. — Grouvell» et Garât. — Pache, maire de Paris. — Les réunions de Mentelle. — Les gens de lettres et le& savants. — Bon estomac et mauvais cœur. — L'abbé Ghoupy et son fanatisme pour la Trinité. — Le Brigant. — Le languedocien et le bas-breton. — La dispute sdentiûque et le saignement de nez de Choupy. — Première idée du lïxtUé de la Vérité. — But de cet ouvrage. — Lablancherie. — Le musée. — L'agent général de> littérature, des arts et- des sdenoes. — M. 'le comte de Bivarol. — Le petit Aîmanach des grands fiommet. — Le journal de Lablancherie. — Brissot va & Beims acheter un diplôme d'avocat. — Son examen. — Les eunuques peavent-ils se marier ? — Le stage. — Brissot, pour éviter d'être proscrit avec son ouvrage sur les lois criminelles, abandonne la robe de Scaramouche et le barreau 164

Ohap. XXIV. — Brissot se livre entièrement aux sdenoes et à la littérature. — Les découvertes que Marat annonce sur la lumière et sur le feu lui font r^hercher sa connaissance. — H se lie avec lui d'une étroite amitié. — Marat lui raconte quelques circonstances de sa vie. — Ses liaisons avec Catherine Kaufman. — Ses succès prodigieux dans la médecine qu'il avait pourtant abandonnée pour la physique. — Ses remèdes et ses bouteilles. — De ses procédés en médecine. — Il veut se faire ouvrir le ventre pour se guérir d'une colique. — Sa dureté envers les autres, U l'exerce envers lui-même. — Ses travaux pour humilier l'Académie des sciences. — Le n«e plut ultra de son ambition. •— Son traité sur les principes de l'homme. — Voltaire le persifle. — Marat n'a jamais obtenu justicedans le cours de sa vie. — Injusticeàson égard. — Querelle de Brissot et du géomètre Lnplaoe, au sujet de Marat. — Le chapitre du préjugé académique, ou récit fidèle de cette dispute. — Brissot y a peut-être porW trop de dureté. — Égoïàme de Marat. — Quoique taillé en sapajou, il trouve pourtant le secret de plaire à la

marquise de L Esprit et amabilité de cette femme. — Marat ne

Be borne pas auprès d'elle au rôle de médecin. — Sa violence dans la

vie domestique. — La marquise de L Marat lui a sauvé la vie. •—

Mot féroce et trait de générosité de Marat 178

Ghaf. XXV. — Lettre de Marat. — Cause de son amitié pour Brissot. — Marat fait lui-même ses articles sur ses ouvrages. — Il accable d'injures Volta qui semblait douter de rinfaillibilité de son génie., — Brissot rend justice à ses connaissances en physique. — Franklin lui-même a rendu hommage à ses talents. — L'Académie des sciences fait supprimer un rapport qui lui était favorable. — Acharnement de Marat pour obtenir un éloge de cette Académie. — Stratagème qu'il emploie pour réussir. -— Position précaire de Marat. — Il n'était point vénal. — Son unique passion. — Son opiniâtreté, ses moyens pour parvenir. — Il fut en tout comédien et polichinelle ; flagorneur de la multitude et tribun avant d'être tyran, — Sin^ières co&fidenœs. — Ué^ de Mar^t pouc.les ï^

478 TABLB

bespière et Ue Danton. -^ S vent se battre avec Charles. — H menace la Convention de se Xxctûet la cervelle. — L'idée de la Bastille lui faisait penr. — Lorsqu'elle fut pai terre, fï prétendit l'avoir renversée. — Autres fanfaronnrades. — Le colonel de dragons. — VAmi dupeupU. — Brissot prdne le preiîiiGr cette feuille. — Son étonnement en la lisant. -* Srissot pardonne à Marat le mal qu'ail lui a fait, mais 11 ne lui pardonnera jamais d'aTOir prêché les massacres et l'anarchie, d'avoir corrompu la morale dn peuple. — Sans morale et sans humanité, il n'y a pa£ de

république. — Portrait de Marat écrit par lui-même 179

Chap. XXVI. — Des spéculateurs littéraires engagent Brissot à traduire Hilton. — U veut associer Marat à ce travail. — Un ouvrage anglais écrit par Marat. — Son indignation à propos d'un éloge de Voltaire. — Moti& de sa haine contre le philosophe de Femey. — L'article de. Voltaire sur le livre de Y Somme. — Bessentiment de Laplace contre Brissot, au sujet dn dialogue du Sceptique et du Géomètre, — L'abbé Miolan, Letoumeur, Mercier et Charles Fougens chez Marat. — Marat voudrait se lier avec Fourcroy et Lavoisier. — H accuse Lavoisier d'avoir pillé Cavendish. — Lavoisier. — Estime de Brissot pour ses tfJents comme chimiste. — H fait moins de cas de ses lumières en politique et en finances. — D attaque le commissaire du trésor. — Buzot, — M. Devaisne.

— Lavoisier donne le projet des murailles de Paris. — Lettre de Lavoisier à Brissot, sur sa nomination de commissaire du trésor 189

Chap. XXVn. — Brissot publie sa Théorie des lois criminelles, — Voltaire et la Société économique de Berne. — Situation de l'Europe sons le

. rapport de la législation. — Zamoiski. — Campomanès. — Jugement de Brissot sur son ouvrage. — Hobbes et le règne de la Terreur. — La bibliothèque de milord Devonshire. >- La législation anglaise. — Le comted'Albon 19é

Chap. XXVm. — Les journalistes et la Théorie. — Lacretelle. — Brissot

' reçoit des encouragements de quelques hommes célèbres. — Delisle de Sales lui fait présent de l'un de ses ouvrages. — L'avocat-général Servan. — Le président Dupaty. — Contraste entre l'accueil que les jurisconsultes font à Brissot et celui qu'il a reçu jadis des philosophes. -^ Les conseils de Dupaty et ses observations font apprécier à Brissot le juste mérite de ses ouvrages. — Lettre de Dupaty SOU

Chap. XXIX. — La Bibliothèque criminelle. — Les deux prix d'académie. —Les critiques des journaux. — Lacretelle. — M. Garât et le Mercure.

— Les ordonnances du règne de Louis XIV. — Sources des liaisons de Brissot et de M. Garât. — Beproches do Brissot adressés à M. Garât. — Les massacres de septembre. — Pétion, Bobespierre, Danton et Marat.

— La conspiration du 10 mars. — La lettre, du comte de Pontécoulant.

— Vaines tentatives de rapprochement. — Justification d'Hébert. — Différence entre le ministre et le citoyen', l'homme privé et récrivaia. . • 207

Chap. XXX. —m. de Miroménil. —Le parlement. —L'abbé Delaooorb.— L'abM SabftCbier. — Son ouvrage aux rozigioe de la poisBanoetempoc^Di

DES MÀXlifiBS. 479

fcs papes. — Bdssot académiotoa.— Voyage à Qh&Ioi». — ïm aoadèmiea 03 proTÎnoe. — Conoerts ches Hentelle. — démenti. — Desforges d'Hurecourt. — Penean, auteur de MitHm. — Mtiaits de sa conversation.

— Ses amours pour une religieuse. — D veut purifier na journal de la cour. — Projets de Brissot pour renverser la royauté, r- Plan du lycée de Londres. ■— Villar. — Ses minauderies. — Les oomplaisanoas pour les philosophes. — Visite à Élie de Beaumont, — Les belles promesses.

— Charlatanisme philosophique et patriotique..... 217

Chap. XXXI. — ViUar. — Le Toul<ms«n et ses gasoonnades. — Voyage à

Lyon. — Dijon. — Guyton de Morveau. — M. Poupignon, — Séance d'académie. — M. de Juigné, évèque de Chàlons. — Ses bonnes et mauvaises oeuvres. — Il sauve une femme d'un jtm^tw'Iû et proscrit les jansénistes. — Il succède à Christophe de Beaumont. — Son f^m^ti^miift.

Le député-archevêque chez Louis XVI. — Les huées du peuide. — Le peuple est vindicatif et ingrat. — La croisade contre la France. •^' La diligence de Lyon. — Le comte d' Astier. — L'apothicali» de madame de Cknlis, et ses souris blanches. — La nièee vaporeuse. — Bencontxe du comte et la comtesse du. Nord. — La dfligenoe d'eau. >- Lee bords de

la Saône. — La jolie batelière. — Arrivée chea Blot , , 225

Chap. XXXII et XXXUI. — Setvan. — Brissot lui fait une visite à Lyon. — Son esprit dans la conversation. ~ I«s Con/etëens de J.-J. Bonsseau. — * Servan se propose d'écrire contre cet ouvrage. ~ I«s |dus grands détracteurs^des CoPi/htriotu de J.-J. sont les ptos grands partisans de Voltaire. — Leur injustice. ~ Comparaison des Mémoire» de Voltaire et des Cotv/'aHonê de Bousseau. — Entretien sur le JBtèeb de louis XIV, — Générosité du grand r&i injustement louée par VoLtaire. — Son despotisme excusé. — Servan aime avant tout sa liberté.

Crainte que lui inspire la Bastille. — Lettre de Serran & Brissot • S31

Chap. XXXIV. — r Visite à H.. Poivre. — Délice» de son habitation sur les bords dâ la Saône. — Sa oharmante famille. — Son accueil bienveillant. — Son aimable et douce philosophie. — Sa modestie et ses ouvrages. — Son neveu Sonnerat et le voyage à la Chine. — L'abbé Baynal et le nègre de Madagascar. — Beniowski et M. de Saitines. -* Ce qu'eût été M. Poivre dans la révolution. — Quelques notes sur sa via ^ M. Dupont de Nemours mari de la veuve de M. Poivre. — M. Polvit échappe aux jésuites. — Perfidie dont il est victime dans les Indoa. «- Combat sur mer. — H perd un bras dans le combat. — n ne pourra plus peindre. — Sa mission à la Cochiuchine. ~ Il eu rapporte le poivrier et les différents arbres à épiées qui enrichissent rî'e de France,

dont il devait un jour être l'administrateur suprême. 286

Chap, XXXV. — Le lieutenant de police de Lyon. — L'ami de Tmgot. — L'avocat et l'homme de lettres. — Hommage rendu au mérite dp Proit de Boyer par Voltaire, Campomanea et Bomtzaw. — Maurepafi et Yergennes lui adressent Joseph II. — Entretiens de l'Empereur et dd jurisconsulte, — Les coudes sur la taWe. — Joseph II et les Hongrois.

480 TÀBLB

— Bithlani et VéimstMon. — La nation charmante. — L'amitié ponr le roi de Pnuse. — Les Tores. — Les spectacles et les piètres. — Discrétion de ProBt de Boyer sur ces entretiens. ~ Il craint d'indisposer YoltaJie qne Joseidi n avait évité. — Les panckonckisteB. — Brays.

— H. Dnsôlell. — Le gentil Lacretelle. — Portalis. — Gilibert et le roi de Pologne. — Le pamphlet du comte de Fortia et de Charles Fongens ^ 343

Obap. XXXy I. — Le ministre Frossard. — Les Mémoiret de Blair. — Le prêche des protestants. —La cène. — La comédie. — La sœur Nancy. — Les Broteanx. — Les benqtierontes à Lyon. — Les portraits des éche- Tins. — H. Desforges. — L'exeroibe de collège. — Les jésnites à Lyon.

— Mes frères il n'y a point de Portugal. —Le jésoite et la jeune fille. — Cétait m énuque. —La Bibliothèque. — L'Oratoire. —Le père Bonbler.

— La morale de Sénèque. — La guerre contre Genève. — M. Francis d'Ivemois. — Son patriotisme de ce temps-lA. — Ses écrits. — Il imprime les œnvres de Rousseau 249

Obap. ZXXYII. — Départ de Lyon. — Les fourgons de l'armée de Jau- Qoort. — Le Fhiladelphien à Genève. — État de cette ville. — Les négatifs. —Les représentants. — Portraits de Gtenévois. républicains. — D'Ivemois. — Hommage aux Genevoises de 1782. — BUes ont bien changé. — Clavièie. — Durovray. — Grenus. — La montre des gtenadieis de Jancoort. — Fuite sur lelao. — La famille de Clavièie. — Les lettres de Calvin. — Le pouce embaumé de Bichelieu. — Senne- Uer. — Délno. — Saussure. — Le pasi»ur Yemes. — Souvenir d'une promenade de Boossean sur le lac de Genève. — Troncbin et Voltaire.

— BfEroi du philosophe à l'aspect de la mort. — Boussean laçant le corset de mademolsellB Levasseor. — Mallet-Dupan. — Ses critiques lourdes et méchantes. — Sa lettre à Lingnet contre Voltaire. — U déchire Brisaot après son départ de Genève 256

Ohap. XXXVIII. — Pèlerinage à Femey. — Les Délices. — Le marquis français. — L'égBse et le chÂteau de Femey. — Le marquis de VUlette.

— Le frère de Maiat. — Source de la haine de Marat contre Glavière. — Départ de Genève. — Bayle et le château de Coppet.— Aubonne et Tavemier. — Lausane et Servan. — Berne et Frsndenaicfa. — NeufckAteL Le banneret d'Osterwàld. — La ministre Bertrand. — 3Ceicier. — Le tableau de Paris» — L*hUMre phUatophique dee Indes de Raynal. — Dn» et M. Pope. — Arrivée des proscrits genevois à Neufohfttel. — L'ami de Bousseau. — Bienfaisance de madame Dupeyrou. 363

Chap. XXXIX. — Anedoctes sur J.- J. Bousseau contées par M. Dupeyrou. ^ Les pierres de Motiers-Travers. — Querelle de Hume et de Boossean racontée à Londres par Xirwan. — Mademoiselle Levasseor.

— OfEre généreuse de M. Dupeyrou à Bousseau. — Ses concitoyens expient leur conduite à son égard. — Soumission de Genève. — Arrivée des proscrits à Neuf chÂtel. — Injustes reproches qu'on leur adresse. — Ingratitude à leur égard, — Os 9re des coups de fusil à Olavière. —

Page 1