‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 110 sur 209 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Je me plaignis des luttes que j’avais eues à soutenir contre les envahissements de l’hôtel de ville ; de l’indifférence qu’on affectait pour le corps des montagnards et pour la garde républicaine, qu’on avait écartée des cérémonies publiques, et notamment du programme de la fête du 14 mai; enfin, du refus de sanctionner les nominations d’officiers dans le Moniteur.

Dans l’état où étaient les esprits n’eût-il pas été imprudent de ma part d’envoyer ces troupes pour empêcher les manifestations de parvenir jusqu’à l’Assemblée, à moins que je me fusse mis à leur tète, ce qui m’était physiquement impossible. N’avais-je pas aussi dû croire que le pouvoir et le président avaient pris des mesures extraordinaires.

Je terminai en ajoutant que j’étais prêt à résigner mes fonctions, et ne désirais que la paix nécessaire pour m’occuper de mes affaires personnelles, que j’avais toujours trop négligées jusqu’à ce jour.

M. Garnier-Pagès prétendit que si je résignais mes fonctions, j’étais appelé à rendre encore des services à la république, et qu’une mission de haute importance me serait confiée. Je répliquai que, si je me retirais, je ne

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