DEUXIÈME PARTIE
tre pour avoir des armes et des munitions.
Il ajouta qu’il voulait armer de braves patriotes qui feraient des patrouilles autour du ministère des affaires étrangères déjà menacé, protégeraient la sécurité publique, et le garantiraient lui-même contre des attaques probables.
Sans en appeler aux souvenirs de l’entourage de Sobrier, les témoignages de mon secrétaire et du capitaine d’armement qui ont eu, ainsi que moi, l’ordre en main, ne peuvent laisser aucun doute à ce sujet. Au besoin, la loyauté de Sobrier ne manquerait pas, j’ose le croire, à la vérité.
Je fis la demande d’armes et de munitions, conformément à la lettre ; mais j’eus soin toutefois d’en retenir la majeure partie à la préfecture pour les diverses troupes qu’on y organisait.
Cet ordre ne m’étonna pas dans un moment où tous les pouvoirs étaient contraints de s’entourer d’une force dévouée. Déjà, le ministre de l’intérieur avait pris à la préfecture une garde de cinquante hommes. Les autres ministères étaient plus ou moins gardés par des citoyens.
Quelque temps après, le général Courtais