DEUXIÈME PARTIE
200 hommes à larges chapeaux gris, habit et pantalon noirs, portant pour tout signe distinctif un brassard tricolore, ont, depuis la Bastille jusqu’au Champ de Mars, maintenu la discipline au milieu de cet immense cortège.
Le peuple comprenait que tous ces hommes étaient peuple comme lui, et il leur obéissait.
Le matin, dès cinq heures, à chaque station indiquée, on voyait sur les boulevards les préparatifs de chaque corporation, préludant à l’embellissement de son chef-d’œuvre. Les jeunes filles se réunissaient à la bourse et au ministère de la marine, pour y recevoir leurs couronnes. La plupart, bien certainement, n’avaient pas dormi; quelques-unes même ne s’étaient pas couchées, tant elles attachaient d’importance à cette cérémonie.
Dès quatre heures, le Champ de Mars était déjà envahi par une foule nombreuse.
Beaucoup cependant doutaient encore que cette fête eût lieu, et la veille, les ouvriers des échafaudages avaient même refusé de travailler. Aussi, à dix heures, plusieurs trophées étaient encore inachevés. Les jardins et amphithéâtres adossés à l’école militaire étaient loin d’être terminés.
Néanmoins, tous les corps invités et de nom-