CHAPITRE XV II
Dans cette extrémité, les dames mourant de faim, les délégués étrangers, tout le monde invoquait les autorités pour obtenir satisfaction.
Le conservatoire porta plainte au ministre du commerce, le citoyen Flocon, qui fut sur le point de signer gravement un bon pour un tonneau d’eau.
Les blessés de février s’adressèrent au citoyen Ledru-llollin , qui, quoique membre du gouvernement, n’avait aucun pouvoir direct.
Les jeunes filles présentèrent leur requête au directeur des beaux-arts, le citoyen Charles Rlane, qui regretta bien de n’avoir pas la baguette de Moïse pour frapper le rocher. Enfin l’intendant, le factotum de la chambre, le citoyen Degousée, vint au secours des commissaires, et tout arriva en abondance, quand il n’y eut plus besoin de rien.
Ainsi se termina cette fête qui coûta plus d’un million, et qui mérita si bien son nom de Fête de la Concorde, qu’un mois après, le peuple avait repris les armes pour réclamer les conséquences de février !