DEUXIÈME PARTIE
tous ceux qui refuseront de s’engager. »
Ne pourrait-on point en conclure que la commission exécutive aurait proposé à M. Émile Thomas des mesures qui paraissaient brutales et dangereuses dans leur application?
La commission a pu craindre que l’opposition du citoyen Émile Thomas ne le portât à faire cause commune avec les ouvriers des ateliers nationaux, et qu’il ne devînt leur chef naturel.
Le citoyen Émile Thomas, dans une lettre justificative, parle des services qu’il a rendus au gouvernement.
En effet, il avait cherché à imposer aux ateliers nationaux les listes électorales de l’hôtel de ville. Plusieurs brigadiers m’ont affirmé, depuis, qu’on les avait menacés de destitution, s’ils ne tendaient tous leurs efforts à faire adopter dans leurs brigades les listes désignées par la direction.
Un pareil dévouement méritait considération de la part de quelques membres de l’ancien gouvernement provisoire!...
Quoi qu’il en fût, la disparition subite du directeur causa dans les ateliers une certaine émotion.
Le ministre des travaux publics sc rendit