DEUXIÈME PARTIE
L’Assemblée insista pour l’impression des pièces, afin de connaître exactement les faits. Une vive curiosité me parut être le premier mobile de cette insistance.
La publication ayant été décidée, je me bornai à demander un délai de trois jours pour avoir le temps d’opposer des pièces contradictoires.
Cependant , ce rapport si profondément empreint de haine et de partialité ne produisit pas tout l’effet qu’en attendaient ses auteurs. Une espèce de pudeur fit penser à beaucoup de personnes qu’on était allé trop
loin. Quelques représentants de la partie dite modérée vinrent me prier de ne point continuer à aigrir les esprits, en combattant par de justes représailles les récriminations du rapport, et de ne pas allumer la guerre civile au sein de l’Assemblée elle-même.
Enfin, toutes sortes de raisonnements spécieux étaient employés pour nous amener à de simples explications des faits.
Le rapporteur, M. Bauchart, sans doute pour se rendre plus intéressant, me pria aussi, par l’entremise du représentant Démosthènes Olivier, d’engager mes amis à se contenir à son égard. 11 recevait chaque jour, avait-il