‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 4 sur 209 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Deux ou trois jours avant le 25 juin , il fut averti qu’une quarantaine d’ouvriers des ateliers nationaux, réunis à Charenton, dans un champ de blé, avaient décidé que si on les renvoyait, ils prendraient les armes, sans s’inquiéter des gueulards. Ils désignaient ainsi ceux qui eussent voulu tenter la délivrance des prisonniers de Vincennes.

Dans une circonstance aussi grave, il se borna à envoyer le sieur Vidocq reconnaître la place,, avec la personne qui lui dénonçait le complot. Vidocq constata, en effet, par les épis foulés, que trente à quarante personnes avaient dù tenir là un conciliabule.

On voulait une journée. On en a eu trois.

Carlier était donc un nouvel ennemi de la préfecture, à laquelle il se proposait d’enlever la police de surveillance, pour amoindrir mon autorité. Je prévis bien que cette police occulte finirait par reprendre les allures des temps passés.

D’un autre côté, on cherchait à répandre des bruits calomnieux contre moi, dans les corps de garde et parmi la population. J’acquis la certitude que cette hostilité partait de l’hôtel de ville, où mes allures franchement républi-

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