‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 42 sur 209 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

agents , dans la maison occupée par Blanqui ; il en laissa deux dans l’allée et les deux autres sur l’escalier. Après avoir frappé à la porte de l’appartement, il fut introduit dans une première pièce où se trouvaient une vingtaine d’individus armés, qui l’examinèrent d’un air soupçonneux. Il reconnut tout de suite que l’arrestation était impossible, et se retira après quelques propos insignifiants échangés avec Blanqui.

On prit de nouvelles mesures pour s’en emparer, et une surveillance active fut exercée ; mais il ne coucha point cette nuit-là chez lui, et redoubla de défiance et de précautions.

Un peu plus tard, le gouvernement fit retirer l’ordre d’arrêter Blanqui, et M. Landrin, procureur de la république, m’en prévint par la lettre suivante :

« Mon cher Caussidiere,

« Le gouvernement, au reçu de ma lettre, m’a fait demander ; il m’a dit qu’il ne saurait autoriser la mise à exécution des mandats d’amener ; ainsi je rengaine mon compliment, et voilà notre responsabilité à couvert !

«t J’avais écrit, dans les termes convenus ; il

Page 1