DEUXIÈME PARTIE
biens, qu’on suspendit alors, comme une épée de Damoclès, sur la tête des propriétaires.
Le mot magique, qui devait terrifier la bourgeoisie, fut emprunté par les conservateurs eux -mêmes à une affiche du citoyen Cabet , et faussement interprété contre le parti populaire.
Les communistes remplacèrent les sansculottes et devinrent les croquemitaines à la mode. Aussi, ce fut merveille d’entendre les modérés parlant de fusiller et d’exterminer tout ce qui était suspect de communisme. Les républicains blancs poussaient à la haine contre les rouges, en les accusant de communisme. Ils ne prévoyaient pas alors que cette accusation serait retournée contre eux — par plus blancs qu’eux.
Ainsi , dans les salons aristocratiques de Paris, MM. Cavaignac,Marrast, Sénard et consorts passent-ils pour des républicains rouges et forcenés; et M. B...d, représentant légitimiste, disait dans une soirée, « qu’il y avait tout à craindre de ces gens-là. » C’est bien mon opinion, mais dans quel sens l’entendaitil ? à coup sûr ce n’était pas dans le mien.
A Troyes, à Amiens, à Rouen, à Bordeaux, et dans quelques villes du midi, les réaction-