‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 9 sur 209 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Au lieu de temporiser, la partie démocratique du gouvernement provisoire aurait sagement fait d’adopter la proposition de Louis Blanc : la révolution de février, disait-il, nous impose le devoir de rédiger sans délai une constitution véritablement républicaine, qui sera présentée à la sanction d’une Assemblée nationale.

Il est évident qu’une pareille constitution, en rapport avec les besoins du pays, et acclamée d’abord par le peuple, eût été ensuite votée d’enthousiasme par les élus du suffrage universel. Nul, alors, n’aurait osé attaquer l’inviolabilité des représentants, et les fatales journées de juin n’entacheraient pas l’histoire de la France.

L’hésitation du pouvoir à réaliser des réformes indispensables , les intrigues des réactionnaires, la violence de certains patriotes imprudents, devaient bientôt détruire l’harmonie qu’on avait cherché à établir entre toutes les classes.

Les bons citoyens, justement effrayés de la tendance des choses, prévoyant d’inévitables conflits, venaient dénoncer les espérances coupables des ennemis de la république.

En même temps , Blanqui , dans son club ,

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