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CHAPITRE IV

Division dans le Gouvernement provisoire. — L’Hôlel de ville. — Le National et la Réforme. — Projets de régence. — La duchesse d'Orléans. — Billet de M. Gornier-Pogèt à M. de Malleville. — Le maire de Paris. — Empiétements de la mairie par la Préfecture de police. — Ma correspondance avec Garnier- Pagès. — Eiivabissenient des places. — M. Armand Marrasl. — Visite de Gamier-Pagès et Recurt à la Préfecture de police. — Recurt, nommé à ma place, déchire son mandat. — Je suis confirmé dans mes fonctions de délégué. — Le t5 mars, je reprends le titre de préfet de police. — État-major de la garde nationale. — Coiirtais, Guinard, Saisset. — Les maires de Paris et de la banlieue. — Anxiété de la population. — Rumeurs alarmantes. — Proclamations du préfet de police. — Édiiité parisienne, salubrité, éclairage, marchés, greniers d'abondance, chemins de fer. — Le carnaval, les bals masqués, les théâtres. — Aspect de Paris au commencement de mars.

Les premiers obstacles que je rencontrai vinrent (lu côté de l’Hotel de ville. La composition bétéro- (iène du Gouvernement provisoire n’était pas de nature à mettre de l’ordre dans les affaires. Le déliors se re.ssentait des luttes du dedans.

luK MÉMOIRES DE CAUSSIDIBRE.

Le hasard, inséparable des révolutions, n’avaitil pas rapproché, dans cette commission dictatoriale, des éléments presque opposés et certainement hostiles? Les uns représentaient plus particulièrement le National et la bourgeoisie ; les autres plus directement le peuple et les citoyens des barricades.

Pendant que ceux-ci proclamaient la République, on complotait à côté d’eux des combinaisons mixtes de gouvernement ou des résurrections impossibles. derniers coups de fusil retentissaient encore, le 24 février, sous les voûtes de la salle Saint-Jean, quand M. Garnier-Pagès et ses amis y essayèrent un projet de régence. La duchesse d’Orléans n’avait pas encore pris de parti et attendait les événements ; mais la masse des citoyens qui revenaient du combat ne se prêtaient à aucune restauration, et les hommes qui s’étaient arrangés pour continuer le système déchu' par l’improvisation d’une régence, furent obligés d’abandonner leur projet.

C’est à cette occasion que le 24 février, M. Garnier-Pagès adressa, dit-on, le billet suivant, à son ami, M. Léon de Malleville, ex-vice-président de la Chambre, sous Louis-Philippe :

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