CHAPITRE XXII
mes amis, en me mettant pour quelque teni|xs à l’abri des atteintes du Pouvoir et en dehors de l’état de siège, et je partis avec l’espoir de pouvoir encore être utile à la cause démocratique et sociale.
l^Sorti de mon obscurité privée par la révolution de Février, je dois à cette révolution le reste de mon existence.
11 dépend des hommes, que nous n’ayons plus à lutter qu’avec l’arme du raisonnement. Oh ! j’ai cru fermement, après Février, que nous étions entrés dans cette voie d’harraouie fraternelle; j’y poussais de toutes mes forces. Et, enjeffet, l’égoïsme semblait avoir disparu de la Fx’ance. J’avais coutiauce dans es nobles qualités de l’espèce humaine !
Itii
Comme magistrat, je rêvais notre belle cité (le Paris, plus splendide encore! Elle avait donné l’initiative de l’affranchissement du prolétaire ; elle devait expulser la misère de son sein.
L’étranger qui serait venu la visiter aurait admiré sa propreté élégante, jusque dans les demeures populaires, et ses palais ne servant plus qu’à contenir les chefs-d’œuvre des arts.
Oui, je rêvais d’or, et je ne vois aujourd’hui que du sang et de la misère!. .
Espérons que ces douloureux enseignements serviront à la génération qui va suivre, et qu’elle proclamera enfin la fraternité sociale.
11 n’est point trop tard pour que nous voyions nous-mêmes le triomphe de nos principes ! Soyons unis et actifs à la propagande, afin que notre drapeau soit reconnu
comme le point de ralliement de toutes les vertus qui sont l’apanage des bons citoyens.
Telle doit être notre ambition. Cherchons à nous améliorer chaque jour; faisons la guerre à nos mauvaises passions , et nous assisterons bientôt à la naissance d'une société nouvelle qui réalisera glorieusement la République démocratique et sociale !
CAUSSIDIERE.
TABLE DES CHAPITRES
CONTENUS DANS LK DRUXdiÏME VOLUME.
DEÜXIÈMK PARTIE.
DU lîi mil AU 25 AODT.