‹ Mémoires de CaussidièreChapitre 9 sur 142 · CHAPITRE lit · texte numérisé non relu

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à rindisdplinp; mais jamais ccpendani ils no manquèrent d’acquiescer à une chose juste.

Jusqu’à la seconde quinzaine d’avril, il n’y eut, parmi les Montagnards, aucune rivalité jalouse; c’est à partir de cette époque seulement, et lorsque leur nombre se fut accru, qiie les suggestions do Blanqui engendrèrent quelques divisions.

Nous faisions bien réellement de l’ordre avec le désordre.

Et aujourd’hui, que sont devenus ces hommes courageux? Poursuivis par une haine forcenée et inintelligente, traqués de toutes parts, plusieurs n’ont vu, comme remède à leur misère, que le fusil, dernier argument du prolétaire réduit à l’état de paria !

Je leur avais promis, et ma promesse était sincère , au nom du gouvernement dont j’étais l’interprète, qu’on s’occuperait du sort à venir de ceux qui ne pourraient prendre d’engagement de service. Promesses de juillet renouvelées en février !

Aujourd’hui, la police est en plein exercice au milieu de ceux qui ont pu se retirer dans leurs familles ; elle les surveille et serait heureuse de les entraîner dans un conflit. Dans le courant du mois

d’août dernier, M. Cartier, chef de ta police de l’intérieur, faisait rechercher par ses agents quelles étaient les occupations de ces hommes et leurs lieux de réunion ; ce ne pouvait être que dans l’intention de les faire moutonntr.

Entouré de quelques camarades intelligents et dont la popularité connue et le bon sens pratique étaient pour moi d’un secours puissant, je pus organiser un service régulier dans les prisons. Ainsi, Sainte-Pélagie, la Force et la Roquette eurent leurs tentatives d’évasion, réprimées par la fermeté des directeurs et par les hommes énergiques que j’avais envoyés à leur aide.

La prison de la Roquette surtout était souvent troublée, à cause de la suspension des travaux et de la qualité du pain, que je iis améliorer. On ne saurait tro|yecommander aux inspecteurs de prisons un ex^ien fréquent et approfondi des subsistances distribuées aux détenus.

L’oi.siveté, dans les prisons, est aussi extrêmement pernicieuse. Je vis en détail le dépôt des jeunes détenus qui sont au régime cellulaire, et qui souvent tombaient dans l’idiotisme, faute d’un travail journalier.

- Le temps m’a manqué pour exécuter quelques

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