‹ Mémoires de chirurgie (volume 2)Chapitre 12 sur 73 · I. — RÉTRÉCISSEMENTS HYPERTROPHIQUES · texte numérisé non relu

I. — RÉTRÉCISSEMENTS HYPERTROPHIQUES

Leur histoire se résume dans les propositions suivantes :

1° Chacun des tissus qui entrent dans la composition d'un canal anuqueux est susceptible de s'hypertrophier .

2° L'hypertrophie peut être partielle ou totale ; ce dernier cas est .rare.

3° L'hypertrophie partielle peut être latérale ou circulaire.

4° Toute hypertrophie, tout épaississement d'un des éléments tend à saillir à la fois au dedans et au dehors. Mais comme, d'une façon générale, il y a moins de résistance au dedans, le tissu épaissi proémine de préférence de ce côté; c'est pourquoi toute hypertrophie ■amène une diminution de la lumière de la cavité.

Arrêtons-nous quelques instants sur l'hypertrophie partielle. Elle a été décrite sous les dénominations les plus variées, suivant les caractères tout extérieurs tirés seulement de la forme et n'offrant pas aine grande importance. Ainsi elle peut être sessile, pédiculée, etc.

Très-fréquente dans certains organes, fosses nasales, rectum, sur-

tout chez les enfants, utérus, elle prend alors le nom de polype, qui prête beaucoup à la confusion, n'apprend rien par lui-même sur la nature du tissu affecté, et devra être abandonné le jour où l'anatomie pathologique aura pénétré plus avant dans la structure des tissus morbides. Ailleurs et dans d'autres conditions, l'hypertrophie partielle de la muqueuse a reçu le nom de carnosités.

A une certaine époque presque tous les rétrécissements de l'urèthre étaient attribués à leur présence dans le canal : rien ne coûtait alors pour détruire ces carnosités, souvent imaginaires, et les cathérétiques les plus violents étaient mis en usage ; mais on a reconnu peu à peu que les rétrécissements de l'urèthre ne pouvaient être attribués à une cause unique, et, à partir de ce moment, les méthodes de traitement se sont multipliées.

Le tissu cellulaire sous-muqueux, exposé à diverses infiltrations, est le siège fréquent des rétrécissements, la chose est hors de doute pour l'urèthre.

Enfin la couche musculaire et la couche fibreuse sont aussi capables de s'hypertrophier et de produire des rétrécissements.

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