‹ Mémoires de chirurgie (volume 2)Chapitre 18 sur 73 · Rétrécissements spasmodiques · texte numérisé non relu

Rétrécissements spasmodiques

Il serait facile en développant cette classification de montrer qu'une affection conservant toujours au moins à un certain degré l'empreinte de son origine, aux différences étiologiques précédentes correspondent ainsi des différences dans les lésions anatomiques, la marche, le pronostic et la thérapeutique; que par conséquent la susdite classification est utile à la fois pour l'étude et pour la pratique.

Quelques personnes, je Je sais, n'accordent aux classifications nosographiques qu'une médiocre valeur, et donnent pour preuve leur nombre infini, leurs variations, leur peu de résistance à la critique, et leur abandon facile pour d'autres qui ne valent pas mieux. On pourrait aussi leur reprocher leur peu d'unité et le vague des règles qui président à leur confection.

Certes, en laissant même de côté les essais indigestes de Cullen, de Sauvages et d'autres encore, il faut convenir que de nos jours même la taxonomie médicale est pleine d'incertitude et d'incohérence, et qu'elle a grand besoin de trouver un réformateur. Je reconnais encore qu'étant de nature essentiellement synthétique, elle ne saurait fournir de données définitives que sur les points où la science est à peu près terminée et qu'en maintes circonstances elle ne peut dresser que des cadres provisoires. Mais je la compare volontiers à la statistique, autre méthode dont l'utilité est généralement reconnue, et qu'on néglige précisément à cause de ces imperfections malheureusement trop avérées.

L'art de compter les faits a trouvé ses législateurs, l'art de les grouper correctement attend les siens.]

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