ANAPLASTIE DU PÉNIS
avant la restauration problématique du canal, je laissai la nature agir et ne m'occupai plus de la portion pénienne.
Dès ce moment les accidents cessèrent pour ne plus revenir. La fistule péno-scrotale s'organisa parfaitement et conserva des dimensions telles que la miction devint et resta très-aisée dans la suite. Cette fistule était cachée par la verge qui retombait au-devant d'elle ; quand le malade voulait uriner, il soulevait verticalement le pénis et démasquait l'ouverture anormale, l'urine sortait alors par un jet d'un volume ordinaire et qui était projeté au moins à 30 ou 40 centimètres; à peine les bourses étaient-elles mouillées.
Le malade qui pouvait uriner debout ou dans un vase se déclarait très-satisfait. Il a vécu plus de trois ans sans que ce résultat heureux se soit démenti. Lorsqu'il succomba plus tard à une pneumonie, son appareil urinaire était en bon état.
Ce fait répond suffisamment aux reproches sans doute théoriques qu'en 1857 Iluguier adressait à l'établissement volontaire d'un hypospadias péno-scrotal. (A. V. 1876.)