‹ Mémoires de chirurgie (volume 3)Chapitre 26 sur 124 · DU PUS PUR · texte numérisé non relu

DU PUS PUR

A M. LE DOCTEUR HÉNOQUE.

Mon cher confrère et ami,

J'ai dit formellement dans mon dernier discours : « Le pus pur, dit aussi frais, louable, non fétide, ne possède aucune propriété délétère et n'exerce sur l'organisme aucune action fâcheuse; il peut être porté par la voie expérimentale dans le tissu conjonctif, dans les cavités naturelles et jusque dans les vaisseaux eux-mêmes, sans provoquer le moindre accident. »

Cette proposition si peu conforme aux données orthodoxes vous a surpris. A coup sûr, vous la trouverez claire et catégorique, mais vous craignez que mes expressions n'aient trahi ma pensée; vous êtes persuadé que j'ai été trop absolu. Bref, dans votre for intérieur, vous me soupçonnez d'avoir sacrifié quelque peu l'exactitude à la précision. C'est pourquoi, sachant bien à l'avance que vos critiques seront les bienvenues, vous avez résolu, avec une indépendance qui vous honore, de m'attaquer avec quelque vigueur.

Aussi, renversant sans hésiter ma conclusion, vous dites : « Le pus pur, frais, louable, possède lui-même des propriétés délétères; il est phlogogène et pyrogène, c'est-à-dire qu'il produit de la fièvre et de l'inflammation. Ces propriétés existent, pour les globules comme pour le sérum; porté dans le tissu conjonctif, les séreuses et les vaisseaux, il peut produire des accidents graves. »

Il est impossible d'être en opposition plus tranchée, et je ne vois pas poindre le plus petit germe de conciliation; il est donc éviden que l'un de nous deux se trompe, mais lequel?

J'accepte volontiers le débat contradictoire : d'abord pour rendre hommage à votre jeune talent; ensuite parce que j'ai la présomption de vous convaincre; et enfin parce que, vous sachant très au fait de la question, je suis sûr que vous comprendrez mon argumentation.

Sur quoi fondez-vous votre négation? Sur des expériences. Sur quoi ai-je établi mes affirmations? Sur d'autres expériences. Nous combattons avec les mêmes armes, pourquoi sommes-nous en désaccord.

Est-ce que les expériences que nous invoquons sont mauvaises?

(1) Gaz. hebd. de méd. et de chir., 12 mai 1871, p. 251.

Point du tout; elles émanent de savants distingués et sont évidemment irréprochables. Sont-elles contradictoires? Certainement ouï en apparence, certainement non en réalité; car des expériencesbien faites ne peuvent jamais s'entre-détruire ni s'annuler. L'expérimentation ne répond différemment qu'à des questions différemment posées. Cherchons donc ensemble les origines de la dissidence.

Vous opposez à mes conclusions les résultats obtenus par Otto Weber et Billroth. Le premier, dans un résumé de ses nombreuses expériences, s'énonce ainsi :

Proposition 8. « Le pus, le sérum du pus, les sérosités putrides introduites sous la peau, dans la plèvre, ou injectées directement dans le sang, sont pyrogènes et produisent une élévation de température quelques heures après leur introduction dans l'économie. Cette élévation est indépendante des inflammations locales qui ne surviennent qu'au bout de quelques jours. »

Proposition 9. « Le pus frais, chaud, a des propriétés pyrogènes plus prononcées que le pus épais, vieux. »

Proposition 10. « Le pus desséché pendant plusieurs semaines est également pyrogène. »

Proposition 15. « La sérosité du pus frais ou putride, les sérosités putrides en général, sont pyrogènes comme le pus floconneux, lors même qu'on les a débarrassées par le filtre de tous les éléments solides. »

Vous citez à l'appui les expériences 50, 51, 52, 53, 54, 55 du même auteur.

Vous rappelez encore trois expériences de Billroth, prouvant que le pus frais est pyrogène. Je reviendrai sur tous ces points, mais en attendant je vais à mon tour indiquer mes sources.

Lisez, je vous prie, dans Sédillot (1), les expériences 1, 2, 3, la première partie de l'expérience 40, enfin l'expérience 42 tout entière, vous y retrouverez démontrée l'innocuité que je proclame; mais peut-être remarquerez-vous que les animaux ont eu quelques malaises, et objecterez-vous que, faute d'employer le thermomètre, on a pu méconnaître l'action pyrogène du pus ou de la sérosité mise en usage. Alors je vous renvoie, à mon tour, à Billroth et aux expériences 7, 8, 9 (2), et vous abandonnerez l'objection. Si j'en restais là, nous n'aurions persuadé personne, et nous pourrions garder nos opinions réciproques. Il faut donc aller plus loin et pénétrer dans le détail des faits.

(1) De l'infection purulente, oupyohémie. Pans, 18i9.

(2) Archiv fur klinische Chirurgie, t. VI, p. 4^2 et suiv.

lj&FECTION PURULENTE. 157

Examinons d'abord les conclusions et les expériences d'Otlo Weber. J'y découvre d'emblée un premier élément de confusion. L'auteur met sur le même rang le pus frais, le pus desséché, le pus vieux et les sérosités putrides. En ce qui concerne ces dernières, tout le monde leur accorde le pouvoir d'engendrer la septicémie; comme le pus desséché et le pus vieux ont grande chance de renfermer de la sepsine, nous pouvons les considérer comme pyrogènes, et ne point nous en occuper davantage. Le pus putride ne saurait non plus être en question.

A ce propos, je m'étonne que vous ayez invoqué les expériences 51, 52, 53 et 51 du chirurgien de Bonn. Dans la dernière, il ne s'agit que d'une dénudation veineuse, et nullement d'une insertion de pus; dans les trois, premières, on a employé du pus très fétide (sehr iibel riechender) dans l'une, et du pus putride dans les autres.

Restent donc seulement les expériences 50, 55 et 56 (et non pas 60). Ici l'élévation de la température et les accidents locaux ont été manifestes. L'animal même qui a reçu dans la cavité pleurale une drachme de pus en est mort au bout de vingt-cinq heures.

Cinq expériences de Billroth (nos 1, 2, 3, 4, 5 (1) le mènent également à cette conclusion, que le bon pus frais, injecté dans le tissu conjonctif ou dans les veines, produit de la fièvre, des accidents locaux sérieux, et même la mort. Je comprends que cette série de huit faits vous ait impressionné, et que vous restiez surpris de ne m'en pas voir tenir compte. J'espère vous éclairer sur les causes de cette omission volontaire.

Vous reconnaîtrez que, pour s'accorder sur le fond, il est indispensable de s'entendre sur les termes. Or, Weber et Billroth, en parlant du pus qu'ils ont inoculé ou injecté, disent simplement qu'il •était frais, inodore, récemment extrait. Ces qualifications impliquentelles que le pus en question était pur dans le sens absolu? Nullement ; j'essayerai même de vous démontrer tout à l'heure qu'au contraire il élait altéré, dans la plupart des cas. Mais alors, répli- ■querez-vous, quels sont donc les caractères du pus pur? Pureté estelle synonyme de bénignité? ce produit idéal, admissible en théorie, peut-être existe-t-il en pratique, alors comment le reconnaître?

J'avoue que j'aurais dû insister davantage sur ce point, et définir d'abord le fluide susdit avant de proclamer son innocuité. Je vais faire tous mes efforts pour réparer ma faute.

J'ai admis un pus pur et un pus altéré; j'ai reconnu que la dis-

(1) Loc. cit., p. 458 et suiv.

tinction n'était pas toujours facile ; — que l'expression de pus altéré était fort élastique, et qu'il faudrait spécifier la nature de l'altération. — Antérieurement, en parlant de la sepsine, j'ai réclamé des chimistes un réactif pouvant révéler la présence de cet agent toxique. En attendant que ces desiderata soient remplis, permettez-moi d'user du raisonnement.

De toutes les altérations du pus, la putridité est la plus évidente. Dans les cas tranchés elle est appréciable à l'odorat et à la vue. La fétidité d'une part, la présence de vibrions de l'autre, sont des indices sûrs. Mais, dans les cas légers, nos sens sont en défaut. Ils sont bien plus impuissants encore à reconnaître cette altération qui consiste dans l'addition au pus des virus insaisissables de la syphilis, de la morve, etc.

Il ne nous reste alors que deux sources indirectes d'information, la provenance d'une part, et de l'autre les effets produits sur un organisme sain et constatés par l'observation clinique ou l'expérimentation. Le pus emprunté à une pustule de variole, à un chancre mou, à un abcès farcineux, peut être bien lié, inodore, de bonne apparence; chacun sait qu'il charrie avec lui un véritable poison. Si, trompé sur la provenance, j'inocule un pus prétendu louable et que je voie survenir la variole, la pustule chancreuse ou le farcin, j'en conclus que la matière insérée n'avait que les apparences de la bénignité. Or, je me crois autorisé à appliquer les mêmes critériums à un pus quelconque, abstraction faite de ses caractères physiques et en dépit de l'impression négative qu'il fait sur mes sens. En conséquence, je déclarerai impur tout pus provenant d'une source impure, ou provoquant sur un sujet sain des accidents spécifiques de nature déterminée.

Si, en inoculant le pus septique, on est certain de produire la septicémie, je ne vois pas de raison qui empêche, lorsque la septicémie succède à une inoculation purulente, d'admettre à posteriori la nature septique du liquide employé.

Ce raisonnement va jeter quelques lumières sur le résultat fâcheux de certaines expériences de Billroth et d'Otto Weber.

Revenons sur les cinq expériences du premier, et jetons un coup d'œil sur les provenances du pus expérimenté. Dans la deuxième et la quatrième, on l'emprunta à un abcès sous-périostique du fémur, c'est-à-dire à une lésion qui provoque une fièvre à caractères seplicémiques des plus tranchés. Nulle difficulté pour comprendre dès lors l'apparition d'accidents locaux et généraux graves.

Un barbet reçut ea injection sous-cutanée environ 4 grammes de

ce pus. Gonflement considérable de la cuisse, avec gangrène consécutive de la peau. La fièvre s'alluma rapidement.

Deux grammes du même pus non filtré furent injectés dans la jugulaire d'un roquet; en deux heures le thermomètre monta de 2 degrés; l'animal mourut onze heures après l'injection, avec les lésions cadavériques de la pyohémie commençante. Dans l'expérience 5, le pus provenait d'une suppuration aiguë des gaines tendineuses, consécutive à un écrasement de la main. Le malade eut plus tard des frissons et des hémorrhagies qui nécessitèrent la désarticulation de l'épaule. On ne dit pas si le pus était frais et de bonne nature, mais je ne crois pas m'avancer en admettant qu'il était quelque peu septique. Après qu'on l'eut passé à travers un linge, on l'injecta à la dose de 2 grammes dans la jugulaire d'un roquet vigoureux. Deux heures après, élévation de la température, qui se maintint tout le jour (2 degrés 1/2); l'animal eut quelques étouffements, mais point d'autres symptômes; sans l'emploi du thermomètre, on ne l'aurait pas cru malade.

Dans les expériences 1 et 3, le pus fut tiré d'abcès de la jambe et de la cuisse consécutifs à des contusions; on dit sans plus de détails qu'il était frais. Cependant on sait qu'il est très souvent altéré dans ces sortes d'abcès, surtout lorsque l'ouverture est précédée d'une forte inflammation. Toujours est-il qu'injecté en petite proportion dans le tissu conjonctif sous-cutané des cuisses, il provoqua chez les deux animaux une inflammation locale violente avec sphacèle des téguments,, Le premier mourut de septicémie le onzième jour; le second eut beaucoup de peine à se rétablir. Le caractère gangreneux des accidents locaux plaide singulièrement en faveur des qualités mauvaises du pus injecté. Accordez-moi quelque délai pour vous dire quelles étaient ces qualités.

Passons aux trois expériences d'O. Weber.

Les caractères du pus sont signalés : il était frais, sans odeur, récemment extrait d'un abcès ganglionnaire, dans un cas; d'un abcès de l'articulation de la hanche, dans l'autre; d'un ahcès, sans autre désignation, pour le troisième. Malheureusement, on omet absolument de nous dire si ces abcès étaient chauds, phlegmoneux, inflammatoires, ou froids, à marche lente; si les malades qui les portaient étaient ou non fébricitants : toutes lacunes regrettables.

Le chien (n°56), dans la plèvre droite duquel on injecta 4 grammes de pus, succomba, au bout de vingt-six heures, à une double pleurésie d'une extrême intensité.

Le chien noir (n° 55), qui fut injecté à la cuisse avec la seringue de Pravaz, n'eut pas une fièvre excessive : un degré et demi en plus

de la moyenne. Encore la température s'abaissa-t-elle dès le lendemain. Le surlendemain, un phlegmon de la cuisse ramena une ascension nouvelle, mais assez modérée. La guérison s'effectua.

L'expérience 50 n'est nullement concluante. On l'ait à la cuisse d'un lapin une plaie assez profonde, allant jusqu'à la veine fémorale. On y verse du pus et l'on réunit ; la réunion manque, un abcès se forme et s'ouvre. Pendant tout ce temps la température s'élève, mais le rôle du pus ne ressort pas clairement.

Notez bien qu'en critiquant toutes ces observations, je ne songe pas à disculper quand même le pus, et à nier ses méfaits lorsqu'ils sont évidents; j'examine seulement si les échantillons employés dans les expériences précédentes étaient véritablement purs. Si maintenant je mets sous vos yeux d'autres expériences tout à fait négatives, vous serez le premier à conclure que le pus n'est pas fatalement délétère, que certaine variété de ce fluide est absolument bénigne, que par conséquent le pus pur n'est pas un mythe.

Dans ses trois premières expériences (p. 73, 74, 76), M. Sédillot prend 4 grammes de pus frais, sans odeur, provenant ci abcès froids , l'étend d'eau distillée et pousse le mélange dans les veines. Les animaux éprouvent quelques malaises insignifiants et se rétablissent vite et complètement.

Dans l'expérience 40 (p. 158), on se sert de sérosité soigneusement filtrée, provenant d'un abcès de la région fessière récemment' ouvert. On fait trois jours de suite trois injections de 2 grammes cliaque dans la jugulaire, en tout neuf injections. L'animal n'est nullement incommodé. Le quatrième jour, la sérosité commence à devenir fétide; aussi de nouvelles injections finissent, comme on pouvait s'y attendre, par tuer l'animal.

Dans l'expérience 42 (p. 170), on prend la sérosité, soigneusement filtrée, d'un vaste abcès lombaire ouvert pour la première fois; on l'étend d'eau, et l'on en injecte d'un seul coup 160 grammes dans la jugulaire d'un chien de grande taille; on lie les deux bouts de la veine, on fait la réunion de la plaie : malgré tout, l'animal ne souffre en rien de l'opération ni de ses suites.

Les trois expériences suivantes de Billrolh ne sont pas moins édifiantes.

N° 7 (p. 462). Incision au côté interne de la cuisse d'un petit chien, léger décollement de la peau, insertion de pus concret, réunion immédiate de la plaie.

Cette réunion échoua, et il y eut un peu de suppuration, sans gon-

flement. Cependant le thermomètre n'accusa pas la moindre fièvre, et l'animal ne parut nullement malade.

Le pus venait d'un abcès du volume d'une grosse noix, existant dans le creux poplité depuis un an et consécutif à une carie du pied. La matière était dense, caséeuse, grumeleuse, et ne présentait guère au microscope que des granulations et de la graisse; elle était si épaisse, qu'on ne pouvait la mettre dans la seringue à injection. •

N° 8 (p. 463). Injection de 4 grammes aux deux côtés de la cuisse d'un chien de moyenne grosseur. Un peu de suppuration au niveau des piqûres, qui se ferment en peu de jours. Aucune élévation de température. L'animal reste tout à fait bien portant. Le pus provenait d'un abcès froid qui existait depuis un an et demi chez un enfant de six ans. Il ne renfermait qu'un petit nombre de globules purulents, beaucoup de flocons fibrineux, des granulations et de la graisse.

N° 9 (p. 463). Ce même pus, exprimé à travers un linge tin, fut injecté à la dose de 4 grammes dans la jugulaire d'un chien. Aucun phénomène morbide, aucune élévation de température.

Mes preuves, vous le voyez, mon cher ami, sont de bon aloi; vous les accepterez certainement comme j'ai accepté les vôtres, qui disaient précisément le contraire. Cependant nous ne pouvons pas avoir raison tous les deux. Je trouve bien, dans votre proposilion générale que j'ai reproduite au début de cet article, une prudente réserve.

Le pus pur, louable, frais, dites-vous, peut produire des accidents graves; vous vous gardez de dire qu'il les produira toujours. Rejetons, s'il vous plaît, ce tempérament. Le pus pur doit amener toujours des accidents ou n'en amener jamais : il n'y a pas de milieu. Si les résultats expérimentaux sont différents, c'est que, toutes choses égales d'ailleurs, la matière employée est différente ; car je ne peux pas admettre deux pus également purs, tout à fait semblables, et dont l'un cependant serait pyrogène et phlogogène, tandis que l'autre se montrerait tout à fait inoffensif. Pouvons-nous sortir de cet embarras? Certes oui, et sans peine, en tenant compte de la provenance. Dans les expériences que j'invoque, le pus provenait d'abcès froids que n'accompagnait aucun symptôme ni de septicité, ni d'inflammation locale, ni de réaction fébrile. La source n'était pas impure ; dès lors bénignité du pus, qui, n'étant chargé ni de sepsine, ni de... comment dirais-je bien? ni du poison phlogistique (que j'aurais bien envie de baptiser à son tour, et d'appeler, par exemple, phlogosine ou phlegsine), n'a provoqué ni septicémie, ni phlegmasie locale, ni fièvre seplicémique, ni fièvre inflammatoire. Voilà donc trouvé ce fameux

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pus pur après lequel nous courons tous les deux, et que nous pouvons désormais définir : un pus qui, doué de tous les attributs connus delà bénignité, y joint une provenance irréprochable et une innocuité complète en cas de transfert à un sujet sain.

Il ne manque à tout ceci qu'une consécration expérimentale. Si, en choisissant la matière à l'avance, nous pouvions avec du pus froid obtenir des résultats négatifs, avec du pus septique provoquer la septicémie, et enfin avec le pus phlegmoneux, ou provenant d'un sujet fébricitant, allumer sûrement l'inflammation locale ou générale, nous aurions singulièrement éclairé cette vaste question et expliqué bien des faits expérimentaux encore confus à l'heure qu'il est; enfin, nous aurions servi la cause de la pathologie générale, à laquelle conduit inévitablement l'étude approfondie d'un point quelconque de la pathologie spéciale. Mais il se fait tard ; le crédit que la Gazette m'ouvre aujourd'hui dans ses colonnes est épuisé. Permettez-moi donc de remettre à plus tard les réflexions que j'aurais encore à vous communiquer.

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