‹ Mémoires de chirurgie (volume 4)Chapitre 113 sur 192 · Archives de Langenbeck, t. XX, p · texte numérisé non relu

Archives de Langenbeck, t. XX, p

M. Reclus a décrites dans le Progrès médical, et qui ont été observées chez des sujets non syphilitiques *.

Dans un certain nombre de cas, la peau de la jambe se trouve perforée de trous innombrables qui s-emblent avoir pour origine une affection syphilitique des glandes mêmes de la peau; j'en ai observé deux ou trois cas dans le service de M. Verneuil, et Israël, dans la note dont nous avons parlé plus haut, rapporte un cas dans lequel le peau du mollet était perforée d'un très grand nombre de trous qui communiquaient ensemble et formaient une véritable dentelle (Strickwerk). Peut-être ces ulcérations sont-elles produites par des altérations syphilitiques des glandes de la peau, comme M. Verneuil incline à le croire.

En résumé, nous pouvons poser comme conclusion que la syphilis, en se combinant aux ulcères variqueux, échappe parfois aux légitimes soupçons du médecin. Cependant il est certaine forme que cette hybridité même ne pourrait parvenir à celer. Ce sont ces nombreuses petites perforations de la peau, ces ulcères perforants qui mettent à nu les muscles, le périoste, les os, les synoviales tendineuses. Ce sont aussi ces ulcères végétants, décrits pour la première fois par M. Verneuil sous le nom à'ulcus elevatum tertiaire. Ce sont enfin ces ulcères accompagnés d'hyperostoses syphilitiques que le traitement mixte seul guérit. Comme on le voit, ces variétés peu connues peuvent être l'origine de singulières erreurs lorsqu'elles coïncident avec des varices et ce ne sera pas trop, pour juger leur véritable nature, de s'appuyer sur l'ensemble des caractères que nous venons de mettre en relief.

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