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Clarke, A treatise on the diseases of the tongue

682 HYBRIDITÉ CANCÉRO-SYPHILITIQUE.

semble devenir graduellement maligne, le cancer paraissant sortir des « résidus » de la syphilis; 2° dans quelques autres cas, la cicatrice qui suit une ulcération syphilitique, semble être le point de départ de l'épithélioma. »

Behrend * soutient la même thèse, en s'appuyant sur trois cas de tumeurs du clitoris, survenues à la suite d'ulcérations syphilitiques (deux papillomes et un sarcome mélanique, avec généralisation).

Pour Sigmund 2 l'apparition de la syphilis en même temps que le carcinome fibreux et épithélial est fréquente dans l'âge avancé.

Suivant Edward Tibbits3, la coexistence des deux diathèses n'est pas douteuse ; quant à leurs relations, il se demande s'il existe une parenté intime entre la syphilis et le cancer. Après avoir rapporté l'opinion d'Erichsen, qui croit que la syphilis n'a rien à voir dans la production du cancer, Tibbits relate plusieurs cas d'épithélioma consécutif à des ulcérations syphilitiques; il fait encore remarquer qu'il est étrange de voir les mamelles, le pénis, le col utérin, qui tiennent la place la plus grande dans la production de la syphilis, être aussi spécialement susceptibles de subir l'influence destructive du cancer. Néanmoins il manque de preuve évidente établissant que la syphilis soit la cause du cancer; pour lui, il n'existerait qu'une parenté indirecte entre ces deux états morbides.

Hutchinson4, dans son travail sur l'origine locale du cancer, après avoir mentionné différentes causes occasionnelles, signale encore la transformation assez fréquente d'un vieil ulcère syphilitique à la langue ou au col de l'utérus en tumeur maligne. Puis, aux réunions de l'Association médicale anglaise, il soutient que les irritations locales produites par les plaies syphilitiques peuvent prédisposer les parties affectées à une production cancéreuse, opinion partagée par Tibbits, Walker, Jackson, Lennox-Brown et Rivington.

En 1882, à propos des rapports du psoriasis lingual et du cancer de la langue, Henry Morris3, rapporte que, sur quarante-neuf cas d'épithélioma, il a constaté douze fois des antécédents syphilitiques manifestes.

Funk 6 a rarement rencontré le cancer de l'utérus et du vagin chez les syphilitiques. Pour lui, l'action de la syphilis serait nulle.

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