Fournier, Des glossites tertiaires
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révélée plus tard par l'apparition de quelques accidents tertiaires.
Les observations suivantes prouvent ces difficultés, de diagnostic.
Quant aux ulcérations qui accompagnent la glossite scléreuse, sauf peut-être celles qui siègent dans le fond des fissures, elles sont ordinairement de nature inflammatoire et ne permettent guère l'hésitation.
Obs. XXII. — Gomme de la langue. — Diagnostic difficile. — Traitement spécifique. — Guérison1.
Femme, cinquante-sept ans, entre dans le service de M. Erichsen, à University Collège Hospital, en novembre 1869, pour une tumeur indolente, du volume d'une noix muscade, solidement enclavée dans le tissu musculaire de la langue, à gauche de la ligne médiane. A cause de l'âge avancé de la malade, M. Erichsen pense à une affection maligne, mais en trouvant la pointe et les bords de la langue entièrement libres, alors que ces parties sont ordinairement envahies dans les cas de squirrhe ou d'épithélioma, il admet une autre origine. Une ulcération serpigineuse du menton fait soupçonner la syphilis tertiaire et croire que cette tumeur pourrait être un dépôt gommeux consécutif à une infection ancienne. En conséquence, une mixture contenant 1/16 de grain de bichlorure de mercure et un drachme de teinture de quinine, fut administrée trois fois par jour.
Le diagnostic fut bientôt confirmé par une décroissance rapide de la tumeur, qu'on pouvait à peine sentir dix jours après, par une amélioration de la santé générale, et aussi par la découverte sur le cuir chevelu d'une croûte sèche et sale, recouvrant une partie nécrosée et dénudée des os du crâne.
Obs. XXIII (résumée). — Glossite tertiaire, traitée d'abord comme cancéreuse. — Traitement spécifique. — Guérison 2.
Jean B... entre le 12 juin 1865, dans le service de M. Nunn, àMiddlessex Hospital, pour de profondes fissures syphilitiques siégeantle long des deux bords de la langue. Il a été traité pendant dix-huit mois à l'hôpital des cancéreux, se croyant lui-même atteint de cancer. Dans ce cas la maladie fut très rebelle, et le malade revint longtemps à l'hôpital. En décembre 1865, l'iodoforme, à la dose de trois grains par jour, parut rendre de grands services. Un mélange de chlo-