Ibid., 25 janvier
IHYBRTDITÉ CANCÉRO-SYPHILITIQUE. 725
rate de potasse, d'iodure de potassium et de sesquicarbonate d'ammoniaque fut, somme toule, le meilleur remède.
Obs. XXIV. — Syphilide ulcéreuse et douloureuse de la langue, traitée comme ulcération cancéreuse. — Disparition après un érysipèle de la face i.
Georges L..., trente-six ans, entré le 4 août 1864, service de M. Nunn, à Middlessex Hospital. Admis dans l'hôpital des cancéreux pour une ulcération de la langue; il y fut traité comme tel pendant sept mois. M. Nunn prescrivit l'iodure de potassium. Les ulcérations de la langue étaient douloureuses, sans tendance à la cicatrisation, et résistant à tout traitement local. En mai 1865, le malade eut un érysipèle de la face, après la guérison duquel la langue cessa d'être douloureuse et se cicatrisa.
Ulcérations cancéreuses. — Lorsqu'elles se présentent avec leurs attributs normaux, elles ne peuvent être confondues avec aucune autre affection. On ne peut réellement les méconnaître ou du moins hésiter que si des complications se sont surajoutées.
Il n'est pas rare de voir la glossite psoriasiforme associée à la tumeur cancroïdale, après l'avoir même précédée de quelques années. Loin de nuire au diagnostic, cette complication est au contraire une présomption en faveur de la nature maligne de l'ulcération. La coexistence doit donc être prise en sérieuse considération.
Outre les ulcérations inflammatoires d'origine dentaire, mercurielle, nicotique, aphtheuse, etc., qui intéressent la muqueuse dans le voisinage de la lésion ulcéreuse, il faut encore mentionner les foyers cancéreux multiples. « Il n'est pas ordinaire, dit M. Duplay2, que le cancer qui affecte un organe s'y manifeste en plusieurs points voisins, mais isoiés ; le cancer épîthélial surtout n'a pas de ces manifestations multiples. » Quoique exceptionnelles, ces manifestations sont signalées par quelques auteurs qui insistent sur le rapprochement à faire entre elles et les lésions d'origine syphilitique.
Obs XXV (résumée). — Épithélioma. — Ulcérations multiples. — Ablation par la ligature extemporanée 3.
François F..., soixante-trois ans, hôpital Saint-Eloi, 1877. Début