‹ Mémoires de chirurgie (volume 4)Chapitre 164 sur 192 · Leçons sur la syphilis et les syphilides, p · texte numérisé non relu

Leçons sur la syphilis et les syphilides, p

pour la plupart, ils ne signalent que les faits qui frappent leur esprit et l'on n'a pas la ressource d'interroger les parents sur des accidents parfois très éloignés. Il est donc bien difficile de se faire une idée précise de la gravité des manifestations antérieures de la scrofule, à moins de retrouver des traces indélébiles de cette diathèse. Or, bien des scrofuleux n'ont pas de cicatrices, bien des ophthalmies du jeune âge disparaissent presque sans laisser de traces. » On trouvera résumées, à la fin de notre travail, celles de ces observations où la scrofule se trouve manifestement associée à la syphilis.

En 1881, M. le D'Ott reprenait cette étude des syphilides malignes, mais ajoutant peu de chose aux notions étiologiques précédentes, il s'est surtout préoccupé du traitement de la syphilis cutanée et muqueuse. D'ailleurs, on trouve l'action de la scrofule indiquée dans plusieurs ouvrages classiques. Trousseau et Pidoux disent : « Lorsque la syphilis atteint un individu en état de santé apparente, les tendances pathologiques de l'organisme atteint se montrent, en général, en donnant à la syphilis un aspect et une marche spéciales. C'est pour cette raison que l'on voit les scrofuleux avoir plus fréquemment que les autres des syphilides ulcéreuses etsuppuratives. » Ricord, Diday reconnaissent l'influence du terrain sur le développement des syphilides. Bassereau, dans ses leçons sur les affecîions syphilitiques de la peau, paraît attacher peu d'importance à la constitution scrofuleuse, ce qui ne l'empêche pas de dire que certaines formes de syphilides se montrent plus particulièrement chez les sujets lymphatiques.

Plus près de nous, M. Després2 décrit certaines formes de syphilides comme des manifestations scrofulo-syphilitiques. Le professeur Fournier, dans son traité de syphilis, considère lui aussi certaines syphilides comme plus particulières aux scrofuleux. MM. Guibout, Lallier, Mauriac, Martineau, dans leurs cliniques, professent à peu près les mêmes idées. Enfin M. Verneuil attire depuis longtemps l'attention de ses élèves sur l'association étroite des deux diathèses dans les manifestations cutanées et muqueuses de la vérole.

Si nous analysons les opinions émises par les différents auteurs, et surtout si nous dépouillons les observations de syphilides chez les sujets manifestement scrofuleux, nous voyons que la strume modifie la'vérole~cutanée dans ses formes anatomo-pathologiqnes, son mode d'apparition, la durée de son évolution, son diagnostic, son

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