‹ Mémoires de chirurgie (volume 4)Chapitre 167 sur 192 · Leçons sur la syphilis, p · texte numérisé non relu

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lequel ils ont germé. Ce sont, en un mot, de véritables scrofulosyphilides. Et la preuve, c'est qu'on ne guérit bien de tels accidents que par l'association du traitement antistrumeux à la médication mercurielle. » (Fournier.)

4° Syphilides muqueuses. — Ce qui précède a trait aux manifestations cutanées de la syphilis; celles qui siègent sur les muqueuses donnent lieu à des considérations analogues. Nous dirons en quelques mots ce que ces productions morbides présentent de particulier, suivant la muqueuse qui en est le siège.

Vulve et cavité vaginale. — Les syphilides papuleuses, papulohypertrophiques, ulcéreuses de la vulve sont fréquentes chez les femmes atteintes de scrofule, bien qu'elles puissent s'observer hors de cette diathèse.

Le pronostic de ces lésions est moins grave que celui des manifestations cutanées similaires, car elles guérissent facilement en général. Mais ce n'est pas une règle absolue, car parfois l'association de la scrofule et de la syphilis est tellement intime, que la lésion revêt des caractères réellement hybrides et qu'elle présente de sérieuses difficultés de diagnostic et de traitement. Bazin, parlant du diagnostic des scrofulides et des syphilides ulcéreuses, dit : « Il est quelquefois tellement obscur, qu'il faut rester dans le doute et ne pas craindre d'essayer, comme pierre de touche, les remèdes antisyphilitiques. » M. Fournier dit à son tour1 : « Ces obscurités augmentent encore lorsqu'on a affaire, ce qui n'est pas rare, à une malade à la fois syphilitique et scrofuleuse. On n'a même plus la ressource, dans ces conditions, d'être éclairé par le traitement ; car, l'indication pratique en pareil cas étant de combiner la médication antisyphilitique et la méditation antistrumeuse, il arrive parfois, qu'après guérison, on ne sait pas à quel ordre de remèdes faire honneur du résultat obtenu. Pour ma part, je confesse en toute humilité m'être trouvé déjà plusieurs fois dans cette singulière situation de ne pouvoir être fixé sur la nature de certaines altérations vulvaires, alors même que j'étais parvenu à les guérir. »

Si de la région vnlvaire nous passons à la cavité vaginale, nous voyons d'abord les syphilides devenir fort rares ; pour 522 cas de la vulve, nous en comptons seulement 25 du col utérin et 9 du vagin. Mais l'influence de la strume sur le développement des syphilides intra-vaginales est manifeste. Elle le deviendrait plus encore, si les

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