‹ Mémoires de chirurgie (volume 4)Chapitre 189 sur 192 · DE LA · texte numérisé non relu

DE LA

Dans la séance du 11 mai 1881 * mon excellent collègue et ami le professeur Lannelongue fit à la Société de chirurgie une intéressante communication sur quelques cas de syphilis tertiaire congénitale. Avant d'exposer les faits, au nombre de six, qu'il avait recueillis, il résuma l'état de la question sur la syphilis infantile, insistant surfout sur les lésions du squelette.

En posant les conclusions de son travail, il prononça la phrase suivante. « Je ne saurais affirmer que toutes ces observations soient absolument du domaine delà syphilis héréditaire, car on pourrait à la rigueur concevoir et soutenir qu'il y a eu avant l'apparition des lésions osseuses un accident primitif qui aurait échappé... Il est d'ailleurs bien difficile d'arriver à une enquête satisfaisante; le mauvais vouloir des parents, leur incurie, leur ignorance, sont des obstacles contre lesquels on se heurte vainement... »

Je pris la parole à cette occasion2 pour dire que les enfants observés par notre collègue présentaient sans nul doute des lésions syphilitiques, et que l'hésitation inspirée en pareil cas par l'âge des sujets ne pouvait tenir devant les caractères si nets du mal; mais j'ajoutai que si la syphilis était indéniable, il restait un point difficile à trancher, à savoir si les accidents étaient l'expression d'une syphilis congénitale et héréditaire ou d'une syphilis acquise pendant les premières semaines ou les premiers mois de la vie, sans même que les parents fussent nécessairement atteints de la maladie. A ce propos, je citai trois cas, où les enfants avaient été certainement contaminés après leur naissance par leurs parents ou par des étrangers.

1. Bull, de la Société de chirurgie. IV0 série, t. VII, p. «J70.

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