Bull. Soc. chir., 1" série, t. II, p
2. Annales des mal. de la peau et de la syph., t. III, 1851, p. 162.
3. Voy. Grisolle, Des diatheses, 1851. — Bamberger, Des dyscrasies, Strasbourg, 1853. — Baumes, Précis théorique etpratique des diatheses, Lyon, 1853.
■4. Racle, Des diatheses, 1857, p. 52.
est-il que l'opinion de Lagneau et de Ricord trouva encore un adepte.
« La vérole constitutionnelle, dit Drakaky1, n'empêche pas la réunion immédiate, et nous avons vu des individus affectés de syphilis guérir avec autant de facilité que des sujets sains. »
Quelques documents avaient aussi été publiés sur ce sujet en Allemagne.
H. Hôlder2 s'exprime en ces termes : « Lorsque la peau, les muqueuses, les os et en général tous les organes que le syphilis attaque de préférence, sont atteints par une autre affection, le virus syphilitique se manifeste de préférence dans ces mêmes endroits. Les plaies, les excoriations, les panaris, surtout les plaies suppurantes s'aggravent d'une façon manifeste, les maladies des os empirent, de simples contusions peuvent donner lieu à des exostoses. Dans les maladies du tube digestif, le virus syphilitique se localise et se manifeste souvent dans la bouche, dans le nez et à l'anus. »
Le professeur Lceffler 3 pense que les dyscrasies chroniques, comme la syphilis constitutionnelle, la tuberculose, etc., n'ont presque pas d'influence sur la guérison des plaies par armes à feu; les marches forcées, les soins insuffisants sont des causes qui influent bien plus sur la marche des plaies.
Stromeyer4 dit : « Les maladies constitutionnelles influent sur la marche des plaies de guerre de différentes manières ; si le processus de cicatrisation évolue sans trop de symptômes de réaction, la maladie constitutionnelle ne se manifeste qu'après la cicatrisation de la plaie. J'ai vu des hommes atteints de syphilis constitutionnelle guérir de leurs plaies comme des individus sains, et les symptômes syphilitiques se manifester après la guérison. »
En résumé, nous voyons qu'en 1861 on n'a encore publié que peu d'observations, et qu'on n'est pas d'accord sur la question de savoir si la syphilis exerce, oui ou non, une influence quelconque sur les lésions traumatiques. Mais l'éveil était donné.
A partir de 1863 paraissent plusieurs travaux, peu volumineux à la vérité, mais qui tous contiennent des observations. Les premiers ont été provoqués par la note suivante, insérée par M. Verneuil dans la Gazette hebdomadaire (1863, p. 134). A propos de l'obser-