‹ Mémoires de chirurgie (volume 4)Chapitre 78 sur 192 · Kriegschirurgie, Erlangen, 1868, p. 422. — D., p · texte numérisé non relu

Kriegschirurgie, Erlangen, 1868, p. 422. — D., p

5. Kriegschir., Erfahr. vor Metz,, I Theil, Erlangen 1872, p. 62. — D.

6. Aerztlische Intell igenzblatt, 1870, n° 49. Centralblatt fur medic. Wissenschaft, 1871, p. 61, et Arch. gèn. de méd., 1872, 6° série, t. XIX, p. 335.

7. Orund^ïïge der allg. Kriegschirurgie, Leipzig, 1871, p. 908. — D., p. 651 .

n'exerce aucune influence sur les plaies; parmi les officiers blessés on en trouve souvent qui sont affectés de bubons et de chancres; ils cachent d'habitude ces accidents et ne les déclarent très souvent qu'après la guérison complète de leurs blessures. Même les grandes plaies d'amputation guérissent sans accident.

Quant à l'influence de la syphilis secondaire, elle est incontestable, mais elle ne se déclare que dans certaines conditions inconnues. Dans bien des cas les plaies guérissent même chez des malades atteints de syphilides, dans d'autres cas des plaies même superficielles sont, arrêtées dans leur cicatrisation, les granulations s'exulcèrent, se recouvrent d'un enduit blanc jaunâtre; la sécrétion purulente diminue, la plaie devient douloureuse, les bords en sont infiltrés et livides. Cet accident est-il dû à la syphilis, à une scrofule concomitante ou au traitement mercuriel? Je ne puis me prononcer sur ce point; mais certainement une de ces trois causes doit agir. J'ai vu très souvent des plaies s'améliorer rapidement à la suite d'un traitement par l'iodure de potassium et la salsepareille; par contre, chaque fois que j'ai appris que les malades avaient pris du mercure, j'ai cherché à combattre la dyscrasie mercurielle.

Quelques observateurs ont soutenu que les plaies chez les syphilitiques et les scrofuleux avaient moins de chance de pyohémie et je suis assez de leur avis tant que les conditions hygiéniques de l'hôpital ne sont pas mauvaises, car lorsque la pyohémie sévit sur une vaste échelle dans un hôpital, on ne peut guère compter sur la nature de la plaie. »

Bernard Beck admet l'influence de la syphilis sur la marche des plaies, mais comme pour les autres états débilitants, et sans se prononcer sur la nature de cette influence. 1

» Une complication qui n'est pas rare, dit Heyfelder 2, et dont la production n'a aucun rapport avec la blessure, mais bien avec la guerre elle-même, est la syphilis. La guerre favorise l'apparition sur une grande échelle d'accidents primitifs et fait que le traitement en est négligé; d'un autre côté les fatigues, les privations, l'influence du froid, les erreurs du régime favorisent, en campagne, le développement des accidents secondaires.

Nous ne prétendons pas dire que les blessures chez les syphilitiques subissent des altérations spécifiques. La réunion immédiate n'est même pas impossible chez eux. Mais il arrive souvent, surtout quand il s'agit de plaie en suppuration, que la lésion soit modifiée.

1. Chirurgie des SchussverleUungen, Frib. I Br. 1873, p. 263. — D., p. 652.

2. 0. Heyfelder. Manuel de chir. de guerre. Trad, Rapp. 1875, p. 195.

Dans le cours d'un traitement conduit selon toutes les règles, chez des individus en apparence bien portants, on observe un arrêt dans la marche vers la guérison ; parfois aussi on voit survenir un changement de coloration de la plaie, puis on constate une altération de la sécrétion, le renversement des bords, des dépôts couenneux étendus sur toute la surface de la plaie, qui finit par prendre l'apparence d'un ulcère syphilitique.

A Neuwied, chez un blessé français, j'observai une large plaie en sillon peu profonde, siégeant sur le thorax, et qui avait pris tout à fait le caractère d'un ulcère syphilitique, tandis qu'une seconde plaie au tibia ne présenta aucune altération visible.

Gliez un officier russe, atteint de varioloïde pendant qu'il était en puissance de syphilis secondaire, 45 pustules en suppuration se transformèrent en autant d'ulcères syphilitiques.

Souvent apparaît autour de la plaie une éruption caractéristique, laquelle, jointe à d'autres groupes de symptômes : angine, corona veneris, végétations, douleurs osseuses, adénopathie, complète le tableau de la syphilis secondaire. Quand on néglige cette complication, elle ne fait que s'étendre, tandis que la guérison des plaies et la consolidation des fractures ne font aucun progrès. Quand on a recours à un traitement hydrargyrique énergique, on voit, au début de l'action thérapeutique, les produits de sécrétion devenir plus liquides, et les cicatrisations récentes se résoudre. Quand l'état général et la constitution du malade l'exigent, on interrompt le traitement antisyphilitique et l'on agit par les toniques. L'objectif du traitement doit consister à écarter avant tout la complication, sauf à guérir la blessure plus tard; cela peut être très long et ne réussir qu'imparfaitement. »

En France, on n'était pas resté inactif.

En 1867, au Congrès médical international, M. Verneuil souleva de nouveau la question de l'influence des diathèses sur les lésions traumatiques; il la reprit quatre ans plus tard, dans son travail sur l'adénopathie tertiaire1, où il consacre un chapitre à l'examen des rapports réciproques de la syphilis et des lésions traumatiques.

L'année suivante, il attribua encore à l'altération du sang les manifestations diathésiques qui se montrent à la suite des lésions traumatiques légères chez des sujets syphilitiques ou scrofuleux2. De plus il me chargea, dès 1869, de prendre l'observation de plusieurs blessés syphilitiques alors dans son service. Chaque année,

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