‹ Mémoires de chirurgie (volume 4)Chapitre 85 sur 192 · Cazenave, Traité des syphilis, p · texte numérisé non relu

Cazenave, Traité des syphilis, p

2. Merkel, Influence de la syphilis sur les plaies (Arch. yen, de méd., 1872, 6« série, t. XIX, p. 385).

§ 3.» Plaies qui s'ulcèrent et ne présentent aucune tendance à la cicatrisation.

Dans les quatre observations qui suivent, l'ulcération consécutive à la plaie, sans avoir bien nettement l'aspect spécifique, n'offrit néanmoins aucune tendance à la guérison.

Comme dans les cas précédents, tantôt les malades avaient des manifestations syphilitiques au moment de la blessure, tantôt la syphilis était latente. Nous avons réuni dans un paragraphe particulier les cas dans lesquels l'ulcération avait eu pour point de départ l'ouverture d'une gomme, ouverture faite en général par suite d'une erreur de diagnostic d'autant plus explicable que la syphilis, d'ailleurs niée par le malade, était latente au moment de l'opération.

Dans tous les cas, sauf ceux de Pelletan, où les malades n'ont été qu'améliorés, le traitement spécifique a été suivi de la guérison des manifestations syphilitiques.

A. — Observations dans lesquelles le malade avait des manifestations syphilitiques au moment de la blessure.

Obs. XXIII1. — M. J. P..., vingt-sept ans; en 1858, chancres suivis d'accidents constitutionnels (taches cuivrées, plaques muqueuses dans la bouche, maux de gorge, etc.). Sous l'influence d'un traitement mercuriel régulièrement suivi et longtemps continué, ces accidents disparurent. Au mois d'août 1862, tubercules cutanés en divers points du corps; au talon gauche, petite ampoule résultant de la pression d'un soulier mal fait et suivie d'un ulcère douloureux, qui à plusieurs reprises s'enflamma, se recouvrit de fausses membranes, et s'entoura de larges vésicules. Pendant près d'un mois les cataplasmes, le cérat, Je vin aromatique, le diachylon, divers onguents, etc., quoique aidés d'un repos à peu près absolu, restèrent complètement inefficaces; l'ulcère allait un peu mieux pendant un jour ou deux, puis sans cause connue les accidents reparaissaient.

Le 4 octobre, traitement iodé; amélioration tellement rapide que le 12, c'est-à-dire huit jours après le début du traitement, la cicatrisation était complète et définitive.

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