‹ Mémoires de chirurgie (volume 4)Chapitre 98 sur 192 · Verneuil, Bull, de la Soc. anal., novembre 187-i, p · texte numérisé non relu

Verneuil, Bull, de la Soc. anal., novembre 187-i, p

atteinte pendant le cours du traitement de gangrène spontanée de la jambe droite. Mort au sixième jour.

« Est-ce l'effet de la syphilis elle-même, se demande l'auteur. Cette opinion, vers laquelle je penche, ne peut être fixée que par des faits. Plus tard d'autres observations viendront peut-être se grouper autour de celle-ci, pour éclairer cette question aujourd'hui si douteuse *'. »

Dans l'observation suivante la gangrène, après avoir déterminé une éruption syphilitique, ne céda elle-même qu'au traitement spécifique 2.

Obs. LX1X. — X..., ouvrier teinturier, âgé de quarante-deux ans, dont la constitution avait été ruinée par des excès de tout genre, est obligé d'effectuer des travaux dont il n'a pas l'habitude; sa jambe droite rougit et se tuméfie, par suite de fatigue et peut-être de traumatisme. Cinq jours après, il s'était formé au centre un point noir. Trois semaines plus tard, eschare dure et sèche, grande comme une pièce de cinq francs, qui au bout de quatre jours se ramollit; on la détache; le fond grisâtre, infiltré, exhale une odeur de gangrène.

La gangrène s'étend, on applique le cautère actuel; face du tibia à nu dans l'étendue de plus d'un pouce dans tous les sens. Les progrès de la gangrène continuèrent, et alors apparurent sur diverses parties du corps des éruptions syphilitiques bien tranchées.

On remonte aux antécédents et, sous l'influence d'un traitement spécifique, un amendement notable s'opère dans l'affection gangréneuse^ qui cesse de se produire et offre une tendance manifeste à la cicatrisation.

Sans pouvoir dire au juste ce qu'il faut attribuer à la syphilis dans les accidents survenus aux opérés des observations suivantes, nous croyons néanmoins devoir les consigner ici 3.

1. Cazenave, Annales des maladies de la peau et de la syphilis, 1. 1% p. 27.

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