‹ Mémoires de chirurgieChapitre 103 sur 209 · Ccutenot, Gaz. des hôp., 1865, p · texte numérisé non relu

Ccutenot, Gaz. des hôp., 1865, p

2. M. Broca a fait, au sujet de la production rapide des eschares au sacrum chez les alcooliques, une leçon clinique qui a été résumée dans la Gaz. des hôp. 1878, p. 99. Il y fait allusion au premier des malades dont l'observation a été rapportée par MM. Lemoine etFestal.

4° Examiner tous les jours, dès le début de la maladie, les parties du corps soumises à la pression, telles que le sacrum, les grands trochant.ers, les talons, la face interne des genoux, les coudes et les omoplates ;

5° Empêcher les alcooliques de rester constamment couchés dans la même position et, si on le peut, les tenir levés le plus possible.

De son côté, M. Festal indique qu'il existe des différences dans la gravité du délire nerveux, suivant retendue et l'ancienneté des lésions cérébrales.

A la période des congestions, il n'est très grave que s'il revêt la forme suraiguë ou s'il entraîne des complications du côté de la blessure.

A la période de sclérose, il peut déterminer une mort prompte en rendant aiguës des affections qui n'existaient qu'à l'état latent (néphrite et cirrhose hépatique). La marche des phénomènes de réparation sera déjà retardée.

A la période de stéatose, il peut guérir et être suivi du délire par atonie cérébrale, lequel sera précédé des signes d'une dénutrition générale (amaigrissement rapide, eschares précoces, lenteur de la réparation, état adynamique). Le malade sera en butte à tous les accidents qui menacent un organisme impuissant à se régénérer.

A toutes les périodes, le traumatisme entraînera presque toujours une terminaison fatale lorsqu'il aura atteint violemment la boîle crânienne.

Dans ma communication à l'Académie (voy. p. 250) j'avais signalé la rapidité avec laquelle l'intestin hernie se sphacèle chez les alcooliques dès qu'il est étranglé — Kronlein a cité un cas analogue.

Obs. V. — Chez un alcoolique atteint d'étranglement herniaire l'intestin était gangrené au bout de 36 heures, et la mort survenait au 3e jour sans péritonite l.

M. le Dr Gillette a rapporté plusieurs cas intéressants de sphacèle des plaies chez des soldats de la Commune, et il attribue cette complication à l'abus des boissons alcooliques auquel se livraient les Fédérés.

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