Nom. Dict. deméd. et de dur. prat., t. XXVII, p
occupe ne reconnaît pas d'autre origine appréciable que l'influence alcoolique. Cette influence avait vivement frappé Ricord qui, comme on le sait, qualifiait le chancre des ivrognes du nom de chancre œno-phagédénique.
L'alcool exerce un retentissement analogue sur les ulcérations consécutives de la syphilis. C'est là un fait dont témoignent plusieurs de mes observations particulières et sur lequel le Dr A. Renault a eu le mérite d'insister dans ces derniers temps. »
On trouvera d'ailleurs quelques-uns de ces faits dans la thèse d'un élève de M.Fournier, le Dr A. Pichard, Du phagédénisme tertiaire, Paris, 1879, p. 59,78,85.
Si les traumatismes sont si graves chez les alcooliques simples, à plus forte raison doit-il en être de même lorsque la syph lis se joint à l'alcoolisme pour débiliter les patients. Nous en avons déjà cité un exemple à la page 178, et un autre, un peu douteux il est vrai à la page 339 (obs. XV). M. Stutel en a rapporté un autre dont voici le résumé :
Alcoolo-syphilitique; fracture de jambe par éclat d'obus. Amputation au tiers supérieur. Délire ensuite; puis rétention d'urine, mauvais aspect de la plaie. Au douzième jour, ictère, hébétude; au dixseptième, œdème des extrémités; au dix-neuvième, sphacèle du moignon. Délire violent, mort au vingt et unième jour.
« Chez les malheureux, dit encore le même auteur, qui apportaient à l'ambulance quelque vieille syphilis constitutionnelle compliquée d'une véritable cachexie alcoolique,... nous avons toujours échoué, surtout quand le traumatisme était grave, étendu l. »
Des blessures même très légères n'ont pas été exemptes d'accidents lorsque ce concours d'affections fâcheuses s'est rencontré.
Chez un alcoolo-syphilitique auquel on fit des injections souscutanées d'une préparation mercurielle, il survint au niveau des piqûres une irritation qui se traduisit en certains points par de petites gangrènes circonscrites ; celles-ci, à la vérité, guérirent d'elles-mêmes2.
Rage. — Nous ne connaissons aucun travail sur les rapports de la rage et de l'alcoolisme, et nous aurions passé ce p)int sous silence si nous n'avions eu connaissance d'une observation de ce genre publiée par M. Simonin.
Il s'agit d'un homme de vingt-neuf ans, adonné aux boissons alcoo-