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Ouvrage cité, page

Plusieurs médecins militaires, qui ont eu occasion de donner leurs soins a des blessés, dans des contrées marécageuses (Mexique, Cochinchine), ont fait les mêmes remarques.

M. Leroy, chirurgien en chef de l'hôpital Saint-Martin, ayant exercé à l'hôpital militaire, à Rome, disait avoir observé, ainsi que plusieurs de ses confrères, que la fièvre intermittente frappait de préférence les soldats affectés de lésions traumatiques *.

Dans les observations suivantes, onvoit clairement le traumatisme occasionner la fièvre d'accès.

Obs. III2. — D..., sergent, entre à l'hôpital le 31 octobre 1864. pour une balanite datant de quinze jours. Gland et prépuce tuméfiés, mucus purulent entre leurs surfaces. — Injection d'une solution de nitrate d'argent, bains de siège.

8 novembre. On veut interposer une poudre inerte entre les surfaces malades et on essaie de tirer le prépuce derrière le gland. Vives douleurs, quoique les efforts soient peu considérables.

Prépuce pcîle et mou, légèrement déchiré. Dans l'après-midi, accès de fièvre avec les trois stades bien marqués et qui dure plusieurs heures.

Le 9, on donne 45 grammes de sulfate de magnésie : accès plus intense que la veille. Le 10, l gramme de quinine; accès moindre. Le 11, même médicament, accès presque nul. Le 12, plus d'accès. La fièvre ne se montre plus pendant un mois que le malade passe encore à l'hôpital pour divers accidents vénériens.

Obs. IV 3. — Roman, cavalier aux chasseurs d'Afrique, entre à l'hôpital du Dey pour une inflammation chronique du cubitus. Depuis plus de dix mois, il n'avait jamais eu de fièvre, lorsque, le 4 décembre 1864, on lui applique un vésicatoire sur l'avantbras. Le lendemain, au pansement, douleurs vives. Six heures après, frisson violent qui se prolonge plusieurs heures, puis réaction,

1. Cette assertion vient à l'appui d'une proposition que je crois fermement être vraie, bien qu'elle ne soit pas encore suffisamment démontrée par les faits, à savoir qu'en temps d'épidémie ou en cas d'endémie, le traumatisme devient cause prédisposante, facilite l'invasion du mal, en un mot augmente la réceptivité du blessé pour les influences morbides régnant dans le milieu qu'il occupe. A. V.

2. Cocud, Des complications que la diathèse paludéenne peut apporter aux lésions traumatiques — in Recueil de mémoires de médecine, de chirurgie et de pharmacie militaires, 1863, t. XVIII, p. 15.

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