Cocud. Mémoire cité, p
chaleur et sueur. Le lendemain matin, il ne reste que de la céphalalgie et de la rachialgie. A Irois heures du soir, nouvel accès, qui se prolonge jusqu'à six heures. Le 6, nouvel accès.
Le 7, ainsi que les jours suivants, pas d'accès. Dix jours plus tard, le 17 décembre, nouveau vésicatoire. A peine l'application duret-elle depuis une ou deux heures, qu'un nouvel accès de fièvre survient et dure toute la journée.
Le 18 au matin, état saburral; 45 grammes de sulfate de magnésie. Les jours suivants, accès légers qui reviennent tous les jours. Le 30, un gramme de sulfate de quinine. 11 n'y a pas d'accès. Le 31, nouvelle dose ; les accès ne reviennent plus.
Le vésicatoire a évidemment provoqué dans ce cas les accès fébriles. La première fois, la fièvre a disparu quand la douleur a cessé de se faire sentir, la seconde elle a persisté après la guérison du vésicatoire et n'a cédé qu'au sulfate de quinine.
Obs. V. — Un homme atteint d'hémorrhoïdes volumineuses fut opéré par Delpech. Tamponnement du rectum. Dès le troisième jour, accidents locaux et généraux, on supprime le tamponnement et on institue un traitement antiphlogisfique.
Malgré tout, le cinquième jour, à cinq heures du matin, frisson violent, qui dure deux heures; chaleur, sueurs. Le sixième jour, le malade est calme, à cinq heures du matin, mais, vers onze heures, nouveau frisson plus intense et plus long que le premier : délire , chaleur, sueurs, syncope, état très grave. A trois heures du matin, le calme est rétabli. Il s'agissait évidemment d'une fièvre pernicieuse. Bien que le malade ait eu, dès le début, des phénomènes inflammatoires, ce n'est point de ce côté qu'était le danger. On donne douze grains de sulfate de quinine.
A une heure après midi, accès, mais frisson léger et chaleur douce. Dans la nuit, sulfate de quinine. Le septième jour, l'accès manque totalement. On continue le sulfate de quinine pendant plusieurs jours; plus d'accès. Guérison1.
Obs. VI. — En mai 1864, une domestique s'ouvre, avec un fragment de bouteille, l'artère radiale gauche au devant du poignet. Hémorrhagie abondante. Ligature du bout supérieur, le bout inférieur n'est pas trouvé. La santé ne revient pas; la malade est prise, pendant les premiers jours qui suivent l'accident, de frissons re-