‹ Mémoires de chirurgieChapitre 115 sur 209 · Delpech. Loc. cit., t. 1, p · texte numérisé non relu

Delpech. Loc. cit., t. 1, p

venant à heure fixe, à peu près tous les jours et suivis de chaleur. Duboué voit la malade vers le douzième jour; il y a encore de la lièvre, la rate est sensible, mais ne paraît pas augmentée de volume. Vingt ans auparavant la malade avait souffert de fièvres quartes assez rebelles. On donne le sulfate de quinine, la fièvre disparaît, la santé revient l.

Obs. VII. — Homme de quarante ans, atteint de fracture compliquée de la jambe gauche. Résection, immobilisation dans une gouttière. Une semaine après, névralgie faciale. L'appétit se perd, la névralgie persiste, quoique offrant quelques rémissions sans périodicité; apyrexie.

On donne trois doses de sulfate de quinine de 75 centigrammes. Le troisième ou le quatrième jour de ce traitement, la névralgie disparaît, et fait place à un véritable accès de fièvre intermittente r lequel est suivi de deux autres, à type tierce bien marqué. Le traitetement est continué. La fièvre intermittente guérit d'abord et, plus tard, la fracture compliquée. Ici encore, le blessé avait eu dans sa jeunesse les fièvres périodiques 2.

Obs. VIII. — P... Pierre, maçon, vingt-sept ans, de la Creuse. Chute d'un toit; fractures et coutusions multiples; contusion de la rate. Pleurésie gauche. Accès de fièvre, avec frissons, chaleur, sueurs profuses. Elles cèdent au sulfate de quinine. Les autres lésions guérissent peu à peu 3.

Les faits qui précèdent démontrent suffisamment la liaison qui existe entre les fièvres intermittentes et les lésions traumatiques. Il n'en résulte pas que tous les accidents intermittents qui surviennent à la suite des blessures soient nécessairement de nature palustre, car on sait que les lésions du canal de l'urètre, par exemple, peuvent donner lieu à des accidents ayant une grande ressemblance avec la fièvre intermittente.

Page 1